Bonnes Pratiques dans
|
|
_____Emploi_____
Centre d’information
Cas de la Chine
Système statistique de projection
de l’emploi par profession
Cas des Etats-Unis
L’accès direct à l’information
des usagers du Service de l’emploi
Cas des Etats-Unis
Placement des chômeurs
Cas de la Chine (la Région administrative spéciale de Hong-kong)
Bilan de compétences
Cas de la France
Reconversion des travailleurs
Cas de la Chine
Dispositif de première alerte
Cas de l’Autriche
La promotion de l’esprit d’entreprise
Cas de la Pologne
La promotion de l’emploi dans les petites
et moyennes entreprises (PME)
Cas du Japon
(revisée en Septembre 2000)
Le
Programme de mise en concordance des demandes
et des offres d’emploi (Job Matching
Programme (JMP))
Le Programme de mise en concordance des demandes et des offres d’emploi (JMP) est une mesure de dynamisation de l’emploi prise par l’administration du travail de Hong-kong afin d’offrir aux chômeurs des services d’emploi généraux et complets - entrevue approfondie, conseils, mise en concordance active des demandes et des offres d’emploi et, si nécessaire, aiguillage vers une formation adaptée aux besoins du demandeur d’emploi.
Introduit en avril 1995 par le Service public de l’emploi (Public Employment Service (PES)), le JMP est offert dans le cadre d’une approche de fonctionnaire d’études de cas. Chaque personne qui demande à bénéficier du JMP est reçue par un placeur qui la suivra durant tout le processus de recherche d’un emploi jusqu’au moment où elle aura trouvé un nouvel emploi ou sera aguillée vers un cours de recyclage qu’elle devra suivre pour améliorer son «employabilité».
Le JMP s’est révélé une mesure efficace pour aider les chômeurs à trouver une activité rémunératrice, le taux de placement réussi à ce jour atteignant 60 pour cent.
Le Service d’emploi interactif
Le Service d’emploi interactif (Interactive Employment Service (IES)), qui utilise la technologie Internet la plus récente, a été introduit en mars 1999. Il tire profit de l’énorme banque de données informatisées créée et constamment mise à jour par le PES, laquelle réunit toutes les données sur les demandeurs d’emploi et les vacances de postes et utilise un moteur de recherche pour procéder à une mise en concordance automatique des demandes et des offres d’emploi.
Les employeurs et les demandeurs d’emploi peuvent accéder aux informations 24 heures sur 24, de leur domicile, de leur bureau et pratiquement de n’importe quelle partie du monde. Les usagers peuvent s’adresser aux personnes qu’ils souhaitent contacter soit directement soit par l’intermédiaire du PES.
L’IES accroît l’efficacité, l’efficience et la transparence du PES et remporte beaucoup de succès parmi les demandeurs d’emploi ayant un niveau d’éducation plus élevé. Au cours des 2,5 premiers mois, il a attiré 11 231 demandeurs d’emploi, qui ont trouvé 315 198 réponses pertinentes; ces personnes cherchaient surtout des postes de cadres, de professions libérales, de personnel spécialisé, technique et similaire, et de personnel de bureau.
Avec la crise financière asiatique, le taux de chômage à Hong-kong a atteint un niveau record de 6,3 pour cent de février à avril 1999. Au total, 216 000 personnes se sont trouvées sans emploi. Le nombre des vacances de postes est tombé de 47 200 durant le premier trimestre de 1997 à 25 350 durant le quatrième trimestre de 1998. Hong-kong n’avait jamais connu une situation aussi grave depuis plus de trois décennies. Une cellule de crise pour l’emploi de haut niveau, présidée par le ministre des Finances du gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong-kong, se réunit chaque mois depuis le milieu de 1998 afin de promouvoir l’emploi et superviser la situation de l’emploi. Le PES a dû travailler dans des conditions de pressions sans précédent pour innover et offrir des prestations appropriées.
La déclaration de mission du PES du Département du travail de Hong-kong a été mise à jour afin «d’offrir aux employeurs et aux demandeurs d’emploi un service de l’emploi adapté à la situation, orienté vers les usagers, efficace, d’un bon rapport coût-efficacité et afin de faire face aux besoins changeants du marché du travail». Cette mise à jour a été conçue en tenant compte des cinq critères fondamentaux suivants: service hautement spécialisé, dynamique, orienté vers les usagers et basé sur le partenariat et la participation.
Hong-kong a une économie de marché libre dynamique. En dépit de la récession, de nouvelles vacances de postes interviennent chaque jour. Les efforts déployés ont eu pour objet d’aider les employeurs et de leur permettre d’annoncer plus facilement les vacances de postes au PES; c’est pour cette raison qu’un Centre de traitement des vacances de postes (Job Vacancy Processing Center (JVPC)) a été mis à leur disposition en février 1999.
Le JVPC reçoit des centaines de vacances de postes par jour, par fax dans la plupart des cas. Les informations sont vérifiées puis introduites dans la banque de données informatisées dans les 24 heures, et mises à la disposition de tous les centres d’emploi. Le PES procède régulièrement à une analyse des niveaux de salaires des vacances de postes reçues et transmet ces informations à tous les placeurs. Ces derniers sont par conséquent plus à même de conseiller les employeurs quand les conditions offertes sont sensiblement inférieures aux taux du marché.
Avec l’augmentation du taux de chômage, les demandeurs d’emploi se sont adressés en nombre croissant aux centres d’emploi. Malgré la dotation en ressources de personnel supplémentaire, les demandeurs d’emploi n’ont parfois pas pu être reçus car les livres de rendez-vous étaient complets. On s’est par conséquent attaché à concevoir un système davantage orienté vers les usagers.
Le nouveau système, introduit en février 1999, permet à tout demandeur d’emploi qui n’a pas besoin d’un rendez-vous le jour même de s’annoncer à n’importe quel centre de l’emploi en indiquant sur un simple formulaire les renseignements personnels détaillés requis, ses qualifications et l’expérience de travail acquise par le passé. Les informations sont ensuite introduites dans la banque de données informatisées du PES. Le lendemain, le demandeur d’emploi peut appeler le Service de l’emploi par téléphone nouvellement créé. Le personnel peut mettre immédiatement un demandeur d’emploi en contact avec un employeur qui a une vacance de poste, procéder à une mise en concordance de l’offre et de la demande d’emploi et arranger une entrevue en vue d’un placement.
La conception d’un service davantage orienté vers les usagers implique l’offre d’un plus grand nombre d’options tant aux employeurs qu’aux demandeurs d’emploi. Depuis juin 1998, les employeurs ont la possibilité de faire connaître leurs vacances de postes pour recevoir directement des offres de demandeurs d’emploi. Cette innovation a été un grand pas en avant par rapport à l’approche traditionnelle protégeant l’anonymat des employeurs et faisant obligation à tous les demandeurs d’emploi de postuler par l’intermédiaire du PES. Le fait que les vacances de postes puissent être rendues publiques permet de simplifier les démarches et d’accélérer le processus de recrutement. Cette manière de procéder remporte de plus en plus de succès tant parmi les employeurs que parmi les demandeurs d’emploi. En moins d’une année, la proportion des employeurs qui ont décidé d’annoncer publiquement leurs vacances de postes est passée de quelque 30 pour cent à plus de 50 pour cent.
Les vacances de postes les plus récentes sont affichées dans les centres de l’emploi et il est possible d’en prendre connaissance sur le réseau Internet. Les demandeurs d’emploi peuvent voir les vacances sur l’écran et faire leur propre sélection. Ils peuvent répondre aux employeurs ayant des vacances de postes soit directement, dans les cas où ces vacances sont rendues publiques, soit par l’intermédiaire d’un placeur du centre d’emploi. Le libre-service et le semi libre-service sont rapides et efficaces.
Avec la mise en œuvre du JMP, un service plus intensif et personnalisé a été offert aux demandeurs d’emploi qui se heurtaient à des problèmes plus graves dans leur recherche d’un emploi. Le JMP a été introduit en avril 1995 à un moment où le taux de chômage avait atteint 2,8 pour cent et où 50 000 postes vacants n’étaient pas encore pourvus sur le marché du travail alors que beaucoup de demandeurs d’emploi n’étaient pas en mesure de trouver du travail par leurs propres moyens. Cette anomalie a remis en question l’hypothèse acceptée jusque-là selon laquelle les demandeurs d’emploi devraient être en mesure de trouver du travail eux-mêmes tant qu’il y avait suffisamment de vacances disponibles sur le marché.
Le JMP englobe l’orientation en matière d’emploi, la mise en concordance des demandes et des offres d’emploi, l’arrangement d’entrevues à des fins de placement et, en cas de besoin, l’aiguillage vers des cours de recyclage financés par le Fonds pour le recyclage des employés (Employees Retraining Board (ERB)). Le taux de succès du JMP est plus élevé que celui du libre-service. Néanmoins, comme les demandeurs d’emploi doivent obtenir leur rendez-vous quelques jours à l’avance, la plupart ont tendance à opter pour la voie plus rapide du libre-service ou semi libre-service, le JMP constituant une solution de repli.
Le succès croissant du JMP et la très forte demande à laquelle les ressources en personnel devaient faire face ont conduit à instaurer, vers le milieu de 1999, une réunion d’information générale et un atelier auxquels les demandeurs d’emploi doivent assister avant d’avoir un entretien individuel et avant d’être présentés en vue d’une entrevue avec un employeur. Le système du JMP est régulièrement réexaminé et révisé en tenant compte des expériences pratiques et des informations en retour communiquées par les usagers.
L’aiguillage vers des possibilités de recyclage est une alternative pour les demandeurs d’emploi qui sont recensés au cours de la réunion d’information générale et de l’atelier et qui ne sont pas totalement prêts pour un placement immédiat ou qui auraient de meilleures chances de trouver un emploi correspondant à leur choix de carrière préféré en suivant un cours de recyclage. Après avoir décelé les besoins de recyclage des personnes qui demandent à bénéficier du JMP, les placeurs les aiguillent vers des entités de formation afin qu’elles y suivent des cours de recyclage. Des accords permanents ont été conclus aux termes desquels les entités de formation du ERB accordent la priorité aux personnes qui ont demandé à bénéficier du JMP et qui ont besoin de suivre des cours de recyclage à plein temps. La plupart des personnes parviennent à trouver un emploi rémunérateur après leur recyclage avec l’aide du service de placement des entités de formation ou du JMP.
Des réunions d’accueil et de mise au courant sont organisées régulièrement dans le cadre du JMP pour les principales catégories professionnelles, par exemple pour les cadres, spécialistes, techniciens, membres des professions libérales, pour les personnels de bureau, de services, pour la construction, pour la gestion immobilière, ou pour des emplois requérant très peu de qualifications. Les réunions ont lieu au centre d’emploi et sont dirigées par des placeurs expérimentés. Au moment de leur inscription, les participants doivent fournir des renseignements personnels: niveau d’instruction, expérience professionnelle, type d’emploi préféré, aspirations salariales. Un profil est préparé pour chaque participant afin que l’instructeur puisse étudier les problèmes rencontrés par les demandeurs d’emploi et attirer leur attention sur les possibilités les plus récentes offertes par le marché du travail et susceptibles de les intéresser. Les réunions d’accueil et de mise au courant portent sur les informations les plus récentes en ce qui concerne le marché, les exigences pour les emplois disponibles, les niveaux de salaires, les conditions de travail, les perspectives de carrière et les possibilités de recyclage. Elles portent également sur les qualifications de base nécessaires pour la recherche d’un emploi: autoanalyse, positionnement personnel par rapport au marché, connaissances requises pour travailler avec un logiciel de gestion de réseau, aptitudes pour les entrevues avec des employeurs en vue d’obtenir un emploi, possibilités de bénéficier de services de l’emploi publics et privés, de cours de recyclage, d’apprendre à combler l’écart entre des aspirations subjectives et les réalités du marché en réunissant et en interprétant systématiquement les informations sur le marché.
Après la réunion d’accueil et de mise au courant, les participants doivent prendre part à un atelier. Ils sont répartis en petits groupes. L’atelier est centré sur la recherche d’un emploi, l’adaptation au marché et les aptitudes nécessaires pour les entrevues. Les membres d’un groupe échangent les expériences qu’ils ont faites dernièrement dans le cadre de leurs recherches d’emploi, ils parlent des problèmes auxquels ils se sont heurtés, on s’efforce de trouver les erreurs commises, la façon dont il est possible de faire mieux. Ils apprennent également à analyser la tendance du marché pour un type d’emploi particulier en se basant sur les offres d’emploi publiées dans un journal grand public. Les informations objectives sur le marché sont utilisées pour une étude de cas en vue d’adapter les aspirations salariales du demandeur d’emploi et des problèmes pratiques, tels la façon de «joindre les deux bouts», sont abordés. Plus d’un placeur intervient au cours de l’atelier, en tant que directeur d’études. Les directeurs d’études prennent note de la prestation de chaque participant au cours de l’atelier, points forts et points faibles décelés, et établissent un autre profil.
Les participants sont ensuite répartis en trois catégories en fonction de leur prestation et du niveau de motivation perçu pour la recherche d’un emploi: ceux qui sont prêts, ceux qui ne sont pas vraiment prêts et ceux qui ont encore besoin d’une assistance personnelle.
En ayant eu l’occasion d’observer les prestations de chaque demandeur d’emploi durant l’atelier, le placeur est mieux à même de sélectionner dans la banque de données les vacances de postes susceptibles de convenir. Pour les participants du groupe de «ceux qui sont prêts», le placeur continuera à arranger des entrevues pour un placement du demandeur d’emploi jusqu’au moment où ce dernier aura trouvé un emploi. Pour les participants du groupe de ceux qui «ne sont pas encore vraiment prêts», il arrangera encore un ou deux entretiens, si l’intéressé le souhaite, pour un placement à des postes requérant des qualifications peu élevées. Mais il leur conseillera de tirer profit des possibilités de recyclage qui leur sont offertes. Pour les participants du groupe qui ont encore besoin d’assistance, le placeur ouvrira un dossier d’étude de cas pour chaque demandeur d’emploi et leur offrira des conseils individuels intensifs et un service de mise en concordance des demandes et des offres d’emploi jusqu’au moment où l’intéressé aura trouvé un emploi.
Une équipe spécialisée, affectée au Programme de promotion et d’information sur l’emploi, se charge de la promotion du PES, y compris du JMP. L’équipe mène de front plusieurs activités de publicité et de promotion pour faire connaître le programme aux demandeurs d’emploi et aux employeurs. Parmi ces activités figurent notamment les bourses de l’emploi, l’organisation d’expositions, de réunions d’information et de séminaires de recrutement, la publication de brochures et de dépliants ou de fiches d’information. Des séminaires d’information sont organisés pour que les employeurs puissent y rencontrer personnellement les demandeurs d’emploi et leur parler des postes vacants existant dans leurs établissements. Des groupes de discussions thématiques ont été introduits au milieu de 1999 pour améliorer la communication avec les principaux usagers finaux du PES et pour connaître leurs points de vue sur l’évolution future du PES. Les réponses des usagers finaux sont particulièrement encourageantes. L’équipe présente également en détail le PES aux associations d’employeurs, aux chefs du personnel et des ressources humaines au cours de réunions d’information et de séminaires plus importants. Ces activités de promotion sont très importantes pour s’assurer que les employeurs, les demandeurs d’emploi et le public apportent leur appui au programme.
A Hong-kong, l’agence gouvernementale chargée de l’élaboration de la politique de l’emploi est le Bureau de l’éducation et de la main-d’œuvre (Education and Manpower Bureau (EMB)). Pour ce qui est de l’élaboration de la politique, l’EMB doit définir, mettre au point et réévaluer les politiques, les programmes et la législation relatifs à l’emploi - y compris la planification en matière de main-d’œuvre, la formation et le recyclage, les plans d’importation de main-d’œuvre, les relations professionnelles, les droits et les avantages sociaux des employés, la santé et la sécurité au travail. L’EMB est politiquement responsable des services fournis par les agences de son ressort, parmi lesquelles se trouvent le Département du travail. L’offre de services de l’emploi publics est un des quatre domaines de programmes du Département du Travail. L’EMB dirige directement la politique du PES, ce dernier assumant la responsabilité des prestations et de la mise en œuvre des politiques de l’emploi devant l’EMB.
Le PES est du ressort de l’un des Commissaires adjoints, qui est notamment chargé d’élaborer des politiques pour les divers types de services d’emploi offerts. Il se compose essentiellement de deux divisions, à savoir la Division des services de l’emploi (Employment Service Division (ESD)), qui offre un service de l’emploi aux demandeurs d’emploi aptes au travail, et la Division de placement sélectif (Selective Placement Division (SPD)), qui offre un service de l’emploi spécialisé aux demandeurs d’emploi handicapés.
La Division des services de l’emploi est le principal fournisseur de services de l’emploi publics à Hong-kong. Des services de placement gratuits sont offerts aux demandeurs d’emploi grâce à un réseau de neuf centres de l’emploi relevant du Service local de l’emploi (Local Employment Service (LES)). Cette division offre une assistance de recrutement gratuite aux employeurs et des services de l’emploi aux demandeurs d’emploi aptes au travail. En tant que principal fournisseur de services de l’emploi, cette Division s’est occupée de quelque 190 000 demandeurs d’emploi en 1998.
La SPD est le principal service de l’emploi public pour les demandeurs d’emploi handicapés. Un service individuel de conseils, de placement et de suivi est offert à chaque demandeur d’emploi. Les prestations, qui sont plus intensives que celles du JMP en ce qui concerne le temps accordé et l’attention apportée à chaque demandeur d’emploi, sont gratuites. La division travaille en étroite collaboration avec l’ERB et les organisations non gouvernementales qui offrent des services spécialisés aux personnes handicapées. Cette division s’est occupée de 3 598 demandeurs d’emploi et 1 455 d’entre eux ont pu être placés avec succès sur le marché du travail libre.
Le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong-kong a pour politique de demander que les agences du gouvernement précisent et fassent connaître publiquement les prestations qu’elles s’engagent à offrir afin que le public puisse superviser leur qualité de service. A l’égard des demandeurs d’emploi aptes au travail, les prestations requises sont les suivantes:
A l’égard des demandeurs d’emploi handicapés, le service de l’emploi s’engage à offrir les prestations suivantes:
Les cadres supérieurs des PES sont tous des fonctionnaires gouvernementaux qui ont reçu au cours de leur carrière une formation d’administrateur des services du travail. Ayant été appelés à s’occuper d’un large éventail de questions d’administration du travail, ces fonctionnaires ont par conséquent une très bonne expérience des relations professionnelles, des droits et des avantages sociaux des employés et des services de l’emploi. Leur vaste expérience leur permet d’élaborer des politiques pour l’offre de services d’emploi dans la perspective de l’administration du travail. Du point de vue opérationnel, cela signifie que les services de l’emploi offerts veilleront à offrir aux demandeurs d’emploi une assistance qui leur permettra de trouver un emploi leur garantissant leurs droits et avantages sociaux de manière appropriée.
Les centres de prestations du PES, y compris les bureaux du LES, sont tous gérés par un directeur de bureau. Il n’est responsable que des activités déployées par le centre, habituellement du travail administratif général, de la supervision du personnel, de la qualité des services fournis et de la quantité de travail accomplie. Il dirige une équipe de fonctionnaires, responsables devant lui de leur propre prestation, chacun d’entre eux étant chargé d’une tâche spécifique: administration du bureau, activités de placement ou fourniture d’un service d’appui. Le directeur prépare chaque année des rapports d’évaluation des membres du personnel qui sont placés sous ses ordres. Lesdits rapports ont une incidence directe sur les perspectives de promotion des intéressés. En cas de besoin, il peut également prendre des mesures disciplinaires à l’encontre des fonctionnaires dont la prestation ne répond pas aux normes établies. La prestation de chaque centre étant déterminée par l’ensemble des efforts déployés par tous les membres du personnel qui y travaillent, la direction et la supervision exercées par le directeur revêtent un aspect extrêmement important.
Le personnel permanent du PES comprend des fonctionnaires qui sont recrutés au niveau central. La crise financière asiatique a entraîné une forte augmentation de la demande de services. Le nombre de demandeurs d’emploi enregistrés par le PES de janvier à mai 1998 est passé de 8 878 à 23 522. Des employés temporaires, engagés sur la base de contrats mensuels en raison de la charge de travail supplémentaire, ont reçu une formation spéciale en cours d’emploi et offert un service exemplaire aux demandeurs d’emploi. Les directeurs des centres de prestations sont des administrateurs du travail ayant une formation universitaire qui se sont occupés d’un large éventail de questions du travail avant d’avoir été promus à ce poste. Les assistants directs des directeurs de bureau sont également des diplômés d’universités, mais ils ont une durée de service et une expérience moins longues au sein du département. Le dévouement avec lequel ils s’occupent des activités de placement et leurs connaissances très à jour des mouvements du marché du travail contribuent à la qualité des prestations du PES. Ce groupe de cadres supérieurs dirige une équipe de personnel opérationnel dont la tâche principale est d’aiguiller les demandeurs d’emploi et d’arranger des entrevues avec des employeurs qui ont des postes à pourvoir. Ce personnel opérationnel est en général titulaire d’un diplôme de fin d’études secondaires. La plupart d’entre eux ont travaillé comme placeurs au PES pendant un certain temps et ont, par conséquent, une connaissance suffisante des exigences du marché du travail pour les divers types d’emplois.
Le niveau des salaires des fonctionnaires du PES est strictement conforme à l’échelle des salaires établie pour la fonction publique. D’une façon générale, le niveau des salaires des fonctionnaires du PES supporte bien une comparaison avec les taux du marché. En général, les fonctionnaires ont à cœur de bien s’acquitter de leurs tâches parce qu’ils se rendent compte de la valeur de leur contribution, tout particulièrement pendant la récession économique, et aussi parce que l’esprit d’équipe est bon. Les indicateurs clés des prestations des 11 bureaux du LES et des trois bureaux de la SPD sont publiés à l’intérieur des bureaux sur une base mensuelle. Ils portent sur le nombre de chercheurs d’emploi, de vacances, d’entrevues avec des employeurs et de placements fructueux et de la charge de travail (nombre de cas traités) par membre du personnel. Chaque bureau peut prendre connaissance de sa position dans le tableau du réseau. Les bureaux ayant enregistré de bonnes performances sont sélectionnés et mentionnés au cours de réunions de gestion mensuelles. Les fonctionnaires qui ont fourni des prestations exceptionnellement bonnes font l’objet d’éloges chaleureux et sont mentionnés dans les rapports d’évaluation annuels.
Chaque bureau du LES est doté d’un personnel de 10 à 20 membres, selon le nombre des usagers des districts géographiques devant être desservis. Les effectifs ont toutefois été accrus dernièrement pour faire face à l’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi après la tourmente financière asiatique. Chaque placeur travaille avec un terminal d’ordinateur connecté en ligne au réseau de données principal. Il dispose également d’un poste téléphonique. Le demandeur d’emploi fait face au placeur, qui procède à la comparaison de la demande et des offres d’emploi ou appelle les employeurs pour arranger une entrevue. Ce contact facilite la communication de renseignements précis sur les qualifications du demandeur d’emploi et sur ses préférences en cas de besoin et améliore par conséquent la communication entre les intéressés avant qu’une entrevue ait réellement lieu. Quand une entrevue a été acceptée, une sortie imprimée est remise au demandeur d’emploi en tant que lettre d’assignation.
En raison du niveau d’informatisation des bureaux du LES, chaque fonctionnaire doit recevoir une formation destinée à le familiariser avec les applications et les méthodes d’entrée des données dans le système informatique. Les placeurs sont parfois appelés à recevoir des usagers parlant une autre langue, ils doivent, de ce fait, parler couramment le chinois et l’anglais. En ce qui concerne la langue chinoise, la plupart des fonctionnaires connaissent le putonghua (le dialecte chinois officiel) en plus du dialecte le plus couramment parlé (le cantonais) à Hong-kong.
L’informatisation est également une caractéristique du monde des affaires à Hong-kong. Etant connectés à un réseau informatique et partageant une base de données commune sur les vacances de postes et les demandeurs d’emploi, tous les bureaux du LES peuvent accéder à cette base de données pour obtenir des informations sur les vacances de postes et les demandeurs d’emploi. Ce système, qui facilite beaucoup le travail de mise en concordance des offres et des demandes d’emploi, supprime également les anciennes limites géographiques des divers bureaux du LES puisque les informations sur toutes les offres et tous les demandeurs d’emploi sont réunies et peuvent être utilisées par les placeurs de tous les districts. Les demandeurs d’emploi peuvent s’inscrire auprès du bureau du LES qu’ils préfèrent; la plupart d’entre eux s’adressent soit au bureau le plus proche de leur lieu de résidence, soit à celui qui est le plus facilement accessible pour eux.
L’informatisation a également un impact important sur le travail du PES, dans la mesure où elle change progressivement le mode traditionnel de prestation de services. Avant l’informatisation du LES, les données sur les demandeurs et les offres d’emploi étaient inscrites sur un support papier et classées dans un dossier, ce qui rendait le partage des informations très difficile ou inefficace. Avec l’informatisation, cet échange est devenu beaucoup plus facile.
Depuis l’informatisation du LES, au début de 1998, les employeurs peuvent transmettre les informations sur leurs vacances de postes par le réseau Internet. Le LES a préparé un formulaire de demande très précis pour les vacances de postes que l’on trouve maintenant sur le site web. Les employeurs peuvent remplir ce formulaire et transmettre ainsi les informations relatives à une vacance de poste au LES. Une fois que ces informations ont été entrées dans la base de données du LES, les demandeurs d’emploi peuvent sélectionner les offres d’emploi qui correspondent à ce qu’ils cherchent soit en se servant du réseau Internet, soit en se servant eux-mêmes des terminaux d’ordinateurs qui se trouvent dans tous les bureaux du LES et avoir ainsi accès à de telles informations. Ce système permet ainsi une diffusion beaucoup plus étendue des informations sur les vacances de postes.
Les onze bureaux du LES sont connectés à un réseau informatique en ligne. Ce réseau a commencé à fonctionner en avril 1998. Le réseau permet d’établir des liens entre les données sur les vacances de postes et les renseignements personnels des demandeurs d’emploi dont disposent tous les bureaux. De plus, les demandeurs d’emploi peuvent prendre connaissance de toutes les vacances de postes communiquées au LES en se servant eux-mêmes des terminaux installés dans chaque bureau. En utilisant ces terminaux; ils peuvent rechercher eux-mêmes les emplois qui leur conviennent. Ils peuvent aussi obtenir les informations les plus récentes sur les offres d’emploi au moyen d’Internet.
En décembre 1995, afin de permettre au JMP de pouvoir fonctionner plus efficacement, 2 millions (HK$) de fonds supplémentaires ont été obtenus pour installer un système de réseau informatique local dans les bureaux du LES afin d’améliorer le JMP. Depuis janvier 1996, chaque placeur dispose d’un ordinateur lui permettant d’introduire les données des dossiers des personnes inscrites et de procéder à une mise en concordance informatisée des offres et des demandes d’emploi. Les placeurs sont connectés au système de réseau par modem afin que les données puissent être transmises entre les divers postes de travail. Ce système, qui a facilité la mise à jour des informations sur les vacances du JMP et amélioré la communication entre les bureaux du LES, a été remplacé par un réseau plus moderne et plus performant après l’informatisation du LES au début de 1998.
Bien qu’il soit lui-même un prestataire de services actif, le PES ne travaille pas isolément pour réaliser ses objectifs. Le LES coopère étroitement avec l’ERB pour déceler les besoins de formation et pour aiguiller les travailleurs dont les emplois ont été supprimés. Il reste également en contact étroit avec les employeurs pour obtenir des informations sur les vacances de postes. Afin d’améliorer cette fonction, un Programme de promotion et d’information sur l’emploi a été lancé au milieu de 1998; des contacts sont établis avec les employeurs les plus importants et des informations sont réunies activement sur les vacances de postes. Du côté des travailleurs, le service établit des contacts étroits avec les syndicats afin d’être tenu au courant des changements intervenant sur le marché du travail. Lorsque des employeurs doivent recruter un grand nombre de travailleurs, le service recourt également aux syndicats car ils sont d’importants fournisseurs de travailleurs qualifiés.
Le JMP ainsi que les activités générales du PES sont financés par le budget annuel du Département du travail. Les affectations totales du département à ces fins sont passées de 507,2 millions (HK$) pour l’exercice 1996/97 à 703,3 millions (HK$) pour l’exercice 1998/99. L’informatisation de la division des Services de l’emploi, y compris les fonctions servant à l’introduction du JMP, a coûté 28 millions (HK$).
Les prestations du PES font toujours l’objet d’un examen rigoureux. Cette surveillance, régulière ou ad hoc; est assurée par le gouvernement ainsi que par le public. Ce sont autant de mécanismes de suivi dont l’objectif est un fonctionnement efficace du PES de Hong-kong.
Il y a un certain nombre de mécanismes de suivi permanents des prestations du PES. Certaines de ces fonctions de suivi sont assumées par le gouvernement et d’autres par des agents externes. Pour le suivi interne, chaque centre d’emploi rend compte mensuellement du nombre de demandeurs d’emploi et des vacances de postes enregistrés, des arrangements d’entrevues convenus et des placements effectués. Une nouvelle mesure, introduite en 1999, habilite les administrateurs des centres d’emploi à prendre les décisions opérationnelles qui répondent le mieux aux circonstances locales. La transparence est meilleure maintenant et les responsabilités sont suivies plus attentivement. Un tableau mensuel des prestations de chaque centre d’emploi est diffusé à l’ensemble des centres à titre de référence. Les résultats sont en outre examinés lors de la réunion d’administration mensuelle. On procède à un réexamen plus approfondi tous les six mois, qui porte également sur les améliorations de chaque bureau durant la période considérée; en outre, des comparaisons sont effectuées avec les prestations antérieures et les prestations des autres bureaux. Le Département du travail doit présenter des statistiques de performance toutes les deux semaines à l’EMB. Grâce à ces statistiques de performance, l’EMB peut suivre la performance du PES et donner des orientations de politique chaque fois que cela est nécessaire. Le Département du travail est responsable de sa propre performance, y compris celle du PES, devant l’EMB. S’il ne parvient pas à atteindre le but prévu, le PES doit expliquer pourquoi à son bureau de politique et exposer les mesures pouvant être prises pour supprimer les insuffisances. Ce type de suivi, de la part du gouvernement, a pour but d’améliorer l’administration et d’assurer que toutes les ressources affectées au programme sont utilisées correctement et efficacement. Lorsque les performances ne répondent pas aux attentes, le mécanisme servira à signaler régulièrement les insuffisances au bureau afin que les mesures correctives nécessaires soient prises.
A côté du suivi au sein du gouvernement, des vérifications externes ont également été mises en place. Toutes les agences gouvernementales sont tenues de présenter leurs estimations budgétaires et leurs objectifs de performance. Ces estimations budgétaires et ces indicateurs de performance proposés sont communiqués aux membres du pouvoir législatif. Avant le début de chaque exercice financier, les membres du Conseil législatif de Hong-kong (Legislative Council (LegCo)) posent des questions relatives aux dépenses du gouvernement. Ils peuvent également poser des questions aux agences gouvernementales au sujet de leur performance au cours de l’année écoulée, ou sur les indicateurs proposés pour l’année à venir. L’objectif de cette procédure est de tenir les agences gouvernementales responsables de la façon dont elles dépensent les deniers publics et de veiller au respect d’un bon rapport coût-efficacité. Cet examen annuel permet aux membres du pouvoir législatif d’utiliser ce mécanisme pour poser des questions sur les prestations des départements gouvernementaux. Aussi, les agences gouvernementales veillent-elles en général avec beaucoup de prudence à ce que les objectifs de performance qui leur ont été assignés soient atteints. Le PES fait également l’objet du même examen minutieux coût-efficacité. Les principaux indicateurs de performance de ce processus sont essentiellement établis sur la base du nombre de demandeurs d’emploi et de vacances enregistrés, du nombre de placements et du nombre de jeunes qui ont participé à des activités d’organisation des carrières. Ces indicateurs sont devenus des critères importants pour l’évaluation de l’efficacité du PES.
En plus du suivi quantitatif, il y a également un mécanisme pour le suivi de la qualité des services des agences gouvernementales. Comme mentionné plus haut, le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong-kong a pour politique d’exiger que les agences gouvernementales précisent et fassent connaître publiquement les prestations qu’elles s’engagent à offrir afin que le public puisse superviser leur qualité de service. Le Département du travail publie chaque année une liste des résultats qu’il a pu atteindre au cours de l’année précédente.
Une autre mesure introduite par le Département du travail en 1999 consiste à tenir des réunions de discussions thématiques avec ses principaux usagers. La première réunion a eu lieu le 2 juin 1999 avec des représentants de 20 départements gouvernementaux qui sont les principaux usagers du PES. Ces départements gouvernementaux ont permis au total quelque 9 000 placements en 1998. Le PES leur a exposé la nouvelle philosophie de gestion ainsi que les nouveaux services offerts aux usagers finaux. Les usagers finaux ont fait part de leurs principales préoccupations et de ce qu’ils attendent du PES. Des idées novatrices ont été trouvées au cours des discussions. Cela a permis d’établir de meilleurs contacts entre les recruteurs et le PES. La réunion a été couronnée de succès au point que les usagers ont demandé que ces réunions aient lieu une fois par trimestre ou non pas semestriellement comme proposé. Des réunions de discussions thématiques similaires seront organisées avec les principaux usagers des secteurs d’emploi porteurs tels que le commerce au détail, les restaurants, les hôtels et les industries manufacturières afin d’obtenir des informations en retour des usagers et d’améliorer encore le PES. Des groupes de discussions thématiques seront également organisés avec les principaux syndicats en vue de connaître par leur intermédiaire les points de vue des demandeurs d’emploi.
Il y a des mécanismes spéciaux conçus spécifiquement pour assurer le suivi des prestations du PES. Le Comité des services de l’emploi du Conseil consultatif du travail a été créé pour conseiller le Département du travail sur des questions concernant les services de l’emploi à Hong-kong en général, et plus particulièrement sur les activités des Services locaux de l’emploi, le Service de conseils en orientation professionnelle (Career Advisory Service) et la Division de placement sélectif (SPD) du Département du travail. Les membres du Comité des services de l’emploi du Conseil consultatif du travail sont nommés par le Commissaire du travail. Chaque année, le PES présente à ce Comité des rapports sur ses activités et prend connaissance des points de vue de ses membres sur la façon dont le PES pourrait être encore amélioré.
A côté du suivi régulier, il y a aussi un suivi ad hoc des activités du gouvernement. A Hong-kong, le Conseil législatif (LegCo) peut poser des questions ou faire des propositions au gouvernement sur diverses questions. Quand des membres du LegCo se disent préoccupés par certains aspects, les bureaux de politique et les départements doivent exposer des faits pertinents ou donner des réponses officielles aux questions posées ou aux propositions soumises. L’expérience montre que le pouvoir législatif a presque pour habitude de questionner le gouvernement sur l’efficacité du PES chaque fois que le taux de chômage augmente. Dans de telles circonstances, le PES doit veiller à ce que ses prestations supportent un examen rigoureux du public.
Tous les mécanismes susmentionnés se complètent, le but étant de tenir le PES responsable de ses propres prestations, que ce soit devant le public, le pouvoir législatif ou le gouvernement central. En dépit d’une efficacité variable, en fonction du contexte, tous ces mécanismes ont pour objet d’accroître l’attention que les administrateurs du PES portent aux prestations fournies et de leur permettre, à tout moment, de rendre compte de leur propre performance conformément à leurs responsabilités.
Les données statistiques sur les résultats obtenus par le JMP montrent qu’il s’agit là d’un programme utile pour ceux qui ont des difficultés à trouver un emploi. A la fin de 1995, sur l’ensemble des demandeurs d’emploi enregistrés dans le cadre du programme, environ deux tiers étaient des femmes et n’avaient reçu qu’une éducation secondaire du premier cycle ou une éducation d’un niveau inférieur. Les groupes d’âge 30-39 ans et 40-49 ans représentaient plus de 40 pour cent de la totalité des personnes inscrites. Un peu plus de la moitié de ces personnes venaient du secteur manufacturier.
Le profil des personnes qui demandent à bénéficier du JMP a progressivement changé au cours des années suivantes. Parmi les quelque 15 599 personnes enregistrées en 1998, les deux groupes d’âge de 30-39 ans et de 40-49 ans représentaient 52 pour cent du total des personnes enregistrées. Par rapport au 86 pour cent de demandeurs d’emploi âgés de 30 à 49 ans enregistrés en 1995, les demandeurs d’emploi qui cherchent maintenant à bénéficier du JMP sont plus jeunes. La proportion des personnes enregistrées venant du secteur manufacturier a également diminué, passant de 49 pour cent en 1995 à 22 pour cent en 1998, ce qui montre que la restructuration économique ne touche plus uniquement les industries manufacturières mais aussi le secteur tertiaire. En outre, le niveau d’éducation des demandeurs d’emploi a connu un mouvement ascendant. En 1998, un peu plus de 59 pour cent des personnes ayant demandé à bénéficier du JMP avaient un niveau d’éducation du second cycle ou supérieur, contre 35 pour cent en 1995, ce changement traduisant bien la complexité de la situation actuelle. Un plus grand nombre de demandeurs d’emploi qui ont des difficultés à trouver un emploi par leurs propres efforts songent maintenant à recourir au JMP. Cette tendance n’est pas trop surprenante car une nouvelle forme de restructuration est intervenue dernièrement au cours de laquelle des travailleurs n’ayant que des qualifications univalentes ou inférieures ont perdu leur emploi au profit de travailleurs ayant des qualifications polyvalentes ou supérieures. Cette nouvelle restructuration s’étend maintenant à l’ensemble de l’économie. Les travailleurs touchés ne sont par conséquent pas uniquement des travailleurs d’usines dont l’emploi n’existe plus mais également des personnes plus jeunes, ayant un niveau d’éducation plus élevé, et même une expérience très poussée dans un domaine particulier. Le JMP devra donc faire face à des défis encore plus grands dans les années à venir en raison du large éventail de chômeurs qui auront besoin d’une assistance de placement spéciale.
Au cours de sa première année de mise en œuvre, pour les quelque 5 500 chercheurs d’emploi qui ont demandé à bénéficier de ses services, le JMP a réussi à obtenir au total 3 780 offres d’emploi, ce qui représente un taux de succès de 70 pour cent. Par ailleurs, on a noté que 1 261 personnes sur les 5 500 enregistrées sont parvenues à trouver un emploi par leurs propres moyens après avoir reçu des conseils d’un placeur.
Sur le total des personnes placées par les fonctionnaires du JMP, 35 pour cent l’ont été dans le secteur des employés de bureau et similaires et 30 pour cent dans les secteurs de la vente et des services. En ce qui concerne le temps qui s’écoule entre l’enregistrement et le placement, environ 80 pour cent des personnes ont pu être placées au cours du premier mois suivant l’enregistrement de leur demande, et 16 pour cent au cours du deuxième ou du troisième mois.
Indépendamment de ce taux de réussite élevé, une enquête d’analyse sélective, effectuée auprès des personnes enregistrées ayant été placées en 1995, a révélé que 72 pour cent d’entre elles avaient gardé leur emploi pendant trois mois ou plus, ce qui démontre que les efforts du JMP pour placer des chômeurs s’inscrivent également dans la durée.
A la fin de 1998, le JMP avait enregistré un total de 36 810 chômeurs depuis son lancement., arrangé 141 480 entrevues à des fins de placement et obtenu 22 512 offres d’emploi, ce qui représente un taux de succès de 61 pour cent. En outre, à cette même date, 7 314 personnes enregistrées étaient parvenues à trouver un emploi par leurs propres moyens après avoir reçu des conseils.