OIT Page d'accueil
  

Nouveau  Gif Communiqué de Presse Journal

Gif Migration de main-d'oeuvre en Afrique australe - Il est temps d'agir et d'agir ensemble prévient l'OIT

Pretoria, le 27 novembre 2002 : La situation de l'emploi pourrait encore s'aggraver en Afrique australe, à moins que les gouvernements, les employeurs et les organisations syndicales ne se décident à coopérer pour traiter ensemble des questions de migration de main-d'oeuvre.

C'est en tout cas l'avertissement qu'ont lancé aujourd'hui à Pretoria les participants à une réunion tripartite organisée par l'Organisation internationale du Travail (OIT), une agence spécialisée des Nations Unies.

Un chômage massif coexistant avec une poussée des migrations clandestines, des demandes de prestation sociale insatisfaites alors que des milliers de migrants âgés rentreront chez eux en espérant avoir une pension, une recrudescence de la xénophobie, la fuite des cerveaux et une détérioration générale des conditions de travail... Telles sont les menaces qui pèsent sur l'Afrique australe dans les cinq prochaines années si l'inertie continue de prévaloir en matière de politiques de migrations.

Le forum de l'OIT réunit jusqu'à vendredi (29 novembre) à Pretoria des représentants et des experts des gouvernements, des fédérations d'employeurs et d'organisations syndicales des 14 pays de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC). Ils ont exprimé leur préoccupation fac à la persistance de divergences dans les législations et les politiques nationales en matière de migration de main-d'oeuvre dans la sous-région ainsi que face aux lacunes dans l'application des normes minimales du travail, situation qui, selon eux, conduit à des flux migratoires empruntant de plus en plus des voies clandestines.

« Il y a un danger de voir d'ici cinq ans nos pays manquer de médecins, d'infirmières et d'enseignants du fait de la détérioration des conditions de travail » a notamment indiqué un des participants à qui l'on avait demandé d'identifier les défis les plus pressants dans le cadre des migrations. « Un tel scénario ne peut qu'être catastrophique si l'on tient compte de l'évolution de la pandémie du VIH-SIDA », a-t-il souligné.

Les migrations de main-d'oeuvre ne sont pas la source de ces problèmes et pourraient même faire partie de la solution aux difficultés que connaît la région, ont affirmé les délégués. La coopération intergouvernementale, notamment en matière d'échange et de collecte d'informations sur les besoins des marchés du travail, l'harmonisation graduelle des législations et des dispositions concernant les migrations et la ratification et l'application des conventions internationales sur les travailleurs et travailleuses migrants devraient permettre d'optimiser les bénéfices de la migration de main-d'oeuvre, tant pour les pays de destination que pour les pays d'origine.

Alors que les participants à la réunion ont commencé à préparer des recommandations qui devraient être adoptées vendredi lors de la séance de clôture du forum, il semble déjà acquis que le respect des normes fondamentales du travail, le dialogue social ainsi qu'un effort particulier d'agir de concert dans une perspective régionale constitueront des éléments clés des propositions qui seront débattues.





Page WEB d'ACTRAV sur les travailleurs migrants


Luc Demaret
BIT/Bureau des activités pour les travailleurs (ACTRAV)


Mis-à-jour par LO. Approuvée par MS. Dernière modification: 27 novembre 2002.