L’emploi en Amérique latine et dans les Caraïbes

1,8 million d’emplois créés en Amérique latine et aux Caraïbes suite au commerce, aux investissements et aux projets chinois

La première recherche menée sur l’impact des relations économiques avec la Chine sur le volume et la qualité des emplois dans la région met en évidence le manque de connaissances sur le sujet et fait la lumière sur une relation qui s’intensifie et gagne en complexité.

Actualité | 7 septembre 2017
José Manuel Salazar, Directeur régional de l’OIT pour l’Amérique latine et les Caraïbes
MEXICO (OIT Infos) – L’OIT a présenté la première étude sur l’impact des relations économiques entre la Chine et l’Amérique latine et les Caraïbes sur les emplois de la région. Elle constate qu’entre 1990 et 2016 au moins 1,8 million d’emplois nets ont été créés grâce aux activités commerciales, aux investissements et aux projets d’infrastructure.

Cela équivaut à presque 4 pour cent de l’emploi créé dans la région durant cette période et ce chiffre est probablement sous-estimé, selon l’étude.

«C’est un sujet négligé et les connaissances font cruellement défaut. L’objectif de cette première étude, inédite sur ce thème, est de commencer à combler ces lacunes», a déclaré José Manuel Salazar, le Directeur régional de l’OIT pour l’Amérique latine et les Caraïbes, qui présentait le rapport technique «L’impact de la Chine sur le volume et la qualité de l’emploi en Amérique latine et dans les Caraïbes» (Effects of China on the quantity and quality of jobs in Latin America and the Caribbean) dans la capitale mexicaine.

Les premières estimations de l’OIT relatives à l’impact de ces relations économiques sur le monde du travail dans la région comprennent un examen des données statistiques disponibles, ainsi que des recommandations méthodologiques pour approfondir davantage l’enquête.

«Pour l’OIT, nous pensons qu’il est important de bien comprendre les possibilités ainsi que les enjeux, qu’ils soient économiques ou qu’ils concernent le travail», a ajouté M. Salazar.

Il a aussi souligné la nécessité de «mettre en perspective la réalité d’une relation qui, pour différents pays de la région, est le principal partenaire commercial ou la première source d’investissements directs étrangers ou de financement, en particulier quand tout indique que la présence et l’activité chinoises dans la région vont s’accentuer au cours des prochaines années».

Le rapport couvre les relations entre la Chine et l’Amérique latine et les Caraïbes depuis les années 1990, quand elles ont pris de l’ampleur et sont devenues plus dynamiques, s’accompagnant d’une «complexité grandissante qui exige analyse, réflexion et propositions», selon les chercheurs qui ont préparé l’étude, Enrique Dussel Peters et Ariel Armony.

Le rapport analyse séparément l’impact des activités commerciales, des investissements directs étrangers (IDE) et des projets d’infrastructures en Amérique latine et dans les Caraïbes.