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N° 1241

4 April 2000

 

The text of the statement made by the
Chairperson of the Staff Union Committee to the
Programme, Financial and Administrative Committee
(277th session of the Governing Body, March 2000)
delivered on 22 March 2000_______

Statement by the staff representative

 

The staff representative referred to recent developments in ILO management-staff relations as representing the beginning of an era of collective agreements in the Office, something that successive Staff Union Committees had been endeavouring to achieve since at least 1982. The first collective agreement was more than just an achievement for ILO staff; it signalled a change in orientation towards the ILO’s constituents and civil society as the Office moved from advising others on international labour standards, to a "people orientation", where the right to bargain collectively was implemented. Those who feared that this could bring conflict in the transition to collective bargaining were wrong; in fact, quite the contrary was occurring. The initial collective agreement would be signed and become effective on 1 April. Other agreements would follow on dispute and grievance procedures and on substantive issues identified in the paper before the Committee.

The staff wanted a better functioning and more relevant ILO. The Administration had proposed a plan to bring more flexibility into human resources (HR) management; the Union preferred to propose the objective of "flexibility with fairness" to ensure and enhance the independence of international civil servants, which would be guaranteed by recruitment through truly international competitions, employment stability and promotion based mainly on merit, while securing the highest standards of efficiency, competence and integrity. In this respect, the Union saw a need for policy initiatives in five areas. First, HR processes had to match more successfully the abilities of individuals with the needs of the Office. The ILO was fortunate in having a stable staff who could best acquire managerial and ILO-specific skills through planned staff training, yet the need for this training had been virtually ignored by the Office, judging by successive budget allocations. The Union felt that 2 to 5 per cent of the ILO budget should be spent on training and a "Joint Training Board", having Union representation, should be mandated to decide on priorities and allocations. Second, if the brainpower and resourcefulness of its staff was the main asset of the Office, as had been recognized by the Governing Body and the Administration, emphasis had to be placed on encouraging individual and team initiative. The Union expressed a desire to be involved in developments in this area, which should include an examination of possible incentives through the pay system. Staff mobility was the Union's third concern. Many staff were willing to move between duty stations and regions, but the needs of families and financial obligations often created a situation where the needs of the Office and of the staff could be frustrated. The introduction of a rationale that would encourage staff mobility was required. Possible initiatives could include assurances by the Office that staff accepting transfer would be returned to original duty stations after preset durations while retaining promotions obtained, as well as offering solutions to prevent financial hardship to officials accepting field postings. Furthermore, field staff could be encouraged to serve at headquarters for a few years, and General Service staff could be given opportunities to gain wider experience through short-term assignments or job exchanges. The fourth area dealt with precarious contracts. The Union objected to a practice that excluded certain individuals from social security coverage, leave, other entitlements and career prospects. It was inadmissible for the Office to employ people through exploiting accounting "tricks", whereby employment under precarious contracts saved staff costs. All those now employed under precarious conditions should be regularized expeditiously. The fifth element proposed by the Union related to facilitating a smooth transition to better practices. Change required investment. Part of that investment had to be directed towards cleaning up problems inherited from the past quickly so as to build confidence and enhance credibility among the staff in the Administration and the Staff Union as agents of desirable change. Outstanding titularization and classification cases and other unresolved issues therefore had to be resolved. Finally, the staff representative stated that he was pleased with the proposals raised for examination in the Office’s work, including family and well-being and childcare, which would be discussed by the Committee at its present meeting. In conclusion, he called on the Governing Body to consider the elements proposed by the Staff Union. By basing change on solidarity, transparency and fairness, staff could best contribute to the objectives of the Office through participation in a win-win process.

 

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N° 1241

4 avril 2000

Vous trouverez ci-joint déclaration
du Président du Comité du Syndicat devant
la Commission du programme, du budget et de l'administration
(277e session du Conseil d'administration, mars 2000)
faite le 22 mars 2000

Déclaration du représentant du personnel

Le représentant du personnel a déclaré que l’évolution récente des relations entre le personnel et l’administration du BIT marque le début d’une ère de conventions collectives au sein du Bureau, objectif que les comités du syndicat qui se sont succédé n’ont cessé de s’efforcer d’atteindre, au moins depuis 1982. La première convention collective ne représente pas seulement une avancée pour le personnel du BIT mais traduit aussi un changement d’orientation vis-à-vis des mandants de l’OIT et de la société civile: le Bureau ne se borne plus à donner aux autres des avis sur les normes internationales du travail mais axe son action sur les gens et sur l’application du droit à la négociation collective. Ceux qui craignent que la transition vers la négociation collective ne soit source de conflits ont tort, car c’est en fait le contraire qui se produit. La première convention collective sera signée et prendra effet le 1er avril. D’autres conventions suivront à propos des procédures de plainte et de règlement des différends ainsi que des questions de fond identifiées dans le document dont est saisie la commission.

Le personnel souhaite que le BIT fonctionne mieux et que son action soit plus pertinente. L’administration a proposé un plan visant à introduire plus de flexibilité dans la gestion des ressources humaines; pour le Syndicat du personnel, l’objectif doit être "la flexibilité dans l’équité": il s’agit d’assurer et de renforcer l’indépendance des fonctionnaires internationaux par un recrutement fondé sur des concours véritablement internationaux, par la stabilité de l’emploi et par un avancement reposant principalement sur le mérite, tout en visant les normes les plus élevées en matière d’efficience, de compétence et d’intégrité. A cet égard, le syndicat estime qu’il faut agir dans cinq domaines. Premièrement, la politique des ressources humaines doit viser à mieux assortir les capacités de chacun avec les besoins du Bureau. Celui-ci a la chance de disposer d’un personnel stable: pour que celui-ci puisse acquérir les compétences en matière de gestion et autres aptitudes dont a besoin le Bureau, il faut planifier sa formation; or celle-ci a été très largement négligée par le Bureau si l’on en juge par les crédits qui lui ont été consacrés. Le syndicat estime que de 2 à 5 pour cent du budget de l’OIT devraient être alloués à la formation; un "conseil paritaire de la formation", dans lequel serait représenté le syndicat, devrait être chargé de décider des priorités et des allocations. Deuxièmement, si les compétences et les aptitudes du personnel sont

effectivement le principal atout du Bureau, comme l’ont reconnu le Conseil d’administration et l’administration elle-même, il faut s’attacher à encourager l’initiative individuelle et

collective. Le syndicat souhaite être associé à cet effort qui devrait notamment conduire à examiner les incitations possibles dans le cadre du système de rémunération. La mobilité du personnel est la troisième préoccupation du syndicat. Beaucoup de fonctionnaires sont disposés à changer de lieu d’affectation ou de région, mais leurs obligations familiales et certains problèmes financiers ont souvent pour effet que leurs aspirations de même que les besoins du Bureau demeurent insatisfaits. Il faut introduire une politique rationnelle propre à encourager la mobilité. Entre autres initiatives, le Bureau pourrait garantir aux fonctionnaires qui acceptent d’être mutés dans un autre lieu d’affectation qu’ils pourront revenir à leur lieu d’affectation d’origine au bout d’une période déterminée, tout en conservant la promotion qu’ils ont obtenue; il pourrait aussi offrir des solutions qui évitent aux fonctionnaires qui sont affectés sur le terrain de connaître des problèmes financiers. Par ailleurs, le personnel en poste sur le terrain pourrait être encouragé à servir au siège pendant quelques années, et la possibilité pourrait être donnée au personnel des services généraux d’enrichir son expérience grâce à des affectations de courte durée ou à des échanges de personnel. Le quatrième point concerne les contrats précaires. Le syndicat est opposé à une pratique qui a pour effet que certaines personnes sont privées de différents droits – sécurité sociale, congés, etc. – et de perspectives de carrière. Il est inadmissible que le Bureau, usant d’astuces comptables, économise sur les frais de personnel en recourant à des contrats précaires. La situation de toutes les personnes qui travaillent ainsi dans des conditions précaires devrait être régularisée au plus vite. Le cinquième point que souhaite soulever le syndicat concerne les moyens de faciliter une transition sans heurts vers de meilleures pratiques. Qui dit changement dit investissement. Une partie de cet investissement devrait servir à régler rapidement les problèmes hérités du passé afin d’asseoir la crédibilité de l’administration et du syndicat en tant qu’agents du changement et de renforcer la confiance du personnel. Les cas en suspens de titularisation et de classification et autres problèmes non résolus doivent donc être réglés. Le représentant du personnel a aussi indiqué qu’il se félicitait des propositions d’activités futures du Bureau, y compris la proposition concernant la famille, les enfants et le bien-être, qui sera examinée par la commission à la présente session. En conclusion, il a demandé au Conseil d’administration de prendre en considération les éléments proposés par le syndicat. Si le changement est fondé sur la solidarité, la transparence et l’équité, le personnel pourra contribuer au mieux à la réalisation des objectifs du Bureau dans le cadre d’un processus dont tout le monde sortira gagnant.

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N° 1241

4 de abril de 2000

En anexo al presente boletín se reproduce
la declaración pronunciada por el Presidente del Comité
del Sindicato ante la Comisión de Programa,
Presupuesto y Administración
(277.ª reunión del Consejo de Administración, marzo de 2000)
el 22 de marzo de 2000

 

Declaración del representante del personal

El representante del personal hizo referencia a los recientes acontecimientos en lo que hacía a las relaciones entre la dirección y el personal, en el sentido de que representaban el comienzo de una era de convenios colectivos en la Oficina, algo que los sucesivos comités del Sindicato del Personal se habían esforzado por lograr desde al menos 1982. El primer convenio colectivo era algo más que un mero logro para el personal de la OIT; indicaba un cambio de orientación hacia los mandantes de la OIT y la sociedad civil a medida que la Oficina pasaba de asesorar a otros en relación con las normas internacionales del trabajo a una "orientación dirigida a la persona", donde se aplicaba el derecho a la negociación colectiva. Quienes temían que esto pudiera generar conflictos en la transición a la negociación colectiva se equivocaron; de hecho, estaba ocurriendo justo lo contrario. El acuerdo colectivo inicial se firmaría y entraría en vigor el 1.º de abril. Seguirían otros acuerdos en materia de procedimientos para la solución de conflictos y quejas, y sobre otras cuestiones sustantivas enumeradas en el documento que tenía la Comisión ante sí.

El personal deseaba una OIT que funcionara mejor y que fuera más pertinente. La administración había propuesto un plan para introducir mayor flexibilidad en la gestión de los recursos humanos; el Sindicato prefería proponer el objetivo de "flexibilidad con equidad" para garantizar y fomentar la independencia de los funcionarios públicos internacionales, que a su vez quedaría garantizada por las contrataciones a través de concursos realmente internacionales, la estabilidad en el empleo y la promoción basada fundamentalmente en los méritos, ofreciendo al mismo tiempo los niveles más elevados de eficacia, competencia e integridad. A este respecto, el Sindicato consideraba necesaria la adopción de iniciativas políticas en cinco áreas. En primer lugar, los procesos en materia de recursos humanos tenían que lograr encajar mejor las capacidades de los individuos con las necesidades de la Oficina. La OIT tenía la suerte de disponer de un personal estable que podría adquirir mejores aptitudes directivas y específicas de la OIT a través de una formación planificada del personal, y sin embargo la necesidad de dicha formación había sido prácticamente ignorada por la Oficina a juzgar por las sucesivas asignaciones presupuestarias. El Sindicato consideraba que debería emplearse entre el 2 y el 5 por ciento del presupuesto de la OIT en formación, y que debería darse mandato a un "consejo paritario de formación", en el que estuviera representado el Sindicato, a fin de decidir

sobre las prioridades y las asignaciones presupuestarias. En segundo lugar, si la inteligencia y la adaptabilidad de su personal era el principal activo de la Oficina, tal y como habían reconocido el Consejo de Administración y la propia administración, era necesario poner énfasis en alentar la iniciativa individual y de equipo. El Sindicato expresó el deseo de participar en los acontecimientos que se produjeran en esta área, que deberían incluir el examen de posibles incentivos a través del sistema de remuneración. La movilidad del personal era el tercer motivo de preocupación del Sindicato. Muchos miembros del personal estaban deseosos de trasladarse entre lugares de destino y regiones, pero las necesidades familiares y las obligaciones financieras creaban a menudo una situación en la que podían verse frustradas tanto las necesidades de la Oficina como las del personal. Era necesario introducir una dinámica que fomentara la movilidad del personal. Entre las posibles iniciativas podrían incluirse la garantía por parte de la Oficina de que el personal que acepte un traslado regresaría a su lugar de destino original tras un período fijado de antemano, conservando el ascenso obtenido, así como ofrecer soluciones a fin de evitar las dificultades financieras para los funcionarios que aceptaran destinos en las oficinas exteriores. Además, podría alentarse al personal de las oficinas exteriores a prestar sus servicios en la sede durante unos años, y podrían facilitarse oportunidades al personal de los servicios generales para que obtuvieran una experiencia más amplia a través de asignaciones de corto plazo o intercambios profesionales. El cuarto motivo de preocupación se refería a los contratos precarios. El Sindicato se oponía a una práctica por la que se excluía a ciertas personas de la cobertura de seguridad social, el derecho a vacaciones, otros derechos y perspectivas de carrera. Resultaba inadmisible que la Oficina empleara a personas recurriendo a "trucos" contables en virtud de los cuales el empleo mediante contratos precarios permitían ahorrar costos de personal. Debería regularizarse con rapidez la situación de todos aquellos que estuvieran empleados en condiciones precarias. El quinto elemento que proponía el Sindicato se refería a la manera de facilitar una transición sin sobresaltos hacia prácticas más eficaces. El cambio requería inversiones. Parte de dicha inversión debería dedicarse a resolver con rapidez los problemas heredados del pasado a fin de crear un clima de confianza y reforzar entre el personal la credibilidad de la administración y del Sindicato del Personal como agentes de un cambio deseado. En consecuencia, era necesario resolver los casos pendientes de titularización y clasificación así como otras cuestiones pendientes. Por último, el representante del personal afirmó que le complacían las propuestas que se planteaban para su examen en la labor de la Oficina, entre los que figuraban la familia y el bienestar así como los servicios de guardería, que serían discutidos por la Comisión durante su presente reunión. En conclusión, pidió al Consejo de Administración que tomara en consideración los elementos propuestos por el Sindicato del Personal. Sustentándose el cambio en la solidaridad, la transparencia y la justicia, el personal podría contribuir mejor a los objetivos de la Oficina a través de una participación en un proceso en el que no hubiera perdedores.

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