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Réunion d'experts pour l'élaboration de directives conjoints
OIT/OMS sur les services de santé et le VIH/SIDA
Genève, 19-21 avril 2005
Le
BIT considère que l’accès aux soins de santé est un droit humain fondamental pour
tous et qu’il y a dans le monde plus de 35 millions de personnes qui fournissent
des soins de santé à des hommes, des femmes et des enfants. Toutefois, la prestation
de ces services reste problématique et l’allocation des ressources humaines, matérielles
et financières dans ce secteur souffre de lacunes importantes. L’accroissement
des coûts et les politiques d’ajustement structurel ont eu un impact négatif sur
l’emploi et les perspectives de carrière des personnels de santé. Par ailleurs,
les conditions de travail difficiles – stress, horaires chargés, travail posté,
violence – se traduisent par des taux de vacances d’emploi qui ne cessent d’augmenter
parmi ces catégories. La pandémie de VIH/SIDA constitue un facteur supplémentaire.
Selon l’OMS, l’impact du VIH/SIDA est d’autant plus fort que les systèmes de santé
sont faibles. Des systèmes qui, déjà, n’arrivent pas à faire face sont encore
affaiblis par la fonte des effectifs résultant des décès et incapacités dus au
SIDA. Le secteur des services de santé se distingue par le fait d’avoir une population
de travailleurs qui, parce qu’ils soignent des patients atteints du VIH/SIDA,
risquent eux-mêmes de contracter la maladie. S’ils en viennent à être infectés
à leur tour, ces travailleurs se heurtent aussi à la discrimination. Or, pour
freiner la propagation de la maladie et assister les personnes infectées, il faudrait
pouvoir disposer d’effectifs de soignants plus importants et bien formés. L’un
des principaux obstacles à la réussite du programme antirétroviral en Afrique
est la pénurie de personnel soignant disponible pour administrer les médicaments.
Il faut donc concevoir une approche spécifique pour répondre aux différentes séries
de problèmes que le VIH/SIDA pose au secteur des services de santé. Des politiques
claires et cohérentes doivent être élaborées en particulier dans les domaines
suivants: prévention du VIH/SIDA parmi les prestateurs de soins de santé; gestion
et atténuation de l’impact de la maladie dans le secteur des services de santé;
lutte contre la discrimination et la stigmatisation auxquelles se heurtent les
agents sanitaires séropositifs. Le secteur de la santé employant principalement
des femmes, dans une proportion pouvant aller jusqu’à 80 pour cent
de l’effectif total, ces directives traitent des préoccupations qui
leur sont propres.
Sur la base des informations réunies et des pratiques exemplaires,
élaboré en collaboration par le BIT et l’OMS, les directives
conjointes (pdf, 418k) ont été développées durant
une réunion tripartite de trois jours impliquant des experts du VIH/SIDA
et de la santé ainsi que des représentants des travailleurs, des
employeurs et des gouvernements. Ils ont apporté des solutions pratiques
et variées au sujet de la protection, de la formation, des contrôles,
des traitements, de la confidentialité, de la prévention, de la
minimisation des risques professionnels et au sujet des soins et du support au
personnel soignant. Les directives conjointes soulèvent également
le rôle essentiel du dialogue social entre les gouvernements, les employeurs
et les travailleurs en réunissant les défis posés par l'épidémie
de VIH/SIDA dans ce secteur.
Ces directives conjointes seront traduites, publiées dans
plusieurs langues et diffusées par le Bureau et l’OMS, parallèlement
à des activités de promotion du dialogue social et de la formation
visant à encourager leur mise en œuvre.
Pour plus d'information, veuillez vous addresser
à:
Mme Susan Maybud
Département des Activités Sectorielles
Bureau international du Travail (BIT)
4 route des Morillons
1211 GENEVE 22, Suisse
Tél: (+41.22) 799-7883
Fax: (+41.22) 799-796
maybud@ilo.org or sector@ilo.org
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