Un symposium du BIT pour promouvoir la prise en compte de préoccupations sociales par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international

GENÈVE (Nouvelles du BIT) - Le Bureau international du Travail (BIT) et son Bureau des activités pour les travailleurs (ACTRAV) ont organisé un symposium qui se tiendra du 24 au 28 septembre au BIT à Genève et qui devra étudier les moyens de renforcer la participation des travailleurs au système des Nations Unies et leur influence sur les institutions de Bretton Woods - la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).

Communiqué de presse | 21 septembre 2001

GENÈVE (Nouvelles du BIT) - Le Bureau international du Travail (BIT) et son Bureau des activités pour les travailleurs (ACTRAV) ont organisé un symposium qui se tiendra du 24 au 28 septembre au BIT à Genève et qui devra étudier les moyens de renforcer la participation des travailleurs au système des Nations Unies et leur influence sur les institutions de Bretton Woods - la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).

Appelées à une plus grande ouverture et transparence, les institutions financières internationales se sont montrées dernièrement plus réceptives au dialogue avec les syndicats mondiaux. Il reste que, selon un document de travail préparé pour le symposium, leurs politiques ne tiennent toujours pas compte des conséquences négatives du processus de mondialisation sur la vie des travailleurs et travailleuses. Ce document, intitulé « Les syndicats et l'économie mondiale: une histoire inachevée», relève un nombre de cas où les politiques de ces institutions vont à l'encontre des normes acceptées universellement en matière de protection sociale ou des conventions fondamentales de l'Organisation internationale du Travail, notamment en matière de droit à la négociation collective.

Selon une déclaration de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) à Bruxelles, «il apparaît désormais de façon manifeste que le modèle uniforme d'ajustement structurel imposé aux pays en développement dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix a bien plus détruit les économies qu'il ne les a aidées. Des coupures nettes dans les dépenses en matière de santé et d'éducation ont eu des conséquences déstabilisatrices sur le plan social et nuisibles au niveau économique en diminuant le potentiel de ressources humaines à long terme des pays concernés. Cela n'a eu pour seul résultat que de préserver un semblant de remboursement de la dette qui n'a profité qu'à une poignée de banques commerciales parmi les plus rentables de la planète.»

Des dirigeants de la CISL, de la Confédération mondiale du travail (CMT), de la Fédération syndicale mondiale (FSM), de la Commission syndicale consultative auprès de l'OCDE (TUAC) et des Secrétariats professionnels internationaux participeront au symposium aux côtés de leaders syndicaux d'une cinquantaine de pays. Des représentants du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) prendront également part à cette réunion.

Outre des discussions sur l'évolution des rapports entre syndicats et institutions financières internationales, les participants devront également formuler des stratégies visant à influencer les réformes engagées par les institutions de Bretton Woods et l'OMC, en mettant l'accent sur la nécessité d'un dialogue constructif avec le mouvement syndical. C'est la première fois que le mouvement syndical international dans son ensemble traitera de questions relatives aux institutions de Bretton Woods et à l'OMC.

Une attention particulière sera consacrée à la volonté de rendre l'OMC plus réceptive aux revendications et aux besoins du monde du travail, et cela à la veille de la 4 e Conférence ministérielle de cette organisation qui se tiendra au Qatar début novembre.

«Les décisions et les règlements de l'OMC ont un impact direct sur les travailleurs partout dans le monde», a indiqué Manuel Simón, Directeur du Bureau des activités pour les travailleurs du BIT. «Les organisations syndicales ont un rôle important à jouer pour assurer que les bénéfices de la libéralisation du commerce soient équitablement répartis», a-t-il ajouté.

Pour plus d'informations sur le symposium, veuillez contacter Faith O'Neill, ACTRAV, tél.: + 4122/799-6150 (oneill@ilo.org).