OUAGADOUGOU (Nouvelles du BIT) – Le Directeur général de l'Organisation internationale du Travail (OIT), Juan Somavia, a déclaré aujourd'hui qu'une bonne gouvernance nationale renforce le fait que "l'Afrique est en droit d'attendre que l'équité règne au niveau mondial" et qu'"une bonne gouvernance nationale ne sera couronnée de succès qu'accompagnée d'une bonne gouvernance mondiale."
Il a aussi fait appel à un effort plus déterminé de la part de la communauté mondiale pour une politique internationale cohérente en matière de croissance mondiale, d'investissement et d'emploi permettant ainsi de lutter contre la pauvreté et le chômage en Afrique.
Lors de son discours au Sommet extraordinaire de l'Union africaine sur l'emploi et la réduction de la pauvreté en Afrique, qui a lancé la conférence des chefs d'Etat aujourd'hui, le Directeur général a déclaré que "l'Afrique n'a plus besoin de bonnes paroles. L'Afrique a besoin de partenaires à l'écoute et qui respectent l'appropriation nationale des politiques de développement".
"L'Afrique est en droit d'attendre un soutien pour ses propres initiatives. Lutter contre le travail des enfants. Combattre le VIH/SIDA … se concentrer sur les jeunes, le futur de l'Afrique" a-t-il dit, ajoutant que "nous devons assurer l'égalité entre hommes et femmes, car renforcer les femmes, c'est renforcer l'Afrique."
Rappelant le rapport de la Commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation, publié en février 2004, Somavia a déclaré que l'Afrique avait le "droit d'attendre que l'équité règne au niveau mondial".
De plus, les décisions prises à Ouagadougou ont fait ressortir "une vérité toute simple: l'Afrique travaille. Les femmes, les hommes, les jeunes, et malheureusement même les enfants, de ce continent travaillent dur chaque jour. Il n'y a pas de pauvreté de l'effort en Afrique. Il y a une pauvreté des opportunités."
"Nous avons besoin d'une approche globale" dit M. Somavia, précisant que "aucune organisation ne peut prétendre détenir toutes les réponses, mais nous avons tous un mandat qui nous impose à trouver des solutions. En mettant en commun nos connaissances et notre expérience nous pouvons sans aucun doute forger une meilleure voie pour une mondialisation juste".
M. Somavia a aussi déclaré que le Sommet a mis en relief sous un nouveau jour "un argument essentiel … sans emplois, les efforts de lutte contre la pauvreté ne peuvent pas être couronnés de succès."
"Nous sommes avec vous", a affirmé M. Somavia à la séance qui a réunit les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine. "Nous sommes le porte-parole tripartite de la justice sociale et du dialogue social. Un porte-parole qui respecte et demande le respect pour les priorités de l'Afrique."


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