La liberté syndicale au menu du Conseil d'administration du BIT M. Eui-Yong Chung élu à la présidence du Conseil pour 2003-2004
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La liberté syndicale au menu du Conseil d'administration du BIT M. Eui-Yong Chung élu à la présidence du Conseil pour 2003-2004

Conseil d'administration du Bureau international du Travail (BIT) a élu vendredi à sa présidence M. Eui-Yong Chung, ambassadeur de la République de Corée. Il succède pour 2003-2004 à Lord Brett, du Royaume-Uni.

Communiqué de presse | 20 juin 2003

GENÈVE (Nouvelles du BIT) – Le Conseil d'administration du Bureau international du Travail (BIT) a élu vendredi à sa présidence M. Eui-Yong Chung, ambassadeur de la République de Corée. Il succède pour 2003-2004 à Lord Brett, du Royaume-Uni.

La 287e session du Conseil – qui se tient au lendemain de la Conférence internationale du Travail – a examiné diverses questions et, en particulier, un rapport du Comité de la liberté syndicale.

Elections

M. Chung, qui avait été élu vice-président en juin 2002, est également membre ex-officio de la Commission mondiale de l'OIT sur la dimension sociale de la mondialisation et joue un rôle actif au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Avant sa désignation à Genève, il avait été ministre adjoint du Commerce.

M. Leroy Trotman, porte-parole du groupe des travailleurs au Conseil d'administration et Secrétaire général de l'Union des travailleurs de la Barbade, a été élu vice-président (travailleurs). Au titre des employeurs, c'est M. Daniel Funes de Rioja, Président du département de politique sociale de l'Union des industries argentine et Président du groupe des employeurs de l'Organisation des Etats américains (OEA) de 1995 à 1998, qui a été réélu vice-président.

Les nouveaux élus exerceront leur mandat en 2003-2004. Le Conseil d'administration est l'organe exécutif du Bureau international du Travail et se réunit trois fois par an à Genève. Il prend les décisions politiques et décide du programme et budget de l'Organisation, qui compte aujourd'hui 176 membres.

Liberté syndicale

Le Conseil a approuvé le 331e rapport du Comité de la liberté syndicale. Au cours de sa session de mai-juin, ce dernier, qui a au total 90 cas à l'examen, s'est penché sur 28 d'entre eux, et a porté une attention particulière à la situation au Bélarus et en Colombie.

Le Comité a déploré le refus persistant du Bélarus de se conformer à ses recommandations, en particulier celle lui demandant d'autoriser l'ouverture d'une enquête indépendante sur les accusations d'ingérence du gouvernement dans les élections syndicales «dans le but de rectifier tous les effets de cette ingérence». Il a exprimé ses regrets devant l'attitude du gouvernement qui persiste dans son refus de fournir les informations demandées et de répondre aux accusations.

Le Comité a également noté avec regret le dépôt de nouvelles plaintes par deux organisations sur de graves ingérences dans leurs affaires intérieures. Il s'agit du Syndicat bélarusse des travailleurs de l'industrie automobile et de la machine agricole (STIAM) et du Syndicat des travailleurs de l'industrie radioélectrique (STIR).

Au cours de sa session de novembre 2003, le Conseil d'administration traitera d'une plainte formulée par le groupe des travailleurs du Bélarus en vertu de l'Article 26 de la Constitution de l'OIT, qui prévoit l'établissement d'une commission d'enquête.

S'agissant de la Colombie, le Comité a exprimé sa profonde préoccupation devant les situations de violence qui continuent de régner dans tous les secteurs de la société et de nouvelles allégations sur l'assassinat de 11 syndicalistes en 2003. Celles-ci viennent s'ajouter aux plaintes récemment déposées auprès du Comité par diverses organisations faisant état de 73 assassinats, aussi bien que de détentions, menaces de mort, enlèvements et tentatives de meurtre contre des membres ou des officiels de syndicats, en 2002.

Le Comité a rappelé que la liberté syndicale ne pouvait s'exercer que dans un contexte où les droits fondamentaux de l'homme, en particulier ceux qui ont trait à la vie et à la sécurité, sont pleinement respectés et garantis. Il a déploré que le nombre de contrevenants condamnés continuait à être très peu élevé, soulignant que, pendant toute la durée de l'examen du cas, il n'avait été rapporté que deux condamnations.

Le Comité a, enfin, réitéré sa demande au gouvernement de «mettre un terme à l'intolérable situation d'impunité et de sanctionner effectivement tous les responsables».

Au cours d'un vote, le Conseil d'administration a rejeté une requête formulée par le groupe des travailleurs demandant la création d'une commission d'enquête pour la Colombie en vertu de l'Article 26 de la Constitution de l'OIT.

Le Conseil d'administration a également examiné, sous un registre différent, un rapport sur l'évolution du programme spécial de coopération technique entre l'OIT et la Colombie.

A propos de la République de Corée, le Comité a relevé que d'importantes mesures avaient été prises ces dernières années pour assurer la liberté syndicale, mais qu'il subsistait des obstacles significatifs à une mise en application totale de ces principes. Il a néanmoins pris note avec satisfaction du «souhait et de la volonté (du gouvernement) de résoudre les problèmes qui subsistent», y compris l'octroi d'une amnistie aux syndicalistes emprisonnés.

Le Comité s'est penché sur les propositions de réforme des services publics au Japon. Il a demandé à cette fin au gouvernement de lui communiquer copie de tout amendement législatif y afférent, et rappelé les questions d'importance liées à la liberté syndicale qui devront être traitées, de manière adéquate, dans les consultations.

Unité responsable: Communication et information au public

Référence: BIT/03/36

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