Transcription :
Lorsque le tsunami a frappé la côte nord-est de l’île indonésienne de Sumatra, il a tout détruit dans un rayon de deux kilomètres à l’intérieur des terres. Les villages de pêcheurs situés dans le district d’Aceh Besar se sont ainsi retrouvés coupés du monde, puisque la route de huit kilomètres les reliant au reste de l’île avait été engloutie.
Un projet de reconstruction de cet axe routier est actuellement en cours.
Rina Sari, Département des travaux publics, Gouvernement indonésien
La reconstruction de cette route est vitale pour les habitants de cette région, puisqu’ils en ont besoin pour poursuivre leurs activités économiques.
En partenariat avec le gouvernement indonésien, l’Organisation internationale du Travail a mis au point un projet pilote pour la reconstruction de cette route. Il s’agit d’un projet basé sur des technologies à haute intensité de main d’œuvre, qui nécessite donc un minimum d’équipements et permet de donner du travail aux habitants des villages locaux.
Eav Kong, expert de l’OIT spécialisé en technologies à haute intensité de main d’oeuvre
Ce projet nous permet de fournir du travail aux rescapés du tsunami tout en renforçant la capacité des fonctionnaires gouvernementaux et des petites entreprises qui collaborent avec nous.
Ce projet de reconstruction routière met en oeuvre une technologie durable dénommée Macadam, qui permet de construire un kilomètre de route en six semaines pour une fraction du coût d’une route goudronnée classique.
Cette technologie étant facile à enseigner à des travailleurs non qualifiés, 300 ouvriers et entrepreneurs de la région s’y sont familiarisés grâce à une formation dispensée par l’OIT. Et cela a permis de générer environ 8.000 journées de travail.
Zain Usman, sous-directeur de l’entreprise de travaux publics Sela Rizki Bersaudara
Grâce à la formation que nous avons reçue, nous pouvons éviter des erreurs pendant la construction des routes. En tant que prestataire de services et habitant de la région, j’espère que nous obtiendrons les fonds nécessaires pour continuer à reconstruire dans d’autres zones d’Aceh.
D’autres projets sont en effet en préparation. L’OIT a obtenu le financement pour la reconstruction de 130 kilomètres additionnels de routes provinciales.
Les habitants de la province d’Aceh mettront du temps à surmonter le traumatisme lié au tsunami, mais ils sont peu à peu en route vers la reconstruction.


Imprimer
Envoyer