Steen Justesen arrive à l'improviste et monte à bord du Navion Oceania. Il est expert navire pour l'Autorité maritime danoise et vient effectuer un contrôle par l'État du port pour vérifier la navigabilité du navire et les conditions de travail de l'équipage.
Il s'agit d'un nouveau pétrolier de 260 mètres battant pavillon norvégien et dont l'équipage est scandinave.
Steen Justesen, expert navire, Autorité maritime danoise
Si nous constatons des défaillances en matière de sécurité, le navire sera immobilisé. Par exemple, si la pompe d'incendie de secours ou le groupe électrogène de secours ne fonctionne pas, il sera immobilisé.
Ensemble, le chef mécanicien et Steen Justesen vérifient le système de gouverne d'urgence et les avertisseurs d'incendie.
Le capitaine et l'équipage comprennent qu'il s'agit de veiller au respect des normes internationales.
Arild Magnussen, capitaine, Navion Oceania Tee-Kay Marine Services
Il faut qu'il y ait un système pour vérifier si les navires respectent l'ensemble des réglementations et de la législation, et ce type de navire a l'habitude des contrôles, non seulement par les autorités portuaires mais aussi par les compagnies pétrolières.
D'autres marins n'ont pas cette chance. Certains sont exploités par des employeurs peu scrupuleux, ne reçoivent pas leur salaire, voire sont abandonnés dans des ports à l'étranger.
Pour améliorer les conditions de travail dans tout le secteur, l'Organisation internationale du Travail a, en février 2006, adopté à l'unanimité une nouvelle convention du travail maritime. Celle-ci procure aux 1,2 million de marins une «déclaration des droits» qui, contrairement au passé, est applicable dans chaque port.
Cleopatra Doumbia-Henry, directrice, Département des normes internationales du travail, BIT
Ce que nous voulons pouvoir garantir, c'est que les normes internationales applicables à ce secteur, qui est un secteur à l'échelle mondiale, soient effectivement appliquées de manière universelle.
La convention offrira l'ensemble le plus exhaustif à ce jour de normes du travail dans le secteur maritime. C'est une bonne nouvelle pour les marins et pour les entreprises, dans un secteur qui traite 90 pour cent du commerce mondial.


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