Transcription:
Dans la salle des machines du « City of London », l’air est imprégné d’une forte odeur de sel et d’huile de moteur. Pendant six mois de l’année, cet environnement humide et bruyant est le lieu de travail de John Grout.
Lorsqu’on a un travail comme celui-ci, il est particulièrement important d’avoir des conditions de vie et de travail décentes. Cela veut dire, par exemple, avoir suffisamment de temps pour se reposer.
John Grout, machiniste
Selon les directives relatives aux conditions de travail et de vie, nous devons noter nos heures de travail sur un registre, afin que chacun puisse avoir régulièrement des temps de sommeil, de repos et de récupération. Il y a une limite à ne pas dépasser. Je crois que ce sont douze heures de travail par jour.
L’industrie maritime, qui assure 90 pour cent du commerce mondial, est un secteur hautement concurrentiel. De ce fait, les gens de mer employés à bord des navires effectuent souvent de longues journées de dur labeur pendant les mois de navigation. Afin de protéger le navire et son équipage, les autorités de l’Etat du pavillon, c’est-à-dire du pays dans lequel le navire est immatriculé, effectuent des inspections périodiques à bord afin de détecter toute infraction aux normes en matière de sécurité et de travail.
Jusqu’à présent, les inspecteurs n’accordaient guère d’importance aux normes du travail comme le temps de travail et les conditions de vie à bord, mais cela est en train de changer…
Neil Atkinson applique quant à lui le projet de directives découlant de la nouvelle convention du travail maritime adoptée par l’Organisation internationale du Travail.
Neil Atkinson, inspecteur pour l’agence britannique Maritime and Coastguard Agency
Cette nouvelle convention, qui prévoit la délivrance d’un certificat de conformité, confère plus de pouvoir aux inspecteurs. Si l’inspection conduite par l’Etat du pavillon n’est pas satisfaisante, l’inspecteur ne délivrera pas le certificat, refusera de l’endosser ou, dans les cas particulièrement graves, pourra le retirer.
En vertu de la nouvelle convention, un navire peut être immobilisé dans un port si les droits du travail et les droits sociaux du personnel employé à bord ne sont pas respectés, ce qui n’était pas possible auparavant. En revanche, lorsque la nouvelle convention sera en vigueur, les navires qui disposeront d’un certificat de conformité après avoir été contrôlés pourront réduire leur temps d’escale dans les ports. Les armateurs ont donc tout intérêt à s’assurer que leurs navires respectent la loi.
Stewart Ferrier, Directeur général de United Marine Dredging
Le respect des normes du travail est important afin de prouver aux autorités de l’Etat du pavillon que vous agissez dans le cadre des directives établies, et aussi pour que les marins et le capitaine sachent que le travail à bord se déroule de manière appropriée.
Le City of London a été inspecté et certifié conforme. Il va maintenant reprendre le large afin de regagner au plus vite la haute mer et sa silhouette au-dessus de l’horizon ressemblera à une icône du Millénaire.


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