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Une délégation internationale de syndicalistes lance un appel pour la libération de militants syndicaux détenus au NépalConseil d'administration du BIT Genève, le 22 mars 2005 (ACTRAV Info) : Une délégation de dirigeants syndicaux qui participent à une session du Conseil d'administration du Bureau international du Travail (BIT) s'est rendue en début d'après midi à la mission du Népal auprès des Nations Unies pour exprimer sa préoccupation face à la situation dans ce pays et demander la libération de syndicalistes détenus. La démarche s'inscrit dans une campagne mondiale lancée par la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) et la Confédération mondiale du travail (CMT) ainsi que les Fédération syndicales internationles (Global Union Federations) qui ont appelé, ce mardi 22 mars, à une Journée internationale d'action syndicale pour défendre les droits syndicaux au Népal. Selon les syndicalistes, au moins 25 militants et dirigeants syndicaux ont été arrêtés au Népal dans la foulée de l'état d'urgence décrété par le Roi Gyanendra le 1er février. Beaucoup d'entre eux sont toujours en détention et l'état de santé de certains est préoccupant. Laxman Basnet, Président du Congrès syndical du Népal (NTUC), affilié à la CISL, qui se trouve à Genève pour participer, en tant que membre du Conseil d'administration, à la réunion du BIT, faisait partie de la délégation. Il est aussi une des 1 400 personnes dont le nom apparaît sur une liste de cibles établie par le régime et en vue d'une surveillance étroite ou d'une arrestation. Dans une Déclaration adressée au Roi du Népal et remise ce jour à son ambassadeur auprès des Nations Unies, Suite à une plainte officielle déposée par les syndicats internationaux auprès du BIT, la situation au Népal était à l'ordre du jour du Comité de la liberté syndicale de l'organisation dont le rapport sera examiné par le Conseil d'administration ce jeudi 24 mars. Le groupe des travailleurs a également précisé qu'il avait l'intention de soumettre une résolution avant la fin de cette session afin d'obtenir de nouvelles interventions de l'agence onusienne soulignant l'urgence de la situation. Sous prétexte de mettre fin au conflit opposant depuis 1996 les autorités à la rébellion maoïste, le Roi Gyanendra a limogé le gouvernement le 1er février et suspendu toutes les libertés civiles. Au même moment, les dirigeants des principaux partis politiques étaient interpellés par l'Armée royale népalaise. Toutes les communications étaient suspendues, coupant le pays du reste du monde. Alors même qu'était lue la proclamation de l'état d'urgence, des unités de l'armée ont pris le contrôle des médias, télévision, radio et presse écrite, afin d'éviter la diffusion d'informations. Contrôle et censure sont désormais imposés pour museler la presse. Plusieurs journalistes ont été arrêtés. Les organisations syndicales dans de nombreux pays ont observé la journée d'action et entrepris des démarches multiples pour exercer une pression sur les autorités népalaises. La CISL a, pour sa part, demandé à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international de suspendre tout crédit au Népal jusqu'à la restauration complète des droits humains et syndicaux dans ce pays. Le Conseil d'administration est l'organe exécutif du Bureau international du Travail, qui est lui-même le secrétariat de l'Organisation. Il se réunit trois fois pas an, en mars, juin et novembre. Il se compose de 56 membres titulaires (28 membres gouvernementaux, 14 membres employeurs et 14 membres travailleurs) et de 66 membres adjoints (28 gouvernements, 19 employeurs et 19 travailleurs). Pour plus d'informations veuillez contacter: Luc Demaret (ACTRAV), +41/22/799.72.33.
Mis-à-jour par LO. Approuvée par JB. Dernière modification: 22 mars 2005.
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