Bonnes Pratiques dans
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_____Emploi_____
Centre d’information
Cas de la Chine
Système statistique de projection
de l’emploi par profession
Cas des Etats-Unis
L’accès direct à l’information
des usagers du Service de l’emploi
Cas des Etats-Unis
Placement des chômeurs
Cas de la Chine (la Région administrative spéciale de Hong-kong)
Bilan de compétences
Cas de la France
Reconversion des travailleurs
Cas de la Chine
Dispositif de première alerte
Cas de l’Autriche
La promotion de l’esprit d’entreprise
Cas de la Pologne
La promotion de l’emploi dans les petites
et moyennes entreprises (PME)
Cas du Japon
(revisée en Septembre 2000)
Ce programme d’aide à l’emploi, mis en place en 1994 et géré par l’administration du travail, sert à financer des projets artisanaux par des prêts remboursables d’un faible montant.
Les gestionnaires du «Fonds d’appui au secteur informel» (FASI) accompagnent les entrepreneurs et leur ouvrent ainsi l’accès au système bancaire classique qui, normalement, ne se soucie pas de financer ce type d’opérations; cette action a permis de structurer et de sortir de l’informel ses bénéficiaires.
La structure de ce Fonds a été rendue autonome en 19981.
L’une des raisons principales du maintien des travailleurs indépendants dans le secteur informel est l’impossibilité pour eux d’accéder au secteur bancaire, faute de garantie suffisante. L’Etat a donc proposé de financer des projets artisanaux dans leur phase de démarrage par des prêts remboursables, d’un faible montant unitaire et, dans une seconde phase, lorsque le projet fonctionne effectivement, de garantir un relais bancaire.
Cette action tire son origine en partie de l’analyse des raisons de l’échec du Fonds d’aide à l’emploi dans les PME et microentreprises (FONAPE) en 1991: cette tentative de proposer des prêts à des jeunes, souvent étudiants, pour financer leur retour et leur installation à la campagne dans un village pilote a échoué en raison de son caractère très dirigiste et de sa mise en place précipitée.
Il fallait cependant expérimenter de nouvelles mesures qui contribueraient à montrer le chemin d’une possible sortie de l’économie informelle au Burkina Faso, et en particulier à Ouagadougou.
Ainsi, le Fonds d’appui au secteur informel (FASI) a-t-il été conçu initialement comme un programme d’aide financière; sa mission principale était d’apporter un concours sous forme de crédits remboursables aux opérateurs évoluant dans le secteur informel ou «non structuré».
Le FASI avait un double but pédagogique et économique: d’une part, pour les opérateurs, se familiariser avec les outils de crédit modernes et inscrire leur activité dans une optique de rentabilité financière et, d’autre part, pour le Burkina Faso, agir pour renforcer le tissu économique tout en réintégrant les acteurs économiques dans l’économie structurée.
Des objectifs stratégiques ont été définis, qui tendent à:
Des objectifs spécifiques, se rapportant à des préoccupations économiques, sectorielles,
technologiques ou commerciales ont été précisés, en vue:
Le FASI a été mis en place à la suite
d’une rencontre du Chef de l’Etat avec les responsables socioprofessionnels du
Burkina Faso en juin 1994. Le ministère de l’Emploi, du Travail et de la
Sécurité sociale a été choisi pour en assurer la tutelle technique, la tutelle
financière étant du ressort du ministère de l’Economie et des Finances. C’est d’abord le FONAPE qui a été
désigné comme l’agence d’exécution du FASI. Mais, au bout de trois années, il
est apparu indispensable de permettre au FASI d’avoir une structure propre,
notamment parce que le FONAPE n’était plus en mesure d’assurer son propre équilibre
(du fait du non-remboursement des prêts qu’il avait consentis) et faisait
courir ainsi un risque au programme du FASI. Courant 1998, le FASI était en cours
d’installation juridique2
après avoir fonctionné trois années comme un programme du FONAPE; une structure
indépendante du FONAPE (qui a de fait cessé son activité) a été créée le 18
mars 1998; elle est dotée d’un conseil de gestion et d’un comité de crédit. Les partenaires sociaux, qui
représentent essentiellement le secteur formel de l’économie, n’ont pas été
associés de près ou de loin à l’administration du Fonds ni à la définition de
ses objectifs, mais ils avaient vivement souhaité la mise en place d’un tel
mécanisme. Le FASI veut développer le partenariat
avec des structures de terrain déjà opérationnelles (pour encadrer la
réalisation des projets), les structures communales et les structures publiques
ou privées opérant dans les domaines qui intéressent le FASI, et aussi les
bailleurs de fonds qui peuvent voir dans le FASI un canal leur permettant
d’atteindre des objectifs spécifiques. 1) Un
canevas type qui présente la marche à suivre pour la présentation d’un document
de projet est remis au demandeur. En annexe de ce dossier figurent les
informations suivantes:
2) Le
promoteur d’un projet dépose son document de projet au FASI contre accusé de
réception.
L’instruction
du document de projet est effectuée en fonction du domaine d’activité envisagé
par un cadre spécialisé qui donne son avis après étude.
La
réunion des cadres spécialisés constitue le Comité technique interne: ce comité
présélectionne les dossiers qui remplissent les conditions de forme et de fond
définies par le FASI et les prépare pour le Comité de crédit.
Le
Comité de crédit sélectionne les dossiers retenus pour un financement. 3) Lorsque
le financement d’un projet est accordé, un dossier juridique et administratif
du promoteur est constitué (identité, nationalité burkinabé, non-engagement
financier auprès des institutions financières de la place, certificat d’agrément
pour les associations):
Au départ, le FASI a fonctionné avec
un responsable chargé du suivi des opérations sous la direction du Directeur
général du FONAPE et quatre agents de recouvrement en province. L’étude des
dossiers et les visites de terrain étaient effectuées avec l’appui technique
des autres cadres du FONAPE qui regroupait, en 1997, une vingtaine d’agents,
dont quatre fonctionnaires mis à disposition par diverses administrations dans
l’attente d’un cadre statutaire spécifique. Certains agents ont été embauchés pour
ce programme sur la base d’un test de recrutement. Mais il n’a pas été possible
de mettre en œuvre un programme de formation, faute de moyens financiers. On
doit relever que l’absence de cadre réglementaire du FASI a été un obstacle à
l’évaluation des performances individuelles des agents (originaires de
différentes administrations). L’absence de moyens informatiques et
bureautiques spécifiques limite sans doute le développement à une grande
échelle de l’activité du Fonds, mais elle ne constitue pas un problème majeur
au regard de ses objectifs. Il existe cependant un logiciel de calcul des
remboursements des prêts. Un investissement en logiciels est à l’étude
(comptabilité, gestion des prêts et aide à l’étude de projets), afin de
parvenir à un traitement fiable des informations et de réduire le délai de
financement d’un projet, ce qui contribuera à la crédibilisation du projet
auprès de partenaires extérieurs susceptibles de financer le FASI. En effet, le renouvellement du
financement de cette action est un problème crucial: la première tranche (et à
ce jour unique) du Fonds avait été assurée par le budget de l’Etat, dans le
cadre de la coopération entre l’Etat et la Chine (Taiwan). La structure en
cours d’installation prévoit l’abondement du Fonds par un emprunt d’Etat, que
le Fonds devra compenser à l’aide des remboursements des prêts accordés. Un
budget tri-annuel devrait être mis en place. Géré par une vingtaine de personnes
dont sept cadres, le FASI a été doté de 350 millions de FCFA au départ; ce
fonds a financé 166 microprojets, à raison de 2 à 7 millions de FCFA par
opération, qui ont donné lieu à la création effective de 600 emplois. Le taux de remboursement des prêts
consentis lors de la première tranche est un indice pertinent du succès de l’action;
au bout d’un an d’activité, le tiers des sommes prêtées était déjà remboursé.
Mais le grand nombre de candidats à ce type de prêts se heurte aux ressources
limitées du fonds. Ainsi, 1 900 dossiers de candidature étaient, en 1997,
dans l’attente d’un financement. En l’absence de critères de réussite
préalablement fixés, les responsables du FASI se sont régulièrement interrogés
sur les questions touchant aussi bien les bénéficiaires de l’action menée que
l’équilibre financier du FASI. L’insuffisance de l’appui financier et
institutionnel du Fonds rend toutefois une évaluation précise difficile. Cependant, les questions relatives aux
services rendus par le Fonds, à ses capacités financières et à la satisfaction
de ses clients ont été examinées et ont donné lieu aux réponses ci-après à
l’occasion de la restructuration du FASI en 1998:
En outre, le conseil de gestion du
FASI a adopté un manuel de procédures dans le cadre de la restructuration en
cours portant sur les procédures comptables, les dépenses, les règlements
clients, la gestion des immobilisations, l’octroi et la gestion des concours
financiers et la gestion du personnel. L’activité menée par le FASI est donc
intéressante en ce que, comme d’autres activités de microfinancement menées
dans d’autres parties du monde, elle montre qu’il est possible d’accompagner
l’initiative individuelle et de la consolider pour un coût faible, tout en lui
permettant d’accéder à une situation moins précaire, mieux insérée dans le
tissu économique formel. Les risques qui pèsent sur la
continuation de son activité résultent d’un financement public insuffisant dû à
l’étroitesse des marges de manœuvre du gouvernement alors même que les
modalités de son fonctionnement paraissent garantir un taux satisfaisant des
remboursements par les bénéficiaires. Par ailleurs, dans le cadre actuel, le
FASI ne prévoit pas de lien avec la mise en place d’une protection sociale
minimale qui pourrait compléter son intervention. 1 Cette fiche a été
rédigée notamment à partir des éléments préparés à la demande du BIT par M.
Zaïdi, actuel Directeur du FASI. 2 Décret
n° 98-053 PRES/PM/METSS du 24 février 1998 relatif au Fonds d’appui
au secteur informel (Journal officiel du Burkina Faso),Le rôle des acteurs
Les moyens du FASI
La procédure de constitution,
de dépôt et d’instruction
des dossiers se veut simple et pédagogiqueb) Moyens humains, matériels et financiers du Fonds
Evaluation et perspectives de cette action