L'équipe de haut niveau du BIT est en route vers le Myanmarpour évaluer les actions du gouvernement en matière de travail forcé

GENÈVE (Nouvelles du BIT) - L'équipe de haut niveau du BIT - présidée par Sir Ninian Stephen, ancien gouverneur général d'Australie, et chargée d'évaluer les actions prises par le gouvernement du Myanmar en matière de travail forcé - a quitté Bangkok aujourd'hui pour le Myanmar où elle séjournera pendant trois semaines, a annoncé le Bureau international du Travail (BIT).

Communiqué de presse | 17 septembre 2001

GENÈVE (Nouvelles du BIT) - L'équipe de haut niveau du BIT - présidée par Sir Ninian Stephen, ancien gouverneur général d'Australie, et chargée d'évaluer les actions prises par le gouvernement du Myanmar en matière de travail forcé - a quitté Bangkok aujourd'hui pour le Myanmar où elle séjournera pendant trois semaines, a annoncé le Bureau international du Travail (BIT).

Les premiers jours seront consacrés à des rencontres dans la capitale Yangon. Ensuite, les experts se rendront dans différents endroits du pays pour poursuivre leur enquête.

Pour la première fois de son histoire, le BIT peut circuler librement dans un pays pour se forger, lui-même et sans intermédiaires, sa propre opinion sur une question, en l'occurrence sur la situation du travail forcé au Myanmar.

Le mandat spécifique de cette mission consiste à étudier l'impact réel des mesures législatives, administratives et exécutives annoncées par le gouvernement suite aux pressions exercées par le BIT.

Outre son président australien, l'Honorable Sir Ninian STEPHEN, l'équipe se compose d'une vice-présidente, Madame Nieves ROLDAN-CONFESOR des Philippines et de deux membres: Messieurs Kulatilaka Arthanayake Parinda RANASINGHE du Sri Lanka et Jerzy MAKARCZYK de Pologne.

La mise en place de cette équipe fit l'objet d'un accord en mai 2001 et figura également à l'ordre du jour de la Conférence internationale du Travail lors de sa session de juin 2001. L'envoi de ce groupe d'experts représente un progrès nouveau et significatif. Il s'inscrit toutefois dans la lignée d'une série de mesures qui ont déjà été prises par les organes compétents du BIT et dont le but a toujours été de s'assurer que le Myanmar respecte les obligations contenues dans la convention n o 29 (1930) sur le travail forcé.

Selon les termes de l'accord obtenu avec les autorités du Myanmar en mai de cette année, l'équipe de haut niveau disposera de toute la latitude nécessaire pour inclure dans son programme tout ce qu'elle jugera approprié à l'accomplissement de sa tâche, que ce soit en termes de lieux à visiter ou de personnes à rencontrer.

Les autorités du Myanmar se sont également engagées de manière solennelle - auprès de l'équipe de haut niveau et, à travers elle, auprès de l'ensemble de la communauté internationale - à ce qu'aucune action d'aucune sorte ne soit prise à l'encontre des personnes ou des organisations qui fourniraient des informations ou assisteraient l'équipe dans son travail. De même, les autorités ne chercheront pas à identifier ces dites personnes. De son côté, la délégation a pris certaines mesures de précaution à l'égard des personnes qu'elle pourrait souhaiter rencontrer.

Lors de sa prochaine session du mois de novembre à Genève, le Conseil d'administration du BIT examinera le rapport de cette équipe de haut niveau.

Eléments biographiques:

Président: L'Honorable Sir Ninian STEPHEN, KG, AK, GCMG, GCVO, KBE, PC (Australie), ancien gouverneur général d'Australie; ancien juge à la Haute Cour d'Australie; ancien président de la deuxième série de pourparlers sur l'Irlande du Nord; ancien juge auprès du Tribunal pénal international pour les crimes en ex-Yougoslavie et au Rwanda; ancien envoyé spécial au Bangladesh pour le Commonwealth; ancien président du Groupe d'experts des Nations Unies pour le Cambodge; ancien ambassadeur australien spécial pour l'environnement; ancien président de la Fondation pour le centenaire de la constitution; ancien président de la Fondation antarctique; ancien président de la Bibliothèque nationale d'Australie; ancien président du Conseil de l'ombudsman de l'Association des banques australiennes; président du Conseil de la citoyenneté australienne; président du Comité australien d'examen du sang et de ses produits dérivés; membre de la Commission éthique du Comité olympique international.

Vice-Présidente: Madame Nieves ROLDAN-CONFESOR (Philippines), ancienne secrétaire d'Etat au travail et à l'emploi; ancienne conseillère du président sur les questions internationales liées au travail; ancienne présidente du Conseil d'administration du BIT; ancienne membre du Conseil d'administration de la Banque agricole des Philippines, de la Commission de la sécurité sociale, de la Commission des salaires nationaux et de la productivité, de l'Organisme en charge du développement de l'éducation technique et des talents, du Conseil de la réforme agraire des Philippines, et du Conseil national de planification économique; anciennement à la tête du groupe d'experts auprès de la Commission du congrès sur le travail; ancienne présidente de la réunion des ministres du Travail de l'ASEAN; conseiller-expert au Conseil d'administration du BIT sur le suivi de la Déclaration de l'OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail; membre du Conseil opérationnel de l'Alliance globale des travailleurs et de leurs communautés; professeur à l'Institut asiatique de gestion.

Membre: M. Kulatilaka Arthanayake Parinda RANASINGHE (Sri Lanka), ancien président de la Cour suprême du Sri Lanka; ancien membre du tribunal mis en place pour enquêter sur les accusations portées contre celui qui était à l'époque à la tête du système judiciaire en Malaisie; ancien expert visiteur auprès de l'Institut des Nations Unies pour l'Asie et l'Extrême-Orient pour la prévention des crimes et le traitement des criminels, institut basé à Tokyo; membre de plusieurs cours d'arbitrage réglant les conflits d'ordre commercial; président de la section sri lankaise de la Fondation pour la prévention des crimes en Asie.

Membre: M. Jerzy MAKARCZYK, LL.D (Pologne), juge à la Cour européenne des droits de l'homme; professeur de droit public international à l'Institut des sciences légales et à l'Académie polonaise des sciences; ancien vice-ministre des affaires étrangères; ancien secrétaire d'Etat au ministère des Affaires étrangères; en charge des négociations avec l'URSS et ensuite avec la Russie sur le retrait de leurs troupes du territoire polonais; a négocié l'admission de la Pologne au Conseil de l'Europe; ancien président de l'Association du droit international; membre associé de l'Institut du droit international; a donné des cours, des séminaires et été engagé comme consultant dans de nombreuses universités au Japon, Corée du Sud, Sri Lanka, Inde, Thaïlande et Philippines.