Ouverture de la 93e session annuelle de la Conférence internationale du Travail Les conditions de travail, le travail forcé et l'emploi des jeunes à l'ordre du jour
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Ouverture de la 93e session annuelle de la Conférence internationale du Travail Les conditions de travail, le travail forcé et l'emploi des jeunes à l'ordre du jour

Quelque 4000 délégués (travailleurs, employeurs, gouvernements) représentants des 178 Etats Membres vont se réunir à partir du 31 mai pour la conférence annuelle de l'Organisation internationale du Travail (OIT) afin de discuter une série de thèmes tels que le travail forcé, les conditions de travail ainsi que le travail dans l'industrie de la pêche, la santé et la sécurité au travail, et l'emploi des jeunes.

Communiqué de presse | 30 mai 2005

GENÈVE (Nouvelles du BIT) - Quelque 4000 délégués (travailleurs, employeurs, gouvernements) représentants des 178 Etats Membres vont se réunir à partir du 31 mai pour la conférence annuelle de l'Organisation internationale du Travail (OIT) afin de discuter une série de thèmes tels que le travail forcé, les conditions de travail ainsi que le travail dans l'industrie de la pêche, la santé et la sécurité au travail, et l'emploi des jeunes.

La 93e Conférence internationale du Travail sera également amenée à examiner et à adopter, pour 2006-07, les programmes et le budget proposé pour l'OIT, ainsi que des questions financières et administratives que le Conseil d'administration du Bureau international du Travail a décidé de porter à sa connaissance. Ainsi, lors de la session de mars, le Conseil d'administration a recommandé le vote d'un budget de 568,6 millions de dollars américains au taux de 2004-05. Les propositions faites pour le budget 2006-07 envisagent également une croissance de 1,1 pour cent pour faire face aux besoins d'investissement institutionnel et aux dépenses exceptionnelles.

Deux hôtes de marque honoreront de leur présence la Conférence cette année: S.E. le Président Abdelaziz Bouteflika de la République algérienne démocratique et populaire qui s'adressera à la Conférence le 7 juin et S.E le Président Olusegun Obasanjo de la République démocratique du Nigéria qui, lui, parlera à une date communiquée ultérieurement.

Le Directeur général du BIT, Juan Somavia, présentera quant à lui un tour d'horizon des questions d'actualité pour le BIT le 6 juin.

La Conférence procédera le 6 juin au choix des gouvernements, des membres d'organisations d'employeurs et de travailleurs qui siègeront au sein du Conseil d'administration. Le Conseil d'administration, qui est le secrétariat exécutif de l'OIT, est composé de 56 membres titulaires (28 gouvernements, 14 employeurs, 14 travailleurs) et de 66 membres suppléants (28 gouvernements, 19 employeurs et 19 travailleurs).

La Journée mondiale contre le travail des enfants mettra l'accent cette année sur la situation des enfants qui travaillent dans les mines et les carrières. Cette journée sera marquée le 12 juin dans le monde entier. Le 10 juin, à Genève, dans le cadre d'un événement spécial, gouvernements et partenaires sociaux témoigneront de leur engagement auprès de l'OIT dans la lutte pour l'élimination du travail des enfants dans les mines et carrières.

Agenda

Les délégués auront une deuxième et dernière discussion sur la nouvelle norme internationale du travail qui révise les sept qui existent déjà sur la pêche et qui avaient été adoptées en 1920 et 1966. Les discussions porteront sur la sécurité et les conditions de travail de quelque 30 millions de personnes qui travaillent dans le secteur de la pêche, un des secteurs les plus dangereux au monde.

La nouvelle convention devrait couvrir 90 pour cent des travailleurs dans ce secteur qui travaillent principalement sur de petits bateaux. Actuellement seulement 10 pour cent des travailleurs de l'ensemble de l'industrie de la pêche sont couverts. Il est prévu également que les pêcheurs qui travaillent sur de grands navires et ceux qui effectuent des voyages internationaux soient également bien couverts grâce à des amendements appropriés.

La Conférence discutera également une étude sur les heures de travail (convention n°1, Industrie, 1919, et Convention n° 30, Commerces et bureaux, 1930). Selon une étude préparée pour la Conférence, les normes internationales acceptées concernant les heures de travail sont toujours utiles car elles contribuent à une compétition juste entre les pays dans un monde globalisé. Cependant, d'après l'étude, les conventions n°1 et n° 30 ne répondent plus tout à fait aux réalités du monde moderne en matière de régulation du temps de travail et sont perçues par un nombre croissant de pays comme prescrivant des normes par trop rigides.

L'étude note que les changements qui sont intervenus depuis l'adoption des deux conventions justifiaient leur révision. Si une telle décision était prise par les délégués tripartites de l'OIT, tout nouvel instrument devrait apporter une protection suffisante aux travailleurs. Il devrait également contenir différentes formes de flexibilité en matière d'arrangement des heures de travail qui conviennent à la fois aux travailleurs et aux employeurs.

La Conférence discutera également des voies possibles pour obtenir un travail décent pour la jeunesse et pour faire figurer en bonne place la question de l'emploi des jeunes sur l'agenda de la communauté internationale. Le chômage des jeunes atteint des niveaux record ces dernières années: globalement, un jeune sur deux est au chômage.

Pour donner un emploi décent à chaque jeune, l'OIT préconise l'acquisition des connaissances, la sensibilisation, l'assistance technique. Plus encore, elle joue un rôle central dans le cadre du réseau créé par le Secrétaire général des Nations Unies, le YEN (Youth Employment Network) et les Objectifs pour le millénaire. Le 7 juin, YEN mènera un débat de haut niveau sur la question "inscrire l'emploi des jeunes dans l'agenda international du développement".

Le Comité sur la santé et sécurité au travail examinera la possibilité de dessiner un cadre pour cette question. Les délégués auront à discuter les éléments d'un possible instrument de l'OIT, qui pourrait revêtir la forme d'une convention, d'une recommandation ou les deux, ou encore d'une déclaration.

Autres thèmes en débat

Le 4 juin, la Conférence discutera la situation du travail forcé au Myanmar dans le cadre du Comité de l'application des normes. Une mise à jour des derniers développements sera faite par l'officier de liaison par intérim à Yangon.

Le 8 juin, la séance plénière de la Conférence sera consacrée à la discussion du Rapport global sur le travail forcé intitulé Une alliance mondiale contre le travail forcé. Le Rapport est le plus complet jamais entrepris par une organisation intergouvernementale sur les faits et les causes sous-jacentes du travail forcé, dans toutes les régions du monde et dans tous les types d'économies.

Le Rapport global est publié dans le cadre du suivi de la Déclaration de l'OIT sur les principes et droits fondamentaux au travail adoptée en 1998 et a pour but de mettre sur pied un plan d'action contre le travail forcé pour les quatre prochaines années.

Durant la discussion en plénière, les délégués tripartites examineront également le Rapport sur la situation des travailleurs dans les Territoires arabes occupés.

La Conférence internationale du Travail a pour rôle d'adopter des normes internationales du travail et de contrôler leur application, d'établir le budget de l'Organisation et d'élire les membres du Conseil d'administration. Depuis 1919, elle constitue un lieu de débat de premier plan sur les grandes questions sociales et du travail à l'échelle mondiale.

La Conférence devrait réunir plus de 3 000 délégués, dont des ministres du Travail et des dirigeants d'organisations de travailleurs et d'employeurs, de la plupart des 177 Etats Membres de l'OIT. Chaque Etat Membre est autorisé à mandater quatre délégués à la Conférence: deux délégués gouvernementaux, un délégué des travailleurs et un délégué des employeurs, qui ont chacun le droit de s'exprimer et de voter de façon indépendante.

Unité responsable: Communication et information au public

Référence: BIT/05/24

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