L’économie a créé seulement 115 000 emplois en avril et le taux de chômage se situe à 8,1 pour cent, en légère baisse, contre 8,2 pour cent en mars, selon le Bureau américain des statistiques du travail.
Au mois de mars, le nombre d’emploi n’avait augmenté que de 120 000, après une série de résultats solides – 200 000 emplois par mois – de décembre 2011 à février 2012.
Il reste encore à l’économie américaine à créer près de 4 millions d’emplois pour retrouver le niveau d’emploi qui prévalait avant la crise – sans compter le million et demi de personnes par an qui vont chercher du travail au cours des cinq prochaines années – rappelle l’OIT.
«Il faut stimuler l’investissement en réduisant l’incertitude économique à laquelle font face les entreprises, incertitude tout particulièrement liée aux conditions de financement des petites et moyennes entreprises», affirme l’agence des Nations Unies dans son Rapport sur le travail dans le monde 2012.
Exprimés en pourcentage du PIB des Etats-Unis, les investissements des entreprises demeurent inférieurs à la moyenne de 20 pour cent constatée avant la crise, bien que les profits aient recouvré leur niveau antérieur grâce à une rationalisation de la production.
Confrontées à l’incertitude économique et à un accès restreint aux financements extérieurs, les entreprises américaines sont réticentes à prendre de nouveaux risques en matière d’investissement et préfèrent renforcer leurs trésoreries qui atteignent des niveaux inédits.
| Evolution de la part des liquidités et des investissements dans les entreprises américaines de moyenne et grande taille, 2001–2010 |
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| Source: IILS estimates based on FactSet Research Systems. |
«Pour trouver le chemin de la reprise, il faut s’orienter vers un plan d’ensemble en faveur de l’emploi», déclare l’OIT. Elle a salué l’American Jobs Act (le Plan américain pour l’emploi) – annoncé par le gouvernement en septembre 2011 – comme une «avancée bienvenue» mais elle a rappelé qu’une action concertée de toutes les parties prenantes était indispensable puisque des dispositions essentielles de la loi restent bloquées au Congrès.
Le Rapport soutient également que des fonds publics judicieusement investis pourraient contribuer à relancer les investissements du secteur privé et soutenir la création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité.
Il a par ailleurs souligné que le renforcement de la protection sociale était vital pour aider les demandeurs d’emploi et leur éviter de sombrer dans la pauvreté. Le Bureau du recensement des Etats-Unis a indiqué à la fin de l’année dernière qu’il y avait près de 50 millions d’Américains pauvres et que le nombre de personnes vivant juste au-dessus du seuil de pauvreté était plus important que ce l’on croyait jusqu’alors.
«La morosité de l’économie et la reprise sans emploi plaident en faveur d’un nouveau renforcement des programmes de lutte contre la pauvreté», conclut l’OIT.







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