GENÈVE (Nouvelles du BIT) - Le Conseil d'administration du Bureau international du Travail (BIT) va se réunir du 6 au 21 novembre pour examiner un certain nombre de questions liées au travail, comme la dimension sociale de la mondialisation, la liberté d'association au Bélarus et le travail forcé au Myanmar.
Durant la session, le Conseil d'administration discutera d'un nouveau code de bonne conduite sur la violence dans le secteur des services. Les délégués se pencheront sur d'autres questions telles que la coopération technique dans les territoires arabes occupés et l'ordre du jour de la Conférence internationale du Travail de 2005 et 2006, les possibilités de réformer le fonctionnement des instances de décision du BIT.
La 288e session comptera une intervenante exceptionnelle en la personne de S.E. Mme Tarja Halonen, Présidente de la République de Finlande. Celle-ci s'adressera au Conseil d'administration dans le cadre d'une session de son Groupe de travail sur la dimension sociale de la mondialisation le 17 novembre. Les sessions de ce comité spécial chargé des questions liées à la mondialisation sont souvent suivies par des gouvernements qui ne sont pas membres du Conseil d'administration ainsi que par des représentants d'organisations intergouvernementales clés.
Mme la Présidente Halonen et S.E.M. Benjamin Mkapa, Président de la République-Unie de Tanzanie, sont les deux coprésidents de la Commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation établie en 2002. La Commission mondiale a pour mission de produire des idées et des politiques novatrices afin que la mondialisation profite à tout le monde et ne soit pas synonyme d'exclusion. La Commission fera ses recommandations et indiquera les moyens de mobiliser les compétences des différents acteurs dans son rapport qui sera rendu public en 2004.
Le Groupe de travail discutera également les rapports sur "La responsabilité sociale des entreprises et les normes internationales du travail" et "Les politiques et partenariats sociaux pour une bonne gouvernance".
Révision des normes du travail et autres questions
A propos du Bélarus, le Conseil d'administration examinera une plainte déposée selon l'article 26 de la Constitution de l'Organisation internationale du Travail (OIT) concernant l'inexécution par le gouvernement des conventions fondamentales sur la liberté syndicale (n° 87 et n° 98) introduite par les délégués des travailleurs à la session de juin 2003 de la Conférence internationale du Travail. Selon l'article 26 de la Constitution du BIT, le Conseil d'administration peut envisager d'établir une commission d'enquLte pour examiner la situation d'un Etat membre. Le Conseil d'administration étudiera également un rapport examinant l'avancement des efforts entrepris par le gouvernement du Myanmar dans la lutte contre le travail forcé. La tentative pour mettre en route un plan conjoint a échoué du fait de violents affrontements qui se sont déroulés dans le pays en mai 2003, au moment de la détention de la chef de l'opposition, Daw Aung San Suu Kyi.
La Commission de l'emploi et de la politique sociale du Conseil d'administration évaluera les progrès accomplis en matière de projets pilotes comme la mise en place de la fiducie sociale mondiale ou du programme sur le travail décent. La fiducie mondiale est un concept novateur dont l'idée de base est de demander aux personnes vivant dans les pays riches de verser volontairement une somme mensuelle qui serait investie dans la création de régimes de protection sociale dans les pays moins avancés.
Un rapport sur le VIH/SIDA et l'Agenda du Travail Décent et l'orientation du programme BIT/SIDA de la sensibilisation à l'action sera également discuté par le même comité. A l'ordre du jour de ce comité également une étude sur les politiques actives d'emploi contenant des recommandations pour les pays développés, en développement ou en transition.
Le Conseil d'administration est l'organe exécutif du Bureau international du Travail (le Bureau étant le secrétariat de l'Organisation). Il se réunit trois fois pas an, en mars, juin et novembre. Il prend des décisions concernant l'action du BIT, adopte l'ordre du jour de la Conférence internationale du Travail ainsi que les propositions de programme et de budget qui sont soumises à celle-ci et il élit le Directeur général.
Il se compose de 56 membres titulaires (28 membres gouvernementaux, 14 membres employeurs et 14 membres travailleurs) et de 66 membres adjoints (28 gouvernements, 19 employeurs et 19 travailleurs). Parmi les sièges gouvernementaux, 10 sont détenus en permanence par de grands pays industrialisés (Brésil, Chine, France, Allemagne, Inde, Italie, Japon, Fédération de Russie, Royaume-Uni et Etats-Unis). Les autres membres gouvernementaux sont élus tous les trois ans par la Conférence.


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