Carton rouge au travail des enfants
L'OIT est une institution specialisée des Nations-Unies

Carton rouge au travail des enfants

  1. Plus de 168 millions d’enfants travaillent dans le monde. Plus de la moitié d’entre eux effectuent des travaux qui mettent leur santé et leur sécurité en danger. C’est inacceptable. Participez au mouvement mondial, brandissez un carton rouge contre le travail des enfants et donnons aux enfants du monde entier un tout nouveau départ.

    Le 12 juin, pour la Journée mondiale contre le travail des enfants, l'OIT a donné le coup d’envoi de la campagne «Carton rouge au travail des enfants» avec une chanson originale, ‘Til everyone can see, interprétée par le guitariste d’Incubus Mike Einziger et la violoniste Ann Marie Simpson, accompagnés des artistes Travis Barker, Minh Dang, Dominic Lewis, LIZ, Pharrell Williams et Hans Zimmer.

Ils nous soutiennent

  1. © Sarah McColgan 2014

    From Norway

    Nico & Vinz hold up the Red Card

    Norwegian pop-artists Nico & Vinz are among the hundreds of artists supporting the campaign through ArtWorks, the ILO's artists engagement programme.

  • Mes yeux piquent tout le temps. C’est à cause du sel. Nous devons travailler pendant la saison sèche, quand il fait très froid. Quand c’est la saison du sel, les écoles sont pratiquement vides, tout le monde part récolter du sel parce que c’est la seule façon d’avoir de l’argent pour acheter des habits et des fournitures scolaires. Mes parents ne peuvent pas s’en sortir sinon. L’école est mon plus gros soucis – c’est difficile d’aller à la fois à l’école et à récolter le sel.”

    Awa (Sénégal), fille de 9 ans
  • Le travail est vraiment difficile car le marteau est lourd et tu peux te blesser. Quand tu casses des cailloux, ça fait beaucoup de poussière, elle se met dans tes yeux et ça fait des petites coupures. J’aimerais arrêter de travailler ici, mais nous n’avons pas suffisamment d’argent sinon."

    Garçon de 12 ans (Sénégal)
  • Un jour je ne me sentais pas très bien, j’étais très fatigué et je suis tombé à plusieurs reprises pendant que je travaillais. Quand je suis sorti de la mine, ma brouette s’est renversée et tout le minerai est tombé. Le capitaine me regardait. Il m’a battu violemment pour me punir.”

    Braulio (Pérou), garçon de 14 ans
  • Une personne est sage si elle travaille pour subvenir à ses besoins plutôt que pour accomplir des choses irréalisables."

    Sunita (Népal), 16 ans
  • Il n’y a pas d’alternative."

    Sudha (Népal), fille de 12 ans, travaille en cassant de pierres dans une carrière
  • Je suis l’aîné, c’est pourquoi je dois être responsable pour la famille.”

    Juan Carlos (Guatemala), garçon de 17 ans, travaille en taillant de pierres volcaniques depuis l’âge de 8 ans
  • Personnellement je n’aime pas travailler (…). Quand je travaillais, je rêvais que j’étais quelqu’un de riche et de libre. Mais maintenant je rêve que je suis quelqu’un d’intelligent, qui peut accomplir de bonnes choses pour mon pays et pour le monde.”

    D. Jargal (Mongolie), élève de 5ème, a travaillé dans les mines d’or pour aider sa famille
  • Mon travail était de débarrasser la carrière des gravats. C’étaient des pierres très coupantes et je pouvais à peine me tenir dessus. Mes pieds saignaient tout le temps et tout ce que je pouvais faire était souffrir en silence et continuer à travailler."

    Gopal (Inde), garçon de 12 ans, a abandonné l’école

Des enfants libanais et réfugiés syriens montent sur scène pour dire Non au travail des enfants

L’OIT s’est associée au ministère du Travail du Liban et à l’ONG libanaise Beyond pour lancer la production d’une pièce de théâtre par des enfants syriens et libanais qui travaillent dans les pires formes de travail des enfants au Liban. Les noms des enfants ont été modifiés pour préserver leur anonymat.
La grande pauvreté a contraint de nombreuses familles réfugiées de Syrie à envoyer leurs enfants travailler. Au Liban, qui abrite plus d‘un million de réfugiés syriens, des enfants qui subissent ou ont subi le travail des enfants ont donné une représentation musicale et théâtrale pour célébrer la Journée mondiale contre le travail des enfants le 12 juin dernier.
Plus d’un million de réfugiés syriens sont arrivés au Liban depuis que les violences ont éclaté dans leur pays en 2011 et se sont installés dans des camps sordides. Une vaste proportion des réfugiés – 50 pour cent selon certaines estimations – est constituée d’enfants. Le travail est rare au Liban qui accueille les réfugiés fuyant les violences en Syrie. La plupart des réfugiés vivent dans une extrême pauvreté, survivant grâce à l’assistance des agences internationales et des ONG. Beaucoup de réfugiés envoient leurs enfants travailler pour de maigres salaires afin de joindre les deux bouts. Bien que le travail des enfants soit interdit au Liban, on estime entre 180 000 et 300 000 le nombre d’enfants qui travaillent dans le pays, dont bon nombre de réfugiés syriens. Certaines des pires formes de travail des enfants – telles que les travaux dangereux dans les secteurs informels agricole ou urbain, et dans des rôles de colporteurs ou de mendiants de rue – sont de plus en plus courantes parmi les réfugiés, avec des signes manifestes de travail forcé. Plus de 80 pour cent des enfants syriens qui travaillent au Liban sont employés aux champs, souvent dans des conditions périlleuses. Beaucoup d’entre eux se retrouvent dans l’est fertile de la vallée de la Bekaa. Souvent, leur journée commence à 6 heures du matin quand un camion vient les chercher dans leur camp.

Rejoignez la campagne

* indicates required

Contactez-nous

  1. Département de la communication de l'OIT  communication@ilo.org
  2. Programme international pour l'abolition du travail des enfants de l'OIT  ipec@ilo.org
© 1996-2014 Organisation internationale du Travail (OIT) | Droit d'auteur et autorisations | Déclaration de protection de la vie privée | Déni de responsabilité