![]() |
|
|
||||||
Gestion des affaires publiques & responsabilité sociale des entreprisesLes récents scandales ayant secoué certaines entreprises du secteur des services publics de distribution ont soulevé bon nombre de questions concernant les influences et la cupidité, qui affectent non seulement le secteur privé, mais aussi les institutions publiques. Si ces affaires ont jeté un éclairage sordide sur le secteur, précisons toutefois que les entreprises impliquées ne sont pas représentatives de l’ensemble du secteur. Il existe des exemples positifs de bonne gestion des affaires publiques et de responsabilité sociale des entreprises, et il convient de saluer les institutions concernées pour leurs performances. Les processus décisionnels et réglementaires peuvent être faussés par la cupidité et, partant, avoir un impact négatif sur les consommateurs. L’influence exercée sur le processus d’appel d’offres ou le prix du bien public mis en adjudication, ainsi que l’assouplissement de la réglementation sont des éléments propices à la corruption, qu’elle soit le fait de dirigeants d’entreprise ou de fonctionnaires gouvernementaux. Des exemples du monde entier ont montré que l’ouverture du secteur à la concurrence pouvait se solder par des tentatives de corruption et de manipulation des marchés. De plus en plus, les associations de consommateurs, les investisseurs, les travailleurs et la communauté internationale, avec en tête l’ONU et ses institutions spécialisées, lancent des appels aux entreprises et aux gouvernements afin que les premières fassent valoir leur responsabilité sociale et les seconds le bon fonctionnement de leurs institutions. Le bon fonctionnement de l’Etat et la responsabilité sociale des entreprises peuvent contribuer à offrir des stratégies et des initiatives visant à encourager et à mettre en œuvre les meilleures pratiques, et ils prouvent également qu’efficacité, rentabilité, rémunération et conditions de travail satisfaisantes ne sont pas incompatibles. Les entreprises multinationales sont toujours en plein essor, et il ne fait aucun doute qu’il est nécessaire de renforcer les institutions publiques, y compris le secteur public. Gouvernements et employeurs devraient promouvoir et appliquer les principes et les droits consacrés par la Déclaration de l’OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail. La Déclaration de principes tripartite sur les entreprises multinationales
et la politique sociale est un autre instrument pouvant servir à
mettre en œuvre les politiques et pratiques des mandants de l’OIT.
Elle montre que les entreprises peuvent rester compétitives tout
en tenant compte des droits et préoccupations de leurs salariés,
et elle est particulièrement pertinente pour le secteur des services,
qui se mondialise, puisqu’elle encourage la coopération entre
entreprises multinationales, gouvernements et organisations d'employeurs
et de travailleurs.
|
|||
Mise à jour par AV. Approuvée par ST/NJ. Dernière modification: 3 juin 2003.