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A l'occasion de la session du Conseil d'administration qui vient de s'achever, le porte-parole du Groupe Employeur, Daniel funes de rioja revient sur les résultats obtenus lors de la session du cosneil d'administration qui vient de s'achever, sur les réformes engagées au sein de l'Organisation ainsi que sur la position des templyeurs pour la conférence régionale européenne de l'OIT prévue à Oslo, le 8 avril prochain.
Alors que la 317e session du Conseil d'administration du BIT vient tout juste de s’achever, quels en sont selon vous les principaux résultats pour les employeurs et les entreprises?
Ce fut une longue session où beaucoup d'importants thèmes politiques et stratégiques, en matière de programme et de finance, ont été abordés. Néanmoins, je pense que pour les employeurs l'un des principaux résultats obtenus fut le soutien du CA au programme et budget 2014-15. Les employeurs ont souligné que l'OIT devait évoluer pour être plus réactive aux besoins de ses mandants.
Je pense que le Groupe souhaiterait toujours voir l'Organisation se concentrer sur les mesures indispensables à l'aménagement d'un environnement propice à la création d'emplois, mais comme ce sont les entreprises qui créent les emplois, il a dans l'ensemble accueilli favorablement les propositions et en particulier la définition de huit domaines de première importance pour plus d'impact et de visibilité. Aujourd'hui, une grave crise affecte la plupart des économies. Nous sommes tous d'accord pour dire que la priorité est de ramener les gens vers le travail et, si les entreprises fournissent neuf emplois sur dix dans le monde, la solution au chômage et à la pauvreté viendra d'une meilleure compréhension des contraintes qui empêchent les entreprises de se développer et d'embaucher. C'est pourquoi le groupe s'est également réjoui de l'engagement du DG à associer davantage les entreprises au travail de l'OIT. Pour ce faire, l'Organisation devra montrer qu'elle est à l'écoute des véritables besoins des entreprises.
Pour l'avenir, nous sommes heureux de disposer d'un accord prévoyant que la Conférence de 2014 envisage l'adoption d'une recommandation sur l'emploi informel, un problème majeur et grandissant pour toutes les économies, mais particulièrement pour le monde en développement. En outre, malgré des positions nuancées, tous reconnaissent la nécessité de revoir le système de contrôle des normes.
Cette session du CA avait pour toile de fond la réforme de l'Organisation, initiée par le Directeur général, Guy Ryder. Que peut espérer le Groupe des Employeurs de cette réforme?
Je crois que le groupe part du principe que la réforme pourrait donner naissance à une OIT plus proche de ses mandants et du monde du travail, une organisation qui soit un centre d'excellence sur les questions touchant au monde du travail tout en offrant des solutions politiques pour surmonter les problèmes à venir. Cela passe par une recherche et un savoir documentés et de qualité, avec un Bureau ouvert aux connaissances et aux idées venues de l'extérieur. Les premiers signes de la réforme sont encourageants et nous espérons qu'elle débouchera sur une Organisation plus efficace et crédible.
Nous attachons aussi beaucoup d'importance à l'aboutissement d'une réforme de la Conférence internationale du Travail afin qu'elle reflète les méthodes de travail modernes et incite les mandants à jouer un rôle clé dans leur Organisation.
La 9e réunion régionale européenne doit se tenir prochainement. Elle va surtout se pencher sur la crise qui sévit en Europe. Quels sont les principaux messages que les employeurs vont relayer lors de cette réunion?
Les employeurs ont apporté une contribution utile à la préparation du rapport du Directeur général de l'OIT sur «Emploi, croissance et justice sociale» en différentes occasions, tout au long de l'année écoulée. Au cours de ce processus, le Groupe a rappelé que ce sont les entreprises qui créent les emplois et que le Bureau devrait se fixer pour priorité la création d'emplois, en aidant les mandants à améliorer l'environnement dans lequel les entreprises se développent et embauchent.
Pour le groupe des employeurs, il est essentiel que la 9e réunion régionale européenne à Oslo soutienne les efforts de réforme engagés par les Etats à travers des discussions constructives sur les approches qui facilitent les transitions vers le marché du travail, ainsi qu'entre deux emplois; les politiques qui favorisent la création d'emploi; les mesures qui s'attaquent spécifiquement au chômage des jeunes, ainsi que les politiques qui relèvent le défi démographique.
Il est urgent de surmonter les approches idéologiques de l'austérité et des formes non traditionnelles d'emploi. Nous devons nous concentrer sur les meilleurs moyens de parvenir à redresser l'emploi dans la région. Partant de là, le Groupe des employeurs est déterminé à faire ce dette réunion un succès et à obtenir de quoi satisfaire pleinement les gouvernements, les employeurs et les travailleurs.
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