| L'exclusion sociale au Cameroun |
1. Introduction
(Endnote 1)
L'Afrique subsaharienne est l'une des régions où le développement social est le plus faible, et où l'incidence de la pauvreté est non seulement la plus élevée mais également croissante. La détérioration de la plupart des indicateurs de développement humain au cours des quinze dernières années suggère un ralentissement considérable du progrès social
(Endnote 2)
. A cet égard, selon la Banque mondiale, un taux de croissance annuel de près de 5,5 pour cent en termes réels serait juste suffisant pour stabiliser le nombre de pauvres en Afrique subsaharienne. Malheureusement, les prévisions les plus optimistes de croissance économique pour la région sont inférieures de plus de deux points à ce niveau.
Le développement économique et social du Cameroun s'inscrit dans ce contexte. Dans ce pays, en marge de la croissance de l'économie mondiale à la fin de ce vingtième siècle, la transition économique est à l'origine d'une forte incidence de la pauvreté et, plus généralement, d'un processus d'exclusion sociale.
C'est ce phénomène que la présente étude se propose d'examiner. Toutefois, la nouveauté de l'option analytique retenue et la spécificité des structures économiques et sociales camerounaises exigent préalablement quelques observations conceptuelles et méthodologiques.
I. Un nouvel instrument d'analyse: le concept
d'exclusion sociale
Depuis une vingtaine d'années, le concept d'exclusion sociale est une notion fréquemment utilisée dans la littérature sociale, en particulier pour appréhender des situations de pauvreté et d'inégalité. Généralement, il sous-entend l'échec de certains individus et de certains groupes sociaux pour accéder aux ressources offertes par la société et l'économie [Rodgers, 1994]. C'est un indicateur de politique sociale, qui traduit les écarts dans les processus d'intégration ou d'inclusion.
Plusieurs analyses théoriques du concept d'exclusion sociale ont déjà été faites à partir du «seuil critique», des résultats ou des causes. A cet égard, il semble que l'approche liée au seuil critique ou aux résultats manque de pertinence, dans la mesure où l'on ne peut jamais nettement mettre en évidence le moment où s'opère le franchissement des niveaux requis. Par contre, l'analyse qui se focalise sur les résultats semble plus réaliste, mais elle apparaît secondaire. Bien qu'il s'agisse d'une étude d'effet ou d'impact, il ne semble pas opportun de chercher à comprendre le sens caché du résultat sans pouvoir le rattacher à son origine. Malheureusement, la plupart des études sur l'exclusion sociale sont des analyses de résultats ou des interprétations fouillées de l'enchevêtrement de leurs manifestations multiples. Dans cette optique, ces analyses se présentent comme un vaste tableau de malheurs subis par une partie de l'humanité. Cette approche, n'est pas adaptée à la volonté de mettre en uvre des politiques sociales. En fait, l'efficacité d'une telle action suppose une connaissance du phénomène et des ses causes qui peuvent, non seulement être différentes d'une société à l'autre, mais également être interprétées différemment au sein de chaque société. Dans cette perspective, Silver a identifié trois modèles de société qui permettent de mieux comprendre le phénomène de l'exclusion sociale [1994]. Avant de les définir, deux remarques s'imposent. La première est que ces modèles doivent être considérés comme des schémas principaux ou prédominants et que d'autres pourraient également être identifiés. La deuxième remarque est que, en général, une société n'est pas basée sur un seul mais plutôt sur une combinaison de ces modèles.
1. Exclusion sociale et solidarité
Dans une société dont le paradigme est la solidarité, l'exclusion est fondée sur la cassure ou le relâchement des liens de solidarité. Ce modèle de société implique, par ailleurs, une coopération entre les différents segments constitutifs du corps social et revêt deux aspects fondamentaux. D'une part, la solidarité mécanique, fondée sur la ressemblance entre des personnes ou des groupes, et caractéristique des sociétés primitives ou peu évoluées dans lesquelles il y a une faible division du travail social. D'autre part, la solidarité organique, fondée sur la complémentarité des personnes ou des groupes, et spécifique des sociétés industrielles ou évoluées, dans lesquelles il y a une forte division du travail social.
Ainsi, une rupture ou un relâchement de la solidarité mécanique ou organique dans cette société conduit à l'exclusion sociale. Cette dernière doit être combattue pour éviter une destruction de la cohésion ou une situation de non-coopération.
2. Exclusion sociale et spécialisation
Dans une société où l'idéologie est libérale, la division du travail ou la spécialisation technique conduit à la différenciation sociale, c'est-à-dire à une diversification entre les individus et les groupes pour lesquels la coopération est garantie par l'efficacité d'un système productif et d'échange compétitif. Des acteurs sociaux, par définition autonomes, vivent alors dans un contexte de marché ou de concurrence, et les mécanismes d'allocation des ressources garantissent à chacun la capacité de négociation et le pouvoir d'imposer ses préférences de manière à servir un intérêt commun transcendant.
L'homogénéité du milieu est constituée par l'intérêt et la volonté des acteurs autonomes à participer à l'échange social concurrentiel qu'institue la différenciation des rôles. Dans cette société, l'exclusion n'est pas perçue comme un phénomène majeur ou critique, elle résulte du fonctionnement d'un modèle qui privilégie le comportement individuel et les échanges entre individus.
3. Exclusion sociale et monopole
Lorsqu'une société instaure des barrières, qu'elles soient légales ou culturelles, celles-ci créent des monopoles qui maintiennent certains acteurs sociaux hors d'un champ d'action auquel ces acteurs souhaiteraient participer. De ce fait, l'institution de barrières favorise certains individus ou certains groupes, en les plaçant en position de domination par rapport à l'accès à certaines ressources sociales. Dans ce cas, l'exclusion sociale fait partie intégrante du système social qui n'est combattu que pour en changer la structure.
II. La méthode de recherche
1. Les options analytiques
L'analyse de l'exclusion sociale dans un pays comme le Cameroun suppose au préalable une appréhension du contexte historique et macro-économique. En particulier, le legs de la colonisation, les spécificités ethniques et l'incertitude du processus de transition économique constituent les éléments de base nécessaires à la compréhension des processus d'exclusion.
La spécificité de cet environnement socio-économique a conduit la présente étude à s'intéresser à trois dimensions de l'exclusion: i) le marché du travail; ii) les droits sociaux, et; iii) les ressources productives, notamment la terre. En effet, l'idée de base est que l'exclusion du marché du travail urbain selon l'ethnie, le statut de travail conditionne, pour une large part, l'accès insuffisant aux droits sociaux éducation, formation professionnelle, santé, logement, alimentation, réseau privé de solidarité etc. Dans ce contexte, l'activité commerciale et l'emploi public présentent un intérêt particulier, ces deux activités déterminant, au plan macro-économique, le partage du surplus national exprimé en termes de richesses et de droits
(Endnote 3)
.
En effet, l'accès au commerce présente un réel intérêt, l'économie camerounaise étant essentiellement une économie d'exportation de produits primaires et d'importation de produits finis, vestiges des premiers temps de la colonisation. De ce fait, la captation du surplus économique s'opère en très grande partie par le biais du commerce, c'est-à-dire à l'occasion de l'exportation et de l'importation de biens et services. Toutefois, au Cameroun, l'accès à cette activité est, en grande partie, lié à l'appartenance ethnique; par conséquent, des processus d'exclusion sous-jacents en résultent qu'il importe d'appréhender.
De même, l'accès aux emplois publics mérite une attention particulière. L'accès à ces emplois publics, sources de biens et de droits sociaux, est, dans une certaine mesure, conditionné par l'appartenance ethnique. Il s'agira alors de montrer comment les membres de certaines ethnies ont pu devenir, en grand nombre, des fonctionnaires ou des agents de l'Etat, alors qu'un accès équitable en termes ethniques à ces fonctions aurait généré une configuration de la structure des occupations sensiblement différente de celle qui prévaut actuellement.
D'une manière générale, l'accès au marché du travail est une condition première de la survie des membres du ménage, notamment en ville. Or, en cette période de crise économique, les conditions d'accès à ce marché sont de plus en plus difficiles et précaires. Par conséquent, il importe d'appréhender la manière dont l'exclusion se manifeste dans les ménages urbains, en fonction du statut de travail, de l'ethnie et du niveau de pauvreté.
Mais, dans une économie rurale comme celle du Cameroun, où la terre appartient à l'ethnie, l'accès à cette ressource productive demeure stratégique et est source d'exclusion. En outre, dans la mesure où la terre est un facteur important de production 80 pour cent des camerounais vivent du travail de la terre elle donne généralement accès à d'autres ressources telles que le crédit bancaire et/ou mutuel agricole, nécessaire à l'investissement dans d'autres activités. Dans ces conditions, l'examen de ce type d'exclusion, en fonction des spécificités ethniques et de l'occupation des individus, est susceptible d'enrichir l'analyse.
Mais, au-delà de ces dimensions de l'exclusion, il importe d'appréhender les processus d'apparition et de maintien de ces types d'exclusion sociale. A cet égard, l'analyse des mécanismes d'exclusion présente un réel intérêt. Afin de mieux cerner cette notion, il faut préciser à nouveau que l'exclusion naît dès l'instant qu'il y a une ressource, un droit ou une consommation auxquels un grand nombre de personnes veulent accéder sans y parvenir. Ceux qui y parviennent se comportent généralement comme des entreprises en situation de monopole et érigent des barrières à l'entrée pour contrôler les positions acquises, empêchant les autres participants d'accéder aux mêmes positions
(Endnote 4)
.
Dans ce contexte, une typologie de ces mécanismes se réfère aux éléments suivants: i) les institutions les associations ethniques ou tribales, par exemple les clubs ou les lobbies et les tontines où l'ethnie procure des financements à moindre coût à ses membres qui veulent investir ou consommer; ii) les règles de fonctionnement, telles que les normes sociales, les interdits ou la coutume qui empêchent un membre de l'ethnie né d'une famille de griot d'avoir une autre activité comme celle de commerçant
(Endnote 5)
; iii) le clientélisme qui implique un accès aux emplois publics, par exemple électifs ou administratifs de préférence en fonction de l'appartenance ethnique.
Par ailleurs, la présente recherche se propose d'examiner les questions suivantes: i) est-ce grâce aux tontines et autres associations d'entraide que certaines ethnies accèdent plus facilement que d'autres à l'activité de commerçant? ii) est-ce sur la base des affinités ethniques que sont recrutés la majorité des agents et fonctionnaires de la fonction publique? iii) l'accès à la terre dans les campagnes celles de l'ouest et du centre notamment est-il déterminé prioritairement sur la base de l'appartenance ethnique ou par référence à d'autres facteurs? iv) le non-accès aux statuts «supérieurs» du marché du travail entraîne-t-il une exclusion automatique des droits sociaux notamment des besoins essentiels et une augmentation de la pauvreté?
2. Les sources statistiques
La méthode de recherche est axée autour de deux supports. D'une part, un support documentaire qui a pour objectif d'explorer l'environnement historique et socio-économique de l'exclusion sociale au Cameroun et, d'autre part, plusieurs enquêtes qui permettent de collecter des données appropriées à l'analyse de l'exclusion sociale. Ces enquêtes se sont déroulées en mars et avril 1994 et ont été effectuées par un groupe de chercheurs du RAMTA
(Endnote 6)
enquête urbaine et par des étudiants des universités de Yaoundé. Ces enquêtes ont eu lieu dans les provinces du Centre Yaoundé notamment et de l'Ouest Mbouda et Foumbot. Examinons les caractéristiques majeures de ces investigations statistiques qui s'intègrent selon une logique d'ensemble.
En premier lieu, l'enquête documentaire se proposait d'examiner deux hypothèses: i) la fonction publique camerounaise est monopolisée par certaines ethnies; ii) il existe des technologies d'exclusion qui sont mises au point par celles-ci et qui leur permettent de monopoliser les postes de décision. Dans ce contexte, l'enquête documentaire a consisté en: i) une description de la distribution géographique et quantitative de la population selon le groupe ethnique; ii) un pointage des postes de décision occupés dans la fonction publique par au moins 200 groupes ethniques que compte le Cameroun.
En second lieu, une deuxième investigation se proposait de vérifier l'existence et les caractéristiques des mécanismes d'exclusion liés à l'activité de commerçant. Ainsi, des variables pivots telles que l'ethnie, le parrainage, l'appartenance à une association et l'affinité avec les fournisseurs ont été mises en exergue, puisqu'il s'agissait, le cas échéant, de démontrer, d'une part, l'exclusion de toutes les ethnies par une seule d'entre elles et, d'autre part, les technologies mises en place par cette ethnie à travers les associations et groupes d'entraide ethnique pour exclure les autres de cette activité. A cette fin, une enquête a été réalisée auprès de 52 commerçants, déterminés aléatoirement par un sondage stratifié sur les principaux marchés de Yaoundé
(Endnote 7)
.
En troisième lieu, une investigation empirique a été menée auprès de 62 leaders d'associations à Yaoundé; ces derniers ont été déterminés par la méthode des choix raisonnés. En effet, étant donné le caractère informel en général ces associations n'ont pas de bureaux localisés dans la ville de ces associations, il a été difficile de constituer un échantillon a priori. La procédure de sélection a consisté à prendre contact avec un membre connu d'une association, ce qui facilitait la rencontre avec les responsables deux pour chaque association. Cette enquête se proposait d'examiner si, à côté des associations sur une base ethnique ci-dessus énoncées, il existait dans les quartiers, les lieux de travail ou les lieux de culte, des associations transethniques qui réunissent des individus de différentes origines ethniques. Par ailleurs, cette enquête devrait permettre de vérifier l'existence, en dehors de l'exclusion ethnique, d'exclusions fondées sur l'appartenance à une institution donnée branche socio-professionnelle, corps de métier, etc.
En quatrième lieu, une enquête auprès des ménages ruraux a été réalisée afin de vérifier dans quelle mesure l'accès à la terre s'effectue sur une base ethnique et, dans cette éventualité, évaluer les conséquences qui en découlent en termes d'accès à certains droits sociaux et biens essentiels. Cette enquête a été effectuée dans les provinces de l'Ouest et du Centre du Cameroun, auprès d'une centaine de chefs de ménage, ces derniers étant déterminés par sondage stratifié d'une manière analogue à l'enquête urbaine auprès des commerçants
(Endnote 8)
.
En dernier lieu, une investigation empirique auprès d'une centaine de chefs de ménages a été menée à Yaoundé. Il s'agissait non seulement de mesurer l'exclusion du marché du travail selon l'ethnie, le statut du travail et la pauvreté, mais aussi d'appréhender les processus d'exclusion à l'égard de certains droits sociaux et biens essentiels. L'échantillon a été constitué en reprenant la base de sondage de l'enquête auprès des ménages de Yaoundé en 1990-91
(Endnote 9)
.
Compte tenu des observations précédentes, ce rapport est divisé en quatre chapitres. Dans un premier temps, il s'agit de préciser le contexte historique et socio-économique de l'exclusion sociale au Cameroun (chapitre 2). Les spécificités de cet environnement socio-économique conduisent par la suite, en particulier à l'aide des diverses investigations empiriques, à l'analyse factuelle de l'exclusion sociale, d'une part, à travers le marché du travail urbain (chapitre 3) et, d'autre part, par rapport à l'accès à la terre en milieu rural (chapitre 4). Finalement, ces éléments d'analyse permettent d'identifier de nouvelles pistes de réflexion quant aux politiques de lutte contre l'exclusion sociale au Cameroun (chapitre 5).
Endnote 1:
Ce rapport a été préparé pour la projet «Patterns and causes of social exclusion and the design of policies to promote integration» de l'Institut international d'études sociales (IIES), Genève, et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), New York. Ont participé à l'élaboration de ce document: Beat Paulette, Mandeng Jules Marcel, Ndjock Balock François, Socpa Antoine et Ela Ela Amos; la participation de Edou Mbida Joseph a été limitée à l'élaboration du document du projet de la présente recherche. La version finale de ce rapport a été préparée par Jean-Pierre Lachaud, pour l'Institut international d'études sociales.
Endnote 2:
En particulier à cause de leur plus faible niveau de départ. Voir PNUD [1994].
Endnote 3:
Ainsi, en 1992-93, les salaires de la fonction publique représentaient 54 pour cent des revenus salariaux distribués à travers tout le Cameroun. Quant au commerce extérieur exportations et importations , il représentait 35 pour cent du PIB au cours de la même année.
Endnote 4:
Ce que Silver appelle dans son troisième paradigme «cultural barriers restrict access», et qui est fort bien analysé dans la théorie économique par des auteurs comme Bain [1956] ou Schmalensee [1981].
Endnote 5:
Akerlof avait déjà démontré l'influence des normes sociales sur le chômage qui est le cas d'exclusion le plus connu en économie. Voir Akerlof [1984].
Endnote 6:
Réseau d'analyse du marché du travail en Afrique, créé à l'initiative de l'Institut international d'études sociales de l'OIT à Genève.
Endnote 7:
Le plan d'échantillonnage a permis de scinder les marchés en 2 groupes: i) grands marchés (Obili, Elig-Edzoa, Etoudi, Mokolo); ii) marchés périphériques, boutiques et échoppes (Biyem-Assi, Mvog-Mbi, Essos, etc.). Les fractions sondées étaient de 1/10 sur la strate 1 et de 1/5 sur la 2eme strate. A l'intérieur de chaque strate, un tirage à 2 degrés a été effectué. Le premier degré a permis de tirer au sort des marchés, en attribuant à chacun une probabilité proportionnelle à sa taille; en effet, le nombre de marchés tirés dans chaque strate dépend du nombre total de commerçants préidentifiés à interroger dans la strate. On fait en sorte que chaque enquêteur ait au maximum une dizaine de commerçants à visiter dans chaque marché choisi. Au second degré, à l'intérieur des marchés choisis, on effectue un tirage aléatoire équiprobable des commerçants. Le travail a porté ainsi sur environ 10 marchés-échantillons et sur un nombre moyen de 52 commerçants. En particulier, seuls les commerçants installés dans un local et identifiés comme tels numéro scife, registre commercial ont été considérés.
Endnote 8:
A cet égard, trois strates ont été constituées deux à l'Ouest et une au Centre de manière à élaborer un échantillon basé sur le principe d'une représentativité équilibrée (deux tiers et un tiers). Ainsi, 104 chefs de ménage ont été interrogés au cours de l'année 1994
Endnote 9:
L'enquête de 1990-91 a été réalisée par le Réseau d'analyse du marché du travail en Afrique (RAMTA). Voir Lachaud [1994]. Dans la présente étude, deux strates ont été constituées. L'une se référait à des ménages vulnérables identifiés lors de l'enquête de 1990-91; l'autre comportait le reste des zones. Dans la deuxième strate, un tirage du 1er degré a été effectué, avec une probabilité proportionnelle à la taille dans les zones retenues par l'enquête 1990-91; ensuite, il a été procédé à un tirage aléatoire simple au 2
e
degré.
|