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RÉSOLUTION CONCERNANT L'ÉLIMINATION DU TRAVAIL DES ENFANTS Adopté à la 84e session de la Conférence internationale du travail en 1996. La Conférence générale de l'Organisation internationale du Travail, Rappelant la Convention relative aux droits de l'enfant, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 et l'engagement d'un nombre sans précédent d'Etats qui l'ont signée et qui en sont devenus parties; Rappelant aussi les engagements des gouvernements pris à l'occasion du Sommet mondial pour le développement social (Copenhague, 1995), notamment pour préserver et promouvoir le respect des droits et des intérêts fondamentaux des travailleurs, y compris l'interdiction du travail forcé et du travail des enfants; Rappelant, en outre, la résolution concernant l'Année internationale de l'enfant et l'élimination progressive du travail des enfants et les mesures transitoires à cet effet, adoptée à la 65e session en 1979 de la Conférence internationale du Travail; Rappelant la convention (no 138) sur l'âge minimum, 1973, la convention (no 29) sur le travail forcé, 1930, et la recommandation (no 146) sur l'âge minimum, 1973; Se félicitant de la décision prise par le Conseil d'administration d'inscrire la question du travail des enfants à l'ordre du jour de la Conférence à sa session de 1998 en vue d'une action normative; Rappelant que la protection des enfants figure parmi les objectifs prioritaires de l'Organisation; Considérant que l'exploitation des enfants est une grave violation de leurs droits de l'homme et est contraire aux principes de la justice sociale; Exprimant la préoccupation que, malgré le fait que chaque pays est doté de lois interdisant l'exploitation des enfants, le problème existe toujours et le travail des enfants persiste; Soulignant que les gouvernements, les employeurs, les travailleurs et leurs organisations, ainsi que la société tout entière partagent la responsabilité d'uvrer à l'élimination progressive du travail des enfants. Soulignant dans ce contexte la nécessité d'uvrer immédiatement à l'abolition de ses formes les plus intolérables, à savoir l'emploi d'enfants dans des conditions d'esclavage ou de travail forcé, et à des travaux dangereux et risqués, l'exploitation des enfants les plus jeunes et l'exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales; Reconnaissant que le travail des enfants est pour une large part provoqué par la pauvreté et que la solution à long terme réside dans la croissance économique soutenue menant au progrès social, et en particulier à l'atténuation de la pauvreté et à l'éducation universelle; Notant que, même si la solution du problème requiert l'engagement actif et coordonné de la société dans son ensemble, les gouvernements ont un rôle capital à jouer au moyen de leurs plans de développement et de leurs programmes spéciaux d'éducation; Notant que de nombreux gouvernements ont formulé des politiques et pris des mesures en vue de l'élimination du travail des enfants, et que les solutions qui consistent à retirer les enfants du travail, sans leur fournir, ainsi qu'à leurs familles, d'autres moyens d'existence peuvent empirer la situation de ces enfants; Constatant que de nombreux enfants sont mis très jeunes au travail ou dans des conditions qui les exposent à l'exploitation et à des risques, portent gravement atteinte à leur développement physique ou mental et les privent d'instruction, compromettant ainsi le développement économique et social de leur pays; Notant que le recours au travail des enfants intervient souvent en dehors des entreprises légalement établies et régies par des législations appropriées et est largement répandu dans les secteurs informel et rural et, dans certains cas, dans des activités illégales; Reconnaissant qu'un nombre croissant d'entreprises, de fondations et d'associations commerciales s'organisent volontairement et en réponse aux préoccupations des consommateurs et de la société pour lancer des initiatives visant à éliminer le travail des enfants; Se félicitant de la part plus importante prise par l'OIT au combat contre le travail des enfants, et notamment du lancement du Programme international pour l'abolition du travail des enfants (IPEC); Soulignant la contribution que l'OIT peut apporter au groupe de travail intersessions à composition non limitée de la Commission des droits de l'homme des Nations Unies chargé d'élaborer un projet de protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant concernant la vente d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie impliquant des enfants; Soulignant aussi la contribution que l'OIT peut apporter aux conférences et réunions internationales sur l'exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales telles que le Congrès mondial, qui sera accueilli par le gouvernement de la Suède à Stockholm, en août 1996; Se félicitant de la part active que l'OIT prendra aux conférences internationales sur le travail des enfants, telles que celles qui seront organisées par les gouvernements des Pays-Bas et de la Norvège en février et en octobre 1997, respectivement, 1. Invite les gouvernements et, le cas échéant, les organisations d'employeurs et de travailleurs à:
2. Invite le Conseil d'administration du Bureau international du Travail à charger le Directeur général:
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Pour tout renseignement complémentaire, s'adresser au Département des conditions et du milieu de travail (TRAVAIL). Tél: +41.22.799.6198 ou Fax: +41.22.799.6349 ou E-MAIL: travail@ilo.org Cette page a été réalisée par Agence Virtuelle, et approuvée par AB. Dernière mise à jour: 13 mai 1999. |
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