Transcription :
La boxe est considérée comme un des derniers bastions masculins dans le sport, mais plus pour longtemps. Voici Myriam Lamare, deux fois championne du monde des poids super-légers.
Myriam Lamare, championne du monde de boxe en poids super-légers
C’est vrai que je veux faire de la boxe, d’autres vont avoir envie d’être astronautes, d’autres vont être attirées par la plongée, les profondeurs, d’autres vont être attirées par le tir au pistolet et que, bien pourquoi pas ? Une femme, pourquoi une femme ne monterait pas sur un ring pour s’exprimer ?
Dans sa ville de Marseille, en France, Lamare s'entraîne tous les jours. Elle a commencé à boxer à 18 ans, après qu'un entraîneur américain lui eut proposé de s'y essayer dans son club. Deux semaines plus tard, elle était accro. D'abord championne du monde amateur de boxe et de kickboxing, elle est passée professionnelle en 2000. Lamare détient déjà deux des quatre ceintures de championnat mondial et son but est de les remporter toutes.
Louis Lavaly, l'entraîneur de Myriam Lamare
Au départ, on l’a regardée un peu, on s’est demandé qu’est-ce qu’elle venait foutre à la boxe. Elle a fini petit à petit par avoir le respect, hé bien maintenant, le respect, il est immense. Il faut savoir que Myriam à la fin, c’est elle la patronne.
Nicolas Ribet, boxeur amateur
Pour moi, Myriam Lamare, c’est un emblème de la boxe. Un parce qu’elle a révolutionné le monde de la boxe, elle a réussi à faire rentrer dans ce milieu, comment dire, des personnes féminines.
Lamare a certes remporté des combats contre des hommes de son club, mais il lui faut encore convaincre le reste du monde.
La boxe professionnelle féminine est passée à la vitesse supérieure dans les années soixante-dix. Plus de 700 femmes à travers le monde la pratiquent aujourd'hui, mais leurs gains sont cinq à sept fois inférieurs à ceux de leurs homologues masculins.
Lamare complète ses revenus de la boxe en travaillant pour l'hôtel de ville de Marseille, en organisant des événements sportifs et en faisant la promotion du sport auprès des jeunes.
Myriam Lamare
Les jeunes en général, elles sont très rassurées parce qu’elles se disent que maintenant, une femme peut aussi venir à la boxe comme un homme. Et que c’est vrai que ça démocratise un petit peu notre sport aux yeux du tout public.
Tout le monde ne peut pas embrasser une carrière de boxeuse, mais elle va comme un gant (de boxe) à Myriam, et ses ambitions sont grandes.


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