Népal
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Népal

Le Népal abrite 59 groupes indigènes officiellement reconnus (connus sous le nom de Adivasi-Janajatis), avec des cultures, des langues et des systèmes de croyance différents. Dans leur ensemble, ils représentent environ 40 % de la population. On trouve les peuples indigènes sur tout le territoire, dans les montagnes, sur les collines et dans les plaines, la plus grande concentration se trouvant à l’Est. Bien que les peuples indigènes du Népal aillent des petites communautés de chasseurs/cueilleurs aux communautés dotées d’une culture urbaine très développée, ils sont majoritairement concentrés dans des régions rurales isolées et vivent principalement de l’agriculture.

L’exclusion sociale des peuples indigènes du Népal, ainsi que d’autres groupes marginalisés, a été reconnue comme une cause principale de conflit et d’instabilité dans le pays. En tant que groupe social, les peuples indigènes au Népal sont particulièrement vulnérables à la pauvreté, beaucoup devant faire face à une marginalisation politique, économique, sociale et culturelle. Nombre d’entre eux sont touchés par les inégalités de revenus, d’accès à l’éducation, de soins de santé, d’accès au travail et de représentation politique.

Dans le contexte de transformation de l’État après plus d’une décennie de conflits dans le pays, le mouvement des peuples indigènes au Népal a fait pression pour obtenir un système étatique fédéral et séculaire, dans lequel leurs droits à l’autodétermination, à l’autonomie ethnique et linguistique sont garantis, également à travers l’action affirmative et la représentation proportionnelle.

La convention n°169 a été ratifiée par le Népal en septembre 2007, faisant du Népal le deuxième pays en Asie à signer cette convention.1 Cette étape majeure a été le résultat d’une pression et d’efforts soutenus de la part des peuples indigènes et des activistes du Népal. Dans le processus de transformation politique, la convention n° 169 a été largement promue en tant que cadre de dialogue sur les préoccupations clés soulevées par le mouvement national des peuples indigènes. Maintenant que la convention a été ratifiée, il reste beaucoup à faire pour garantir une mise en œuvre efficace. Le potentiel de la convention comme cadre de développement complet pour guider des politiques et des programmes liés aux peuples indigènes est exploré, en particulier dans le contexte de la consultation, de la participation, du développement, de l’emploi et des fonctions, ainsi que du « travail décent ».

Le PRO 169 a travaillé, entre autres, sur les points suivants :

La formation et le renforcement des capacités du gouvernement et des institutions indigènes sur les droits des peuples indigènes ;

La sensibilisation des bailleurs de fonds et des agences de l’ONU au potentiel de la convention 169 en tant que cadre pour le développement des peuples indigènes ;

L’intégration des questions relatives aux peuples indigènes dans des projets de coopération technique ; et

Le développement d’une proposition de programme pour promouvoir la participation et la consultation des peuples indigènes dans le processus d’élaboration de la constitution au Népal.

1 Les îles Fidji étant le premier État à ratifier la convention n° 169 en 1998.

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