L'OIT lance des nouveaux programmes «assortis d'un calendrier» contre les pires formes de travail des enfants

GENÈVE (Nouvelles du BIT) - Ce mardi 12 juin, l'Organisation internationale du Travail (OIT) lance une nouvelle initiative audacieuse dont le but est d'accélérer la libération de millions d'enfants des formes de travail où ils sont les plus exploités.

Communiqué de presse | 12 juin 2001

GENÈVE (Nouvelles du BIT) - Ce mardi 12 juin, l'Organisation internationale du Travail (OIT) lance une nouvelle initiative audacieuse dont le but est d'accélérer la libération de millions d'enfants des formes de travail où ils sont les plus exploités.

L'initiative va débuter en Tanzanie, en El Salvador et au Népal. Ces pays vont intensifier leurs efforts afin de mettre un terme, d'ici dix ans au maximum, aux pires formes de travail des enfants.

Cet effort, connu sous le nom de «Programme assorti d'un calendrier», constitue une étape majeure dans l'application de la convention n°182 adoptée à l'unanimité par la Conférence internationale du Travail en 1999 et qui interdit les pires formes de travail des enfants.

«Il est difficile d'imaginer qu'il y a un peu plus de 10 ans, quelques voix seulement s'élevaient contre le travail des enfants... Le combat contre le travail des enfants reçoit désormais une attention et une solidarité mondiales. Et voilà qu'aujourd'hui, nous lançons un programme dont l'ambition déclarée est d'éradiquer - en une décennie, voire moins - les pires formes de travail des enfants à l'échelle nationale, pays par pays, avec l'aide internationale», rappelle le Directeur général du Bureau international du Travail (BIT), Juan Somavia.

Dans les trois pays mentionnés et, outre l'arrêt du trafic des enfants, les programmes assortis d'un calendrier se concentreront sur le retrait des enfants d'activités telles que le triage des déchets dans les décharges publiques, le portage de charges lourdes, le travail dans les mines, la domesticité, les emplois obligés, l'agriculture commerciale, la pêche et le commerce du sexe. On s'attend à ce que d'autres pays prennent part à cette initiative dans les deux prochaines années.

Le Programme international de l'OIT pour l'élimination du travail des enfants (IPEC) se charge de la coordination des différents efforts. Lors d'une session spéciale de la Conférence annuelle de l'OIT, l'initiative sera lancée de manière formelle. Le Président Tanzanien Benjamin Mkapa y prendra la parole de même que les orateurs suivants: Walter Riester, ministre Allemand du travail, son homologue Salvadorien, Jorge Nieto Menendez, M me D. Cameron Findley, Sous-Secrétaire d'Etat au travail des Etats-Unis d'Amérique et l'Ambassadeur du Népal, M. Shambhu Ram Sinkhada..

Le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique, le plus grand donateur de l'IPEC, a fourni les fonds nécessaires pour démarrer ces programmes assortis d'un calendrier dans les trois pays mentionnés plus haut. Le gouvernement allemand fut le donateur initial de l'IPEC en 1992. A ce jour, l'IPEC est soutenu par 25 donateurs et opère des programmes dans plus de 70 pays.

«Que cela soit bien clair pour tout le monde: le fait que cet engagement soit pris au cours d'une session spéciale indique clairement qu'il s'agit de tout sauf de l'expédition d'affaires courantes», a insisté M. Somavia. Il a également lancé un appel pour une ratification universelle de la convention n°182, «pour que tous puissent voir que les gouvernements du monde entier parlent d'une seule voix». En moins de deux ans, la convention a été ratifiée par quelque 80 pays, ce qui constitue la cadence de ratification la plus rapide qu'ait jamais connu l'OIT au cours des 82 années de son histoire.

Il existe un dossier de presse complet sur la stratégie des programmes assortis d'un calendrier. On y retrouve une brochure, des analyses détaillées sur la situation du travail des enfants en El Salvador, en Tanzanie, au Népal , de même que des portraits d'enfants qui ont pu être soustraits au travail dans chacun de ces trois pays.

Un premier montage (bobine A) d'images d'actualité de 2 minutes et 44 secondes est accompagné de cinq minutes d'images non montées (bobine B). Ces deux bobines sont au format Betacam-SP Pal. Dans les deux cas, les prises de vue sont originales et récentes: elles ont été tournées ces deux derniers mois en El Salvador, en Tanzanie et au Népal.

Pour plus d'informations, veuillez contacter Robert Sangeorge, responsable de la campagne IPEC à Genève au +4122/799-6074, par courrier électronique à l'adresse childlabour@ilo.org, ou le Département de la communication du Bureau international du Travail au +4122/799-7912.