GENÈVE (Nouvelles du BIT) - Le Directeur général de l'Organisation internationale du Travail (OIT), M. Juan Somavia, s'est aujourd'hui félicité de l'accord officiel qui a été négocié entre l'OIT et le Myanmar en vue de la désignation d'un facilitateur chargé d'aider les victimes éventuelles du travail forcé au Myanmar.
Dans une lettre adressée à M. U Tin Winn, ministre du Travail du Myanmar, M. Somavia a déclaré:
«Je me réjouis aussi bien de l'accord officiel concernant le facilitateur chargé d'aider les victimes éventuelles à obtenir réparation conformément aux dispositions de la législation en vigueur et de la convention (n o 29) sur le travail forcé, 1930, que de l'engagement réaffirmé par votre gouvernement d'éliminer le travail forcé, tel qu'exprimé dans l'accord officiel.
«Il est maintenant primordial que le plan d'action, y compris le choix d'un lieu pour l'exécution du projet pilote, soit arrêté définitivement le plus tôt possible. Comme vous le savez, le Conseil d'administration du BIT a souligné l'importance qu'il y a à ce que cette affaire soit réglée avant la tenue de la Conférence internationale du Travail, qui commence début juin à Genève. J'attends avec intérêt d'examiner avec vous la mise en œuvre du plan d'action pendant la Conférence.»
M. Somavia a aussi réaffirmé dans ses observations que la chargée de liaison de l'OIT à Yangon, M Hông-Trang Perret-Nguyen, «continuera à faire tout son possible pour que le plan d'action soit mené à bonne fin». Outre l'accord officiel concernant le facilitateur, ce plan d'action comportera un projet de construction d'une route dans une zone pilote, des solutions de substitution à l'utilisation du travail forcé ainsi qu'une campagne d'information et de sensibilisation.


Imprimer
Envoyer