Même si le travail des enfants a sensiblement diminué en Amérique latine et dans les Caraïbes au cours des dernières années, il y a encore 5,7 millions de filles et de garçons qui travaillent alors qu’ils sont en dessous de l’âge minimum d’accès à l’emploi, ou qui sont affectés à des travaux qui devraient être abolis conformément à la convention de l’OIT n°182 sur les pires formes de travail des enfants. La majorité de ces enfants travaillent dans l’agriculture, mais il y a également des milliers de filles et de garçons qui travaillent dans d’autres secteurs à haut risque comme l’exploitation minière, le tri des ordures, le travail domestique, la fabrication de feux d’artifice et la pêche. La priorité de l’IPEC va à la définition et à la localisation des formes dangereuses de travail, en développant des systèmes de suivi du travail des enfants et en impliquant les partenaires sociaux dans ces processus. Dans de nombreux pays de la région, le travail domestique est le second secteur de recrutement de main-d’œuvre enfantine, notamment de filles. Des programmes sont mis en place en Amérique centrale et en Amérique du Sud pour régler cette question difficile. Les filles et garçons autochtones, qui sont souvent les plus pauvres d’entre les pauvres, font l’objet de discriminations et n’ont pas accès aux services sociaux, constituent également un groupe cible à étudier et à traiter en priorité.
Les formes de travail des enfants incontestablement considérées comme les pires, telles que l’exploitation sexuelle commerciale, la traite d’enfants à des fins de travail et l’utilisation d’enfants dans les conflits armés et dans le commerce de stupéfiants, constituent de réels défis car il s’agit d’activités criminelles difficiles à détecter et à réprimer. Certaines d’entre elles sont particulièrement risquées pour les filles, souvent plus vulnérables en raison du caractère patriarcal qui prévaut dans les mœurs culturelles et sociales en Amérique latine. L’IPEC s’efforce d’élaborer des stratégies de lutte contre ces pires formes de travail des enfants et œuvre à la mise en place de cadres juridiques adéquats ainsi qu’au renforcement des capacités nationales en vue de leur application.
En Amérique latine, l’IPEC agit aussi bien au niveau régional. Il favorise la promotion de l’intégration du thème du travail des enfants dans l’Agenda économique régionale, ainsi que dans les déclarations et accords régionaux. Par le biais de groupes régionaux, comme le MERCOSUR, fait la promotion d’une législation conjointe sur la lutte contre le travail des enfants et ses pires formes.
L’intégration du travail des enfants dans les politiques et les programmes gouvernementaux en Amérique latine, notamment ceux concernant l’éradication de la pauvreté et l’éducation, y compris les projets de transferts conditionnels en espèces continueront à être l’un des axes principaux du travail de l’IPEC.
Bureaux et sites Web régionaux
- Site Web régional de l’IPEC – Sistema de Información Regional sobre Trabajo Infantil (SIRTI)
- Bureau de l’OIT pour le Mexique et Cuba: Mexico
- Bureau de l’OIT en Argentine: Buenos Aires
- Bureau de l’OIT au Brésil: Brasilia
- Bureau Régional de l’OIT pour l’Amérique latine et les Caraïbes: Lima
- Bureau Subrégional de l’OIT pour l’Amérique centrale: San Jose
- Bureau Subrégional de l’OIT pour le cône Sud: Santiago