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Le Groupe des Travailleurs dénonce la répression antisyndicale dans le monde
Le Genève, 5 juin 2002 (ACTRAV Info) : Le Bélarus, la Colombie, l’Ethiopie, la Birmanie (Myanmar), le Soudan et le Venezuela ont été épinglés aujourd’hui par les quelque 500 représentants syndicaux de 175 pays qui assistent à Genève à la Conférence annuelle de l’Organisation internationale du travail (OIT) et qui ont évoqué la répression antisyndicale qui, selon eux, sévit dans ces pays.
Un dossier préparé pour la Conférence internationale du Travail de l’OIT décrit les assassinats de syndicalistes en Colombie (185 syndicalistes assassinés en 2001), les tentatives de destruction des syndicats indépendants au Bélarus, les arrestations de militants en Birmanie (Myanmar) et en Ethiopie, l’ingérence du gouvernement dans les élections syndicales au Venezuela et le travail forcé au Soudan.
« Tous ces faits ont été consignés en détails dans des paragraphes spéciaux du rapport soumis l’an dernier à la Conférence par la Commission de l’Application des Normes » a rappelé Lord Bill Brett, porte-parole du Groupe des Travailleurs, « Mais les gouvernements n’ont rien fait ou ont fait très peu pour appliquer les recommandations de l’OIT », a-t-il déploré ajoutant que, selon lui, la situation en Colombie et au Bélarus est aujourd’hui pire qu’elle ne l’était il y a un an. Une vingtaine de pays devraient comparaître cette année devant la Commission de l’Application des Normes.
Les paragraphes spéciaux du rapport produit par cette Commission sont destinés à attirer l’attention sur des cas de violations « graves et persistants » de droits au travail.
Au nom du Groupe des Travailleurs, qui tenait une session privée ce matin, Lord Brett a invité tous les représentants des travailleurs à la Conférence à faire du lobby auprès des délégués gouvernementaux et employeurs afin d’accroître la pression sur les pays incriminés et « faire bouger les chose ».
« La libération le mois dernier du syndicaliste éthiopien Taye Woldesmiate montre que la pression morale de l’OIT a un effet, mais c’est à nous d’assurer toute son efficacité au moyen de campagnes d’action et de solidarité », a déclaré Lord Brett.
Le Groupe des Travailleurs a également dénoncé l’emprisonnement de syndicalistes en République de Corée où il estime qu’une trentaine de syndicalistes sont derrière les barreaux. Une diapositive projetée pendant la réunion montrait les visages des syndicalistes coréens détenus sur une affiche représentant une équipe de football. « Notre équipe ne participe pas à la Coupe du Monde » pouvait-on lire au bas de la diapositive qui reprenait les noms et les dates d’arrestation des syndicalistes.
La Conférence internationale du travail qui s’est ouverte lundi à Genève constitue l'Assemblée annuelle de l'Organisation internationale du travail et est le principal organe de décision de cette institution spécialisée des Nations unies. Il s'agit de la seule agence tripartite du système onusien. Quelque 3.000 délégués et conseillers représentant les gouvernements, les organisations d'employeurs et les centrales syndicales des 175 pays membres de l'OIT participent à la Conférence qui poursuivra ses travaux jusqu'au 20 juin.
Pour plus d'informations veuillez contacter: Luc Demaret (ACTRAV), +41 22 799 7233.
Mis-à-jour par LO. Approuvée par MS. Dernière modification: 6 juin 2002
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