Statistiques sur la durée du travail

Les statistiques de la durée du travail ont trait aux heures de travail et à la répartition de ces heures dans le temps.

La durée du travail renvoie à toute période consacrée à des activités qui concourent à la production de biens et de services.

La répartition des heures de travail a trait à l’aménagement des horaires de travail sur une journée, une semaine ou un mois : par exemple le matin, l’après-midi, le soir, du lundi au vendredi, les fins de semaine, sous forme d’heures supplémentaires etc.

L’aménagement des horaires de travail peut être combiné avec les heures de travail et des informations sur leur caractère fixe ou variable pour en déduire de multiples formes de répartition du temps de travail, se rapportant à des horaires autres que les horaires réguliers à plein temps, par exemple lorsque les travailleurs sont priés par leur employeur ou choisissent eux mêmes (a) d’effectuer plus ou moins d’heures que la durée normale de travail à plein temps, (b) de ne travailler qu’une partie de l’année, (c) une partie de la semaine, (d) de la nuit, (e) ou les fins de semaine, (f) de se présenter au travail ou de le quitter à des moments variés (g) et/ou d’avoir un horaire journalier ou hebdomadaire variable dans le cadre de plans de travail «annualisés», qui déterminent le temps de travail sur une longue période d’un an et permettent de varier les horaires hebdomadaires.

Définitions statistiques et définitions juridiques

Les définitions juridiques de la durée du travail jouent un rôle important qu’il faut prendre en compte lors de la production de statistiques. En effet, la définition de la durée du travail à des fins de mesure statistique n’est pas toujours équivalente à celle qu’en donne la législation du travail. Les lois sont généralement adaptées « sur mesure » aux objectifs des groupes d’employeurs et de syndicats intéressés. Elles visent des groupes de travailleurs spécifiques et ne sont pas comparables entre elles. Mais elles sont néanmoins utiles pour les négociations entre les employeurs et les salariés pour des groupes spécifiques de travailleurs. D’autre part, la mesure du temps de travail devrait pouvoir fournir des estimations nationales (ou régionales) permettant des comparaisons entre groupes de travailleurs. Mais cette démarche exige des concepts standard qui pourraient exclure, pour des groupes particuliers de travailleurs, le temps consacré à des activités qui ne sont pas couvertes par la législation du travail. Par exemple, la pause de midi peut être considérée comme du temps de travail et être rémunérée en vertu d’une convention collective particulière, mais elle devrait être exclue de la définition statistique. Le temps consacré aux déplacements entre le domicile et le travail, au service militaire, ou à la fonction de juré dans un procès en sont d’autres exemples. Il peut également s’agir d’activités qui sont exclues de la législation du travail, par exemple le temps passé à changer de vêtements et autres préparatifs, activités qui sont parfois exclues de la durée du travail dans les contrats de travail et ne sont pas rémunérées, mais qui sont incluses dans la définition statistique, par exemple le travail à domicile et les heures supplémentaires lorsque ceux-ci ne sont pas rémunérés. Il est important de connaître les différents objectifs et applications des deux catégories de concepts de façon à collecter et analyser les données correctement.