RCCIT: Observation générale concernant l'Ex-République yougoslave de Macédoine. Publication: 2007
Description:(RCCIT Observation générale)
Pays:(Macédoine)
Session de la Conference:96
Document:22
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Document No. (ilolex): 122007MKD
I. Observations et informations concernant les rapports sur les conventions ratifiées
(Artciles 22 et 35 de la Constitution)A. Discussion sur les cas de manquements graves des Etats Membres à leurs obligations de faire rapport et à d'autres obligations liées aux normes
b) Manquements à l'envoi de premiers rapports sur l'application des conventions ratifiées
Une représentante gouvernementale de l'Arménie a indiqué que, lors de la 95e session de la Conférence internationale du Travail, son gouvernement avait déclaré qu'il respecterait pleinement ses obligations relatives à l'envoi de rapports d'ici une période de deux ans. Le gouvernement attache une grande importance à ces obligations et il s'emploie sérieusement à s'en acquitter, avec l'assistance technique du BIT, particulièrement avec le bureau sous-régional de Moscou, dont le concours est particulièrement apprécié. Depuis la 95e session de la Conférence, l'Arménie a soumis sept des quatorze rapports requis, notamment sur l'application des conventions nos 29, 81, 95, 98, 100, 105 et 122. Malheureusement, la majeure partie des rapports a été soumise en avril 2007, soit trop tard pour être incluse dans le rapport de la commission d'experts. En conclusion, l'oratrice s'est dite heureuse de pouvoir annoncer que les sept rapports manquants sur les conventions nos 17, 18, 111, 135, 151, 174 et 176 étaient en cours de rédaction et qu'ils seraient présentés au BIT au cours des prochains mois. L'Arménie pourra ainsi rattraper complètement son retard avant la fin de l'année 2007.
Un représentant gouvernemental de la Gambie a indiqué que les rapports sur les conventions nos 29, 138 et 182 avaient été envoyés au BIT mais qu'ils n'avaient apparemment pas été reçus. Son gouvernement essaiera de trouver les copies de ces rapports et de les envoyer à nouveau au BIT. Les rapports seront refaits dans l'éventualité où ils ne pourraient être retrouvés. L'assistance technique du BIT, à cet égard mais aussi sur d'autres questions, serait très appréciée car la division de l'emploi du ministère ne compte qu'une seule personne. Un représentant gouvernemental de la Serbie a exprimé le ferme engagement de l'ensemble des institutions de l'Etat à respecter les obligations constitutionnelles de leur pays. Cependant, deux facteurs ont eu un impact sur le défaut de soumettre des rapports en 2003 et 2005. D'abord, avant mai 2006, en raison de ses particularités constitutionnelles, des difficultés de fonctionnement et un manque de cohérence dans l'administration publique handicapaient la communauté d'Etats Serbie-Monténégro. Puis, lorsque les deux républiques sont devenues indépendantes, la Serbie a fait face à un nouveau défi, notamment en ce qui concerne la manière de mener les transformations institutionnelles nécessaires afin de respecter ses obligations internationales le plus efficacement possible. Ce défi est toujours d'actualité. L'autre côté du problème concerne l'intérêt de la Serbie de protéger les normes du travail dans les secteurs couverts par les conventions concernées. Après la dissolution de la communauté d'Etats, la Serbie est devenue un pays sans littoral. Il a donc fallu porter son attention sur la législation et les secteurs pertinents. Cette situation a néanmoins été prise en considération dans le contexte des obligations découlant de l'appartenance à l'OIT. Un processus de consultation avec les ministères compétents a récemment été initié, et le gouvernement va s'employer à établir les rapports sur l'application de toutes les conventions ratifiées. En conclusion, l'orateur a remercié particulièrement le bureau sous-régional de l'OIT à Budapest pour son assistance très utile relative à l'obligation de faire rapport ainsi qu'à d'autres questions. Des fonctionnaires spécialistes ont aussi participé au cours sur les normes internationales du travail à Turin et Genève, qui a été très apprécié. Le gouvernement espère pouvoir bénéficier d'autres programmes de formation et aussi de l'assistance technique du BIT pour pouvoir s'acquitter plus efficacement de ses obligations de faire rapport. Un représentant gouvernemental de l'ex-République yougoslave de Macédoine a indiqué que, depuis la dernière session de la Conférence, son gouvernement était sérieusement engagé à mettre fin à ses retards relatifs à l'envoi de rapports avec l'assistance du BIT. Depuis le début de cette session, les rapports sur les conventions nos 87 et 98 ont été soumis. Les rapports sur les conventions nos 105 et 182 sont en préparation et seront prêts au plus tard en septembre 2007. La commission a pris note des informations communiquées et des explications données par les représentants gouvernementaux qui ont pris la parole et elle a rappelé l'importance de l'envoi de premiers rapports sur l'application des conventions ratifiées. Elle a rappelé que les gouvernements peuvent toujours recourir à l'assistance technique du Bureau pour parvenir à s'acquitter dans les meilleures conditions de cette obligation. La commission a décidé de mentionner au paragraphe prévu à cet effet de son rapport général, les cas suivants: depuis 1992: Libéria (convention no 133); depuis 1995: Arménie (convention no 111), Kirghizistan (convention no 133); depuis 1996: Arménie (convention nos 135, 151); depuis 1998: Arménie (convention no 174), Guinée équatoriale (conventions nos 68, 92); depuis 1999: Turkménistan (conventions nos 29, 87, 98, 100, 105, 111); depuis 2001: Arménie (convention no 176); depuis 2002: Gambie (conventions nos 29, 105, 138), Saint-Kitts-et-Nevis (conventions nos 87, 98), Sainte-Lucie (conventions nos 154, 158, 182); depuis 2003: Dominique (convention no 182), Gambie (convention no 182), Iraq (conventions nos 172, 182), Serbie (conventions nos 27, 113, 114); depuis 2004: Antigua-et-Barbuda (conventions nos 122, 131, 135, 142, 144, 150, 151, 154, 155, 158, 161, 182), Dominique (conventions nos 144, 169), ex-République yougoslave de Macédoine (convention no 182); et depuis 2005: Albanie (conventions nos 174, 175, 176), Antigua-et-Barbuda (convention no 100), Arménie (convention no 17), ex-République Yougoslave de Macédoine (convention no 105), Libéria (conventions nos 81, 144, 150, 182), Ouganda (convention no 138), Serbie (conventions nos 8, 16, 22, 23, 53, 56, 69, 73, 74). --------------- d) Informations écrites reçues jusqu'à la fin de la réunion de la Commission de l'application des normes (Note_1)Afrique du Sud. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni des réponses à tous les commentaires de la commission.
Bahamas. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni des réponses à la majorité des commentaires de la commission.
Bosnie-Herzégovine. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni les premiers rapports concernant l'application des conventions nos 105 et 182.
Botswana. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni des réponses à la majorité des commentaires de la commission.
Burkina Faso. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni des réponses à la majorité des commentaires de la commission.
République de Corée. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni des réponses à la majorité des commentaires de la commission.
Côte d'Ivoire. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni le premier rapport concernant l'application de la convention no 138.
Dominique. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni des réponses à la majorité des commentaires de la commission.
Erythrée. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni des réponses à tous les commentaires de la commission.
Estonie. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni des réponses à tous les commentaires de la commission.
Ex-République yougoslave de Macédoine. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni certains des rapports dus concernant l'application des conventions ratifiées ainsi que des réponses à la majorité des commentaires de la commission.
Grenade. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni des réponses à tous les commentaires de la commission.
Indonésie. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni des réponses à tous les commentaires de la commission.
République islamique d'Iran. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni des réponses à la majorité des commentaires de la commission.
Kazakhstan. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni des réponses à la majorité des commentaires de la commission.
Malte. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni des réponses à tous les commentaires de la commission.
Papouasie-Nouvelle-Guinée. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni des réponses à tous les commentaires de la commission.
Royaume-Uni (Montserrat). Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni certains des rapports dus concernant l'application des conventions ratifiées.
Saint-Kitts-et-Nevis. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni un des rapports dus concernant l'application des conventions ratifiées.
Saint-Marin. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni certains des rapports dus concernant l'application des conventions ratifiées.
Sao Tomé-et-Principe. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni la majorité des rapports dus concernant l'application des conventions ratifiées ainsi que des réponses à la majorité des commentaires de la commission.
Swaziland. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni des réponses à la majorité des commentaires de la commission.
République-Unie de Tanzanie. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni des réponses à la majorité des commentaires de la commission.
Trinité-et-Tobago. Depuis la réunion de la commission d'experts, le gouvernement a fourni des réponses à la majorité des commentaires de la commission.
----------- III. Rapport sur les conventions non ratifiées et les recommandations (Article 19 de la Constitution)a) Manquements à l'envoi des rapports depuis les cinq dernières années sur des conventions non ratifiées et des recommandations
Une représentante gouvernementale de l'Arménie a réitéré l'engagement de son pays à respecter toutes ses obligations en tant que Membre de l'OIT. Les informations concernant la soumission en vertu de l'article 19 de la Constitution de l'OIT ont été transmises au BIT en mai 2007. Comme prescrit, le gouvernement a soumis à l'Assemblée nationale toutes les conventions et recommandations adoptées à la 80e session et aux sessions suivantes de la Conférence internationale du Travail. Quatre des conventions soumises ont déjà été ratifiées (conventions nos 173, 174, 176 et 182), alors que six font toujours l'objet de discussions (conventions nos 175, 177, 181, 183, 184 et 187). La plupart des recommandations pertinentes ont été prises en considération lors de l'élaboration de la législation nationale. Les recommandations nos 185, 186 et 187 font toujours l'objet de discussions. Les instruments concernant les questions maritimes ne constituent pas une priorité pour l'Arménie, qui est un pays sans littoral.
Une représentante gouvernementale de la Bosnie-Herzégovine a déclaré que les autorités de son pays font tout ce qui est en leur pouvoir pour s'acquitter des obligations qui leur incombent au titre de l'article 19 de la Constitution de l'OIT. Avec l'assistance du BIT, l'élaboration et l'envoi de tous les rapports dus, y compris au titre de l'article 19, seront possibles avant la fin 2007. Un représentant gouvernemental de Djibouti a rappelé que son pays a ratifié non moins de 68 conventions depuis son accession à l'indépendance et que la charge de travail correspondante dépasse les faibles moyens des organes gouvernementaux de ce pays. A ce titre, le gouvernement de Djibouti reste attentif aux périodes au cours desquelles il lui serait possible de dénoncer les conventions qui ne présentent pas une grande pertinence pour le pays. Le gouvernement s'engage néanmoins à faire prochainement tout ce qui est en son pouvoir pour que les rapports attendus soient envoyés à la commission. Un représentant gouvernemental de l'ex-République yougoslave de Macédoine a informé la commission que son gouvernement avait, au cours de l'année passée, fait porter ses efforts en priorité sur l'accomplissement de ses obligations de faire rapport sur les conventions fondamentales ratifiées. Du fait des contraintes de temps et d'un manque de ressources, le gouvernement n'a pas été en mesure d'élaborer des rapports sur les conventions non ratifiées. Il accorde néanmoins la plus grande importance aux obligations qui lui incombent en vertu de la Constitution de l'OIT et espère qu'avec l'assistance du Bureau il lui sera possible de présenter tous les rapports dus avant la prochaine session de la Conférence. Un représentant gouvernemental de Kiribati a déclaré que le processus de soumission de rapports sur les conventions non ratifiées ne posait pas de problème majeur. Le gouvernement poursuit sa collaboration avec les principaux partenaires en la matière et travaille, avec l'assistance de l'OIT, en vue d'une ratification avant la prochaine session de la Conférence. La commission a pris note des informations communiquées et des explications données par les représentants gouvernementaux qui ont pris la parole. Elle a souligné l'importance qu'elle attache à l'obligation constitutionnelle d'envoyer des rapports sur les conventions non ratifiées et les recommandations. De tels rapports permettent en effet une meilleure évaluation de la situation dans le contexte des études d'ensemble de la commission d'experts. Elle a rappelé à cet égard qu'il peut être recouru à l'assistance technique du BIT pour faciliter l'accomplissement de cette obligation. La commission a insisté sur le fait que tous les Etats Membres devraient satisfaire à leurs obligations à cet égard et a exprimé le ferme espoir que les gouvernements de l'Albanie, d'Antigua-et-Barbuda, de l'Arménie, de la Bosnie-Herzégovine, du Cap-Vert, des Comores, du Congo, de Djibouti, de l'Ex-République yougoslave de Macédoine, de la Guinée, des Iles Salomon, du Kazakhstan, du Kirghizistan, de Kiribati, du Libéria, de l'Ouganda, de l'Ouzbékistan, de la République démocratique du Congo, de Sao Tomé-et-Principe, de la Sierra Leone, de la Somalie, du Tadjikistan, du Togo et du Turkménistan satisferont à l'avenir à leurs obligations en application de l'article 19 de la Constitution. La commission a décidé de mentionner ces cas dans la section correspondante de son rapport général. Les membres travailleurs ont rappelé que l'obligation d'envoyer des rapports est un élément clé du système de contrôle de l'OIT. A ce titre, ils estiment que les gouvernements qui n'envoient pas leurs rapports s'arrogent un avantage injuste vis-à-vis des gouvernements qui s'acquittent de cette obligation car ils se soustraient de facto à l'examen de la Commission de l'application des normes. Les membres employeurs ont remercié les gouvernements qui ont soumis les rapports dans les délais impartis ou qu'ils aient fourni des informations devant la commission pour expliquer leur situation. D'une manière générale, il est évident que le manquement à l'obligation de soumettre les instruments aux autorités compétentes de même qu'à l'obligation de faire rapport portent atteinte fondamentalement au processus de ratification et de mise en œuvre des instruments. Lorsque les instruments de l'OIT ne sont pas soumis aux autorités compétentes, toute ratification en devient exclue. Les informations communiquées pour les besoins de l'étude d'ensemble permettent à la commission d'experts d'identifier les obstacles à l'application des instruments et de suggérer des solutions. Lorsqu'une convention a été ratifiée, les premiers rapports sont déterminants pour permettre à la commission d'experts d'évaluer la mesure dans laquelle elle est appliquée par le pays et de faire des commentaires utiles. Sans la soumission de rapports, le système de contrôle dans son ensemble ne peut fonctionner. C'est pourquoi l'OIT doit établir des contacts avec les pays concernés lorsque ceux-ci n'ont pas été accrédités pour la Conférence. En cas d'impossibilité substantielle pour un gouvernement de faire rapport, il faut que le Bureau fournisse une assistance technique. On peut aussi envisager que les pays dotés de systèmes assez bien développés sur ce plan viennent en aide à ceux qui n'ont pas de telles capacités. Pour conclure, les membres employeurs ont souligné que ces questions sont assurément les plus importantes parmi celles que discute cette commission.
Note 1La liste des rapports reçus figure à la deuxième partie du rapport, annexe I
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