Genève, 10-14 avril 2000
| La Réunion paritaire sur la formation permanente au XXIe siècle: lévolution des rôles du personnel enseignant |
| Sétant réunie à Genève du 10 au 14 avril 2000 |
| Réaffirmant que l’accès pour tous à une éducation et à une formation de qualité est un droit fondamental, qu’il est essentiel pour la personne humaine et qu’il doit être garanti par l’Etat dans le cadre d’un service public; |
Notant que, malgré l’adoption de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant et de la Déclaration mondiale sur l’éducation pour tous (1990, Jomtien) qui vise à éliminer l’analphabétisme d’ici l’année 2000, plus de 125 millions d’enfants n’ont pas accès du tout à l’éducation et que près de 900 millions d’adultes et de jeunes de plus de 15 ans, en majorité des femmes et des jeunes filles, sont analphabètes;
Convaincue que cette situation constitue une injustice criante, un obstacle réel au développement économique et social des pays concernés et un facteur de risque pour la paix;
Prenant en considération la convention (nº 140) sur le congé-éducation payé, 1974, la convention (nº 142) sur la mise en valeur des ressources humaines, 1975, et les recommandations qui les accompagnent;
Prenant également en compte le douloureux problème du travail des enfants, la convention (nº 182) sur les pires formes de travail des enfants, 1999, et la convention (nº 138) sur l’âge minimum, 1973;
Ayant également à l’esprit la Déclaration de l’OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail et son suivi et les conclusions de la Réunion paritaire sur les conséquences de l’ajustement structurel pour le personnel de l’enseignement;
Prenant également en compte les décisions adoptées par le Sommet du G-8 à Cologne en 1999 sur l’annulation de la dette publique pour les pays les plus pauvres,
Adopte, ce quatorzième jour d’avril 2000, la résolution suivante*:
La Réunion paritaire sur la formation permanente au XXIè siècle: l’évolution des rôles du personnel enseignant invite le Conseil d’administration du Bureau international du Travail à:
1. appeler l’attention des Etats Membres de l’OIT sur l’importance de la discussion qui doit avoir lieu à l’occasion de la 88è session de la Conférence internationale du Travail de mai-juin 2000, au sujet du développement des ressources humaines et de la formation pour l’emploi;
2. demander au Directeur général, à l’occasion de ses différentes rencontres avec les autres agences internationales, et en particulier avec les institutions financières internationales, de recommander l’adoption de stratégies plus efficaces en vue d’encourager l’accès de tous à l’éducation et à la formation;
3. demander au Directeur général de tirer parti de l’organisation du Sommet mondial pour le développement social et au-delà: le développement social pour tous, à l’heure de la mondialisation, qui aura lieu lors de la session extraordinaire de l’Assemblée générale qui se tiendra à Genève à la fin du mois de juin 2000 et du Sommet du Millénaire des Nations Unies qui réunira de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement à New York le 5 septembre 2000, et demander que soit rappelée l’urgence d’une éducation et d’une formation de qualité pour tous;
4. demander aux gouvernements de ratifier les conventions qui constituent la base de la Déclaration de l’OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail et son suivi;
5. demander au Directeur général de porter une attention particulière aux résultats de la session extraordinaire de l’ONU: Beijing + 5, qui aura lieu à New York (5-9 juin 2000), et surtout à la partie concernant l’accès à l’éducation pour les jeunes filles, dans la perspective de l’accès pour tous à une éducation et à une formation de qualité;
6. demander au Directeur général de prendre toutes les initiatives appropriées, d’une part, pour que l’OIT puisse devenir un des partenaires du prochain Forum mondial sur l’éducation, convoqué par l’UNESCO, la Banque mondiale, le FNUAP, le PNUD et l’UNICEF, qui se tiendra du 26 au 28 avril 2000 à Dakar, et que, d’autre part, ce Forum soit l’occasion pour la communauté internationale d’affirmer sa volonté d’agir et de prendre des engagements concrets afin de permettre l’accès à l’éducation pour tous d’ici 2015.
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* Cette résolution n’a pas encore été examinée par le Conseil d’Administration du BIT en conformité avec les procédures en vigueur, et ne pourrait donc pas être considérée définitive.