Sommet du G20

Le Directeur général du BIT qualifie le G20 de Londres « d’importante avancée sur un chemin difficile »

Le Directeur général du Bureau international du Travail, Juan Somavia, a salué les résultats du Sommet du G20 à Londres, précisant que « les dirigeants du G20 avaient accompli des avancées significatives dans la consolidation d’une réponse internationale coordonnée à l’approfondissement de la crise mondiale ».

Communiqué de presse | 3 avril 2009

GENEVE (Nouvelles du BIT) – Le Directeur général du Bureau international du Travail (BIT), Juan Somavia, a salué les résultats du Sommet du G20 à Londres, précisant que « les dirigeants du G20 avaient accompli des avancées significatives dans la consolidation d’une réponse internationale coordonnée à l’approfondissement de la crise mondiale ».

Il a ajouté cependant que « la difficulté de parvenir à cette approche commune face aux graves défis qui se posent dans différentes régions du monde ne devait pas être sous-estimée. L’accord sur l’augmentation du financement des institutions financières internationales peut contribuer à garantir que tous les pays, y compris les pays en développement et les économies émergentes, seront capables de participer à des mesures de redressement selon leurs besoins et leurs exigences politiques ».

M. Somavia a indiqué que « l’engagement des dirigeants de ne pas seulement restaurer la croissance, mais de jeter les fondations d’une économie mondiale plus juste et plus durable offre la perspective d’une nouvelle voie vers la mondialisation, indispensable pour éviter de nouvelles crises ».

M. Somavia s’est également réjoui de l’accent mis par la déclaration des dirigeants sur la protection sociale et la création d’emplois précisant que le BIT « avait hâte de travailler avec d’autres organisations concernées et avec le système des Nations Unies pour évaluer les actions prises en la matière et celles qui seront nécessaires pour l’avenir », comme l’ont demandé les dirigeants.

Il a cité des éléments de la Déclaration du G20 concernant « la dimension humaine de la crise » et l’engagement de « soutenir ceux qui sont touchés par la crise, en créant des possibilités d’emploi et des mesures de soutien aux revenus. Nous allons construire un marché du travail équitable et favorable aux familles, pour les hommes et pour les femmes.

Nous accueillons donc favorablement les rapports de la Conférence sur l’emploi de Londres et du Sommet social de Rome, et les principes clés qu’ils proposent. Nous allons soutenir l’emploi en stimulant la croissance, en investissant dans l’éducation et la formation et à travers des politiques actives du marché du travail, en donnant la priorité aux plus vulnérables. Nous demandons à l’OIT, en collaboration avec d’autres organisations, d’évaluer les actions déjà prises et celles qui seront indispensables pour l’avenir ».

M. Somavia a ajouté : « L’OIT a commencé ce travail. Nos premiers résultats basés sur une enquête portant sur les mesures prises dans 40 pays montrent que le financement des sauvetages financiers excède de beaucoup celui des mesures fiscales de relance de la demande, de la production et de l’emploi. Pourtant les flux de crédit n’ont pas encore retrouvé leur niveau normal.

L’OIT va s’employer à encourager les pays à concentrer davantage leurs mesures de relance sur l’emploi et la protection sociale et à faire progresser encore la coordination internationale dans ce domaine. Les réponses politiques devraient tirer avantage du dialogue renforcé entre les employeurs et les syndicalistes.

En donnant plus de précisions sur le rôle de l’OIT, il a ajouté : « Nous allons développer cette action et approfondir notre relation avec les autres, comme l’a demandé le G20, quand nous détaillerons davantage notre proposition de Pacte mondial pour l’emploi lors de la Conférence internationale du Travail qui se tiendra à Genève du 3 au 19 juin 2009. La Conférence tripartite mondiale de l’OIT de cette année sera axée sur les actions nécessaires pour relever les défis dans le domaine social et de l'emploi liés à la crise économique et financière ».

« Le sommet du G20 de Londres a montré un engagement en faveur d’un processus continu d’évaluation et de révision des réponses politiques reconnaissant que dans plusieurs domaines de nouvelles actions seront peut-être nécessaires », a poursuivi M. Somavia.