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Rapport du BIT sur le travail des enfants dans le monde

Outre des préoccupations grandissantes quant à l’impact de la récession économique, le Bureau international du Travail (BIT) avertit que les efforts déployés pour éliminer les pires formes de travail des enfants se relâchent et appelle à une campagne mondiale «redynamisée».

Date de parution: 7 mai 2010 | Taille/durée: 00:02:09 (7.44 MB)

Rapport du BIT sur le travail des enfants dans le monde

Transcription:

Le travail des enfants a de nombreux visages et il a dévasté de nombreuses vies. Au cours de la dernière décennie, on a vu baisser le nombre des enfants concernés, soit globalement 30 millions d’enfants en moins. Cependant, ils seraient encore 215 millions (filles et garçons) à commencer leur journée de travail dans une mine ou dans un champ et non dans une salle de classe.

Nous allons dans le champ de tabac, ensuite nous allons nous coucher, et ensuite de nouveau – nous nous réveillons à 4 heures du matin.

Aujourd’hui, selon l’Organisation internationale du Travail, les formes les plus dangereuses de travail touchent plus de la moitié de l’ensemble des enfants victimes du travail des enfants. Environ 60 pour cent sont employés dans l’agriculture, le travail domestique ou la vente dans la rue. Plus exposés encore sont les enfants victimes de l’exploitation sexuelle à des fins commerciales, d’esclavage et de travail forcé, y compris les enfants-soldats enrôlés de force.

En 2006, l’objectif d’éliminer ces pires formes de travail des enfants semblait à portée de main. Mais, au cours des quatre dernières années, le nombre des enfants victimes du travail des enfants n’a diminué que de 7 millions, soit seulement de trois pour cent.

Certes, nous continuons à enregistrer des progrès, mais à un rythme trop lent. Il reste encore 215 millions d’enfants victimes du travail des enfants ; dont 115 millions se retrouvent dans les pires formes de travail des enfants. C’est beaucoup trop et à ce rythme, nous n’atteindrons jamais notre objectif d’éliminer les pires formes de travail des enfants d’ici 2016.

Certains pays, malgré la crise économique qui les a frappés, ont réussi à tenir à distance le travail des enfants en lançant des programmes qui lient la protection sociale, l’éducation, la santé et le revenu. Au Brésil, le programme Bolsa Familia permet de transférer de l’argent en espèces aux douze millions de familles qui laissent leurs enfants à l’école.

En Inde, où a été mis en place le plus vaste programme au monde de distribution de repas de midi à l’école, les enfants des familles pauvres qui vivent en milieu rural savent pouvoir compter tous les jours sur un repas au lieu de devoir aller travailler.

Je raconterais aux autres qui travaillent que, nous aussi, nous perdions notre temps à aller travailler. Qu’à présent, nous allons à l’école tous les jours. L’école nous a rendus plus intelligents.

Le travail des enfants a de nombreux visages ….des visages qui attendent de se tourner eux aussi vers un avenir meilleur.