Réunion ministérielle de haut niveau sur l’emploi dans la santé et la croissance économique

L’OIT salue un plan d’action à cinq ans pour accroître les investissements dans les personnels de santé au niveau mondial

L’OIT va apporter son appui aux pays qui mettront en œuvre les recommandations de la Commission de haut niveau sur l’emploi dans la santé et la croissance économique, avec des idées nouvelles, des conseils politiques et une assistance technique.

Communiqué de presse | 15 décembre 2016
Réunion ministérielle de haut niveau sur l’emploi dans la santé et la croissance économique
GENEVE (OIT Infos) – «Les investissements en faveur de l’emploi dans la santé ne sont pas un coût. Ils sont un moteur pour la croissance inclusive et pour le travail décent», a déclaré le Directeur général adjoint de l’OIT, Gilbert Houngbo,  lors de son allocution d’ouverture de la Réunion ministérielle de haut niveau sur l’emploi dans la santé et la croissance économique.

Cette réunion de deux jours, conviée par l’Organisation internationale du Travail (OIT), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), s’est déroulée à Genève, Suisse, les 14 et 15 décembre et a rassemblé plus de 150 participants afin de proposer de nouvelles idées sur la manière d’investir dans les personnels de santé à l’échelle mondiale afin de contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable.

La réunion s’est conclue par un plan d’action à cinq ans, un programme de travail intersectoriel conjoint de l’OIT, de l’OMS et de l’OCDE, proposant des méthodes pour soutenir les Etats Membres dans leur application des recommandations de la Commission de haut niveau sur l’emploi dans la santé et la croissance économique.

«Les récentes réponses à Ebola et à d’autres pandémies ont à nouveau démontré que les personnels de santé étaient parmi les personnes les plus courageuses sur cette planète», a déclaré Gilbert Houngbo,  Directeur général adjoint de l’OIT pour les Opérations extérieures et les partenariats. «Mais ces crises nous ont aussi rappelé que nous devions absolument investir d’urgence dans les personnels de santé qui sont indispensables pour parvenir à une couverture santé universelle, au travail décent et à une croissance inclusive d’ici à 2030».

Douze ministres, plusieurs ambassadeurs, des spécialistes de la santé, des représentants des personnels de santé et de leurs employeurs, et beaucoup d’autres acteurs concernés ont articulé leurs discussions autour d’un nouveau plan d’action à cinq ans que l’OIT, l’OMS et l’OCDE avaient élaboré pour consultation.

«Nos recherches ont clairement montré qu’investir pour l’emploi dans la santé était la meilleure chose à faire», a ajouté M.  Houngbo. «En leur associant des politiques adaptées et l’assistance technique apportée par les organisations multilatérales, les pays peuvent stimuler les investissements requis qui, à leur tour, contribueront à une croissance économique inclusive et à une couverture santé universelle».

Les délibérations ont porté sur la façon dont les dix recommandations faites dans le récent rapport de la Commission pouvaient se concrétiser. Ces recommandations définissent comment des millions de nouveaux emplois peuvent être créés dans le secteur de la santé, en particulier pour les jeunes, hommes et femmes. Elles mettent aussi en lumière l’importance des investissements dans la formation et l’apprentissage tout au long de la vie, dans de meilleures conditions de travail, dans le renforcement de la sécurité et la santé au travail, et la reconnaissance des droits des travailleurs, pour attirer et conserver les travailleurs de la santé dont nous avons besoin aujourd’hui et à l’avenir.

«Ce fut un privilège pour l’OIT de contribuer aux travaux de la Commission de haut sur l’emploi dans la santé et la croissance économique», a conclu Gilbert Houngbo. «Les membres de la Commission ont fait valoir avec de solides arguments que nous devions accroître les investissements dans les personnels de santé. Ces investissements ne sont pas un coût. Ils sont un moteur pour la croissance inclusive et le travail décent».

Le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a chaleureusement accueilli le rapport de la Commission et les recommandations faites à la veille de la réunion. Il a tout particulièrement remercié les co-présidents – le Président français François Hollande et le Président sud-africain Jacob Zuma – ainsi que les dirigeants de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) qui étaient co-vice-présidents.

«Le plan d’action illustre parfaitement comment trois institutions ont su se rassembler au sein d’alliances autour d’enjeux spécifiques afin d’assister les pays dans leurs efforts déployés au service des Objectifs de développement durable», a conclu le Directeur général adjoint de l’OIT.
«Mais nous ne pouvons pas le faire seuls. Nous avons besoin du plein soutien de nos mandants, ainsi que du reste de la communauté internationale, si nous voulons réaliser l’aspiration universelle à la paix, la bonne santé et le bien-être, l’égalité des sexes, le travail décent et la croissance inclusive».