La Commission mondiale sur la dimension socialede la mondialisation est priée instamment de rechercher les moyens d'étendre les avantages de la mondialisation
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La Commission mondiale sur la dimension socialede la mondialisation est priée instamment de rechercher les moyens d'étendre les avantages de la mondialisation

GENÈVE (Nouvelles du BIT) - Des dirigeants de pays du Nord et du Sud, réunis à l'occasion de la Conférence internationale de l'ONU sur le financement du développement (Monterrey, Mexique), ont demandé instamment aujourd'hui à la nouvelle Commission mondiale de l'Organisation internationale du Travail (OIT) sur la dimension sociale de la mondialisation de rechercher les moyens de réduire la pauvreté, de faire progresser les économies et de lutter contre l'incertitude et le désarroi qui existent à l'échelle mondiale.

Communiqué de presse | 25 mars 2002

GENÈVE (Nouvelles du BIT) - Des dirigeants de pays du Nord et du Sud, réunis à l'occasion de la Conférence internationale de l'ONU sur le financement du développement (Monterrey, Mexique), ont demandé instamment aujourd'hui à la nouvelle Commission mondiale de l'Organisation internationale du Travail (OIT) sur la dimension sociale de la mondialisation de rechercher les moyens de réduire la pauvreté, de faire progresser les économies et de lutter contre l'incertitude et le désarroi qui existent à l'échelle mondiale.

A leur première réunion, les 25 membres de la Commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation, que l'OIT a établie pour promouvoir le dialogue sur l'économie mondialisée, ont écouté l'appel lancé par ses coprésidents, M me Tarja Halonen (Finlande) et M. Benjamin Mkapa (République-Unie de Tanzanie).

«Le monde a un besoin impérieux d'espoir et je veux croire que la commission lui donnera la confiance nécessaire pour faire face aux défis du nouveau millénaire sans céder ni à l'incertitude ni au désarroi. Nous devons redonner espoir au monde, car rien n'est aussi déstabilisant que la crainte et le désespoir», a déclaré M. Mkapa.

Dans son discours d'ouverture, M me Halonen a dit: «La mondialisation est là pour longtemps et nous, communauté internationale, nous devons faire en sorte que la mondialisation fonctionne et soit plus bénéfique pour tous.»

Faisant observer qu'elle venait de participer à la Conférence internationale de l'ONU sur le financement du développement, dont les débats ont porté essentiellement sur la réduction de la pauvreté et l'aide internationale, elle a demandé aux membres de la commission de formuler des propositions et des recommandations viables pour orienter la mondialisation.

Le Directeur général du Bureau international du Travail (BIT), M. Juan Somavia, membre d'office de la commission, a déclaré que la création de la commission répond aux besoins des gens ordinaires et de leurs familles qui luttent pour faire face aux mutations sans précédent que la mondialisation a entraînées dans leur vie quotidienne. Il a indiqué que la réunion de la commission serait l'occasion de se mettre d'accord sur l'action à suivre pour étendre les avantages de la mondialisation.

La première réunion de la commission visera principalement à identifier les principaux moyens de rendre viable la mondialisation et de promouvoir un partage équitable de ses avantages. La commission a prévu plusieurs réunions pour l'année à venir et elle soumettra au terme de celles-ci un rapport final au Directeur général du BIT.

Les membres de la commission sont: M me Valentina Matvienko, Vice-Premier ministre russe; M. Taizo Nishimuro (Japon), président du conseil d'administration de Toshiba Corporation; M me Eveline Herfkens, ministre de la Coopération pour le développement des Pays-Bas; M. Giuliano Amato, ancien Premier ministre italien; M. Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie en 2001; M. Julio María Sanguinetti, ancien Président de l'Uruguay; M me Ruth C.L. Cardoso, épouse du Président du Brésil et présidente de l'association Comunidade solidária; M me Ann McLaughlin Korologos, vice-présidente de la Rand Corporation et ancienne secrétaire du Travail des Etats-Unis; M. Surin Pitsuwan, ancien ministre des Affaires étrangères de la Thaïlande; M. Deepak Nayyar, vice-président de l'Université de Delhi et ancien conseiller économique principal du gouvernement indien; M. Hernando de Soto, auteur de plusieurs ouvrages de politique économique et président de l'Institut pour la liberté et la démocratie au Pérou; M. John J. Sweeney, président de la Fédération américaine du travail et du Congrès des organisations industrielles (AFL-CIO); M. François Perigot, président de l'Organisation internationale des employeurs et ancien président directeur général d'Unilever France; M me Heba Handoussa (Egypte), directrice générale du Forum de recherche économique pour les pays arabes, l'Iran et la Turquie; M. Lu Mai, secrétaire général du Centre de recherche pour le développement (Conseil d'Etat); M me Victoria Tauli-Corpuz (Philippines), présidente et rapporteur du conseil d'administration du Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les populations autochtones; M me Aminata D. Traoré (Mali), auteur et coordinatrice du Forum social africain; M. Ernst Ulrich von Weizsaecker (Allemagne), scientifique et parlementaire; M. Zwelinzima Vavi, secrétaire général du Congrès des syndicats sud-africains.

Les membres d'office de la commission sont: M. Juan Somavia, Directeur général du BIT; M. Alain Ludovic Tou (Président du Conseil d'administration du BIT); Lord Bill Brett (Président du groupe des travailleurs du Conseil d'administration); et M. Daniel Funes de Rioja (Président du groupe des employeurs du Conseil d'administration).

«La mondialisation peut et devrait être un moteur puissant de croissance, de coopération internationale et de développement», a déclaré M. Mkapa. «Elle doit conduire à une forme de croissance, de coopération et de développement qui récompense les entreprises et les travailleurs qui créent des richesses, être viable et utile pour les collectivités et, en fin de compte, profiter à l'ensemble des nations et stabiliser la communauté internationale.»

«Notre rôle est de trouver les moyens pour que la mondialisation soit bien organisée et partagée et gérée par tous», a-t-il conclu.

Note aux correspondants:

Pour un complément d'information, prière de s'adresser à:

Michael Keats, Département de la communication du BIT
Tél.: +4122/799-6690
Fax: +4122/799-8577
E-mail: keats@ilo.org

Unité responsable: Communication et information au public

Référence: BIT/02/14

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