Sept ratifications pour la République Démocratique du Congo

GENÈVE (Nouvelles du BIT) - Son Excellence Madame Marie-Ange Lukiana Mufwankolo, Ministre du travail et de la prévoyance sociale de la République Démocratique du Congo a déposé, hier, les instruments de ratification de sept conventions internationales de l'Organisation internationale du Travail (OIT). Une ratification groupée d'une telle ampleur n'est pas courante dans les annales de l'OIT. Désormais, la République Démocratique du Congo a rejoint le club restreint d'une cinquantaine de pays dont le point commun est d'avoir ratifié l'ensemble des huit conventions jugées fondamentales par l'OIT.

Communiqué de presse | 21 juin 2001

GENÈVE (Nouvelles du BIT) - Son Excellence Madame Marie-Ange Lukiana Mufwankolo, Ministre du travail et de la prévoyance sociale de la République Démocratique du Congo a déposé, hier, les instruments de ratification de sept conventions internationales de l'Organisation internationale du Travail (OIT). Une ratification groupée d'une telle ampleur n'est pas courante dans les annales de l'OIT. Désormais, la République Démocratique du Congo a rejoint le club restreint d'une cinquantaine de pays dont le point commun est d'avoir ratifié l'ensemble des huit conventions jugées fondamentales par l'OIT.

En marge de la 89 ème Conférence internationale du Travail, une cérémonie symbolique s'est déroulée hier matin dans la salle 10 du Palais des Nations en présence de Juan Somavia, Directeur général du Bureau international du Travail (BIT). «Le BIT est conscient des difficultés que traverse votre pays. Votre geste est d'autant plus louable. Dès lors, nous nous engageons à accompagner vos efforts à travers nos programmes de coopération technique», a déclaré Juan Somavia.

La République Démocratique du Congo a procédé à la ratification de conventions parfois très anciennes comme celle sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical ( n°87) qui date de 1948, mais aussi la très récente convention n°182 datant de 1999 sur l'abolition des pires formes de travail des enfants. Les trois autres conventions fondamentales pour lesquelles les instruments de ratification ont été déposés sont les suivantes: la convention n°105 sur l'abolition du travail forcé, 1957; la convention n°111 concernant la discrimination (emploi et profession), 1958; et la convention n°138 sur l'âge minimum, 1973.

Les deux autres conventions, la convention n°135 de 1971 et celle n°144 de 1976, concernent respectivement les représentants des travailleurs et les consultations tripartites relatives aux normes internationales du travail.

«Par ce geste, le Président et le Gouvernement de la République Démocratique du Congo témoignent de leur volonté manifeste d'améliorer les conditions de travail de la population congolaise», a insisté la Ministre congolaise du travail et de la prévoyance sociale.