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OIT: Un symposium syndical pour promouvoir la prise en compte de préoccupations sociales par les institutions financières internationales




   
Mike Moore, Directeur général de l’Organisation mondiale du commerce s’est addressé ce matin (26 septembre) aux participants d’un symposium organisé pour les organisations syndicales par le BIT et son Bureau des actvitiés pour les travailleurs (ACTRAV). Des dirigeants syndicaux d’une cinquantaine de pays ainsi que, pour la première fois, des représentants de l’ensemble du mouvement syndical international participent à cette rencontre.Une attention particulière a été consacrée à la volonté de rendre l’OMC plus réceptive aux revendications et aux besoins du monde du travail, et cela à la veille de la 4e Conférence ministérielle de cette organisation qui se tiendra au Qatar début novembre. Les normes fondamentales du travail, les questions de développement, l’avenir des services publics, tels que l’éducation et la santé, et le combat contre la pandémie du Sida, étaient au coeur des préocuppations exprimées par les syndicalistes.  Mike Moore (deuxième à droite), Leroy Trotman (Barbados), membre du Conseil d’administration du BIT (deuxième à gauche), James Howard (CISL) (droite) et Claude Akpokavie (CMT) (gauche)


Genève, le 21 septembre 2001 (ACTRAV Info): L’intégration de préoccupations sociales et des normes fondamentales du travail dans les politiques et les actions des institutions financières internationales sera au centre des discussions d’un symposium syndical international organisé par le Bureau des activités pour les travailleurs du Bureau international du Travail. Le symposium, qui se tiendra du 24 au 28 septembre au siège du BIT à Genève, devra étudier les moyens de «renforcer la participation des travailleurs dans le système des Nations Unies et dans les institutions de Bretton Woods».


Appelées à une plus grande ouverture et transparence, les institutions financières internationales se sont montrées dernièrement plus réceptives au dialogue avec les syndicats mondiaux. Il reste que, selon un document de travail préparé pour le symposium, leurs politiques ne tiennent toujours pas compte des conséquences négatives du processus de mondialisation sur la vie des travailleurs et travailleuses.


Ce document, intitulé «Les syndicats et l’économie mondiale: une histoire inachevée», relève un nombre de cas où les politiques de ces institutions vont carrément à l’encontre des normes acceptées universellement en matière de protection sociale ou des conventions fondamentales de l’Organisation internationale du Travail, notamment en matière de droit à la négociation collective.
(http://www.ilo.org/public/french/dialogue/actrav/papers/swpbw_01.htm).


«Il apparaît désormais de façon manifeste que le modèle uniforme d’ajustement structurel imposé aux pays en développement dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix a bien plus détruit les économies qu’il ne les a aidées. Des coupes claires dans les dépenses en matière de santé et d’éducation ont eu des conséquences déstabilisatrices sur le plan social et nuisibles au niveau économique en diminuant le potentiel de ressources humaines à long terme des pays concernés. Cela n’a eu pour seul résultat que de préserver un semblant de remboursement de la dette qui n’a profité qu’à une poignée de banques commerciales parmi les plus rentables de la planète», indique dans une déclaration une des grandes organisations syndicales internationales. Des dirigeants de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL), de la Confédération mondiale du travail (CMT), de la Fédération syndicale mondiale (FSM), de la Commission syndicale consultative auprès de l’OCDE (TUAC) et des Secrétariats professionnels internationaux participeront au symposium aux côtés de leaders syndicaux d’une cinquantaine de pays. Des représentants du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) prendront également part à cette réunion.


Outre des discussions sur l’évolution des rapports entre syndicats et institutions financières internationales, les participants devront également formuler des stratégies visant à influencer les réformes engagées par les institutions de Bretton Woods et l’OMC, en plaçant l’accent sur la nécessité d’un dialogue constructif avec le mouvement syndical. C’est la première fois que le mouvement syndical international dans son ensemble traitera de questions relatives aux institutions de Bretton Woods et à l’OMC.


Une attention particulière sera consacrée à la volonté de rendre l’OMC plus réceptive aux revendications et aux besoins du monde du travail, et cela à la veille de la 4e Conférence ministérielle de cette organisation qui se tiendra au Qatar début novembre.


«Les décisions et les règlements de l’OMC ont un impact direct sur les travailleurs partout dans le monde», a indiqué Manuel Simón, Directeur du Bureau des activités pour les travailleurs du BIT. «Les organisations syndicales ont un rôle important à jouer pour assurer que les bénéfices de la libéralisation du commerce soient équitablement répartis», a-t-il ajouté.


Pour plus d’informations sur le symposium, veuillez contacter Faith O’Neill, ACTRAV, tél.: ++ 41 22 799 61 50 (oneill@ilo.org). Le document du symposium est disponible sur le site web du BIT: http://www.ilo.org/public/french/dialogue/actrav/papers/swpbw_01.htm


Mis-à-jour par LD. Approuvée par MS. Dernière modification: 24 septembre 2001