L'OIT en action: Résultats 2014-2015

Un arsenal normatif au service de l’équité: l’approche fondée sur les droits de l’OIT

Le corpus de normes internationales du travail de l’OIT constitue un cadre global qui réglemente tous les aspects du monde du travail, y compris la lutte contre le travail des enfants et pour les droits des travailleurs domestiques, des gens de mer et des peuples autochtones et tribaux.


L’OIT dispose d’un système de supervision des normes parmi les plus complets, qui assure le suivi de la mise en oeuvre des conventions ratifiées et soumet les bonnes pratiques et les violations à l’attention de tous les États Membres.

L’OIT adopte une approche du développement économique et social durable et basée sur les droits, fondée sur les normes internationales du travail, pour traiter les causes profondes des déficits en travail décent. Cette approche lui confère une position idéale pour autonomiser les personnes, formuler des politiques visant à accroître la productivité et à faciliter l’accès à l’emploi, promouvoir les droits de l’homme et éliminer les violations de ces droits dans de nombreux domaines, tels que ceux du travail des enfants, du travail forcé et du travail domestique.

La ratification de 39 normes différentes par 59 États Membres au cours de la période biennale est la preuve que les instruments de l’Organisation et les principes qui y sont formulés conservent toute leur pertinence et toute leur utilité.

La Journée mondiale de la justice sociale met en exergue notre obligation de soutenir la création de la seule chose que tous les citoyens du monde ont demandée dans les récentes enquêtes des Nations Unies: des emplois décents. Un des objectifs proposés par le groupe de travail sur les Objectifs du développement durable concerne la promotion d’une croissance économique soutenue, partagée et durable, du plein emploi productif et du travail décent pour tous. Pour atteindre cet objectif, les États Membres suggèrent, entre autres, d’adopter des mesures immédiates et efficaces afin d’éradiquer le travail forcé."

- S. E. Harald Braun, représentant permanent de l’Allemagne auprès des Nations Unies, lors de la conférence «Human Exploitation- Ending Human Trafficking and Forced Labor» organisée par l’OIT à New York, 19 février 2015
Deux nouveaux instruments ont été adoptés en 2014-2015. Le protocole de 2014 relatif à la convention sur le travail forcé, 1930, adopté par la Conférence internationale du Travail en 2014, donne une nouvelle impulsion à l’action mondiale destinée à mettre un terme au travail forcé, notamment à la traite des personnes et aux pratiques assimilées à l’esclavage, et conforte la position de l’OIT en tant qu’intervenant majeur dans les efforts déployés pour éliminer toutes les formes modernes d’esclavage, dont 21 millions de personnes sont victimes à travers le monde. Il entrera en vigueur courant 2016.

La recommandation (no 204) sur la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle, 2015, constitue la première norme internationale du travail destinée spécifiquement à traiter le problème de l’économie informelle. Plus de la moitié des personnes pourvues d’un emploi se trouvent dans l’économie informelle – souvent de manière non volontaire – et ne jouissent d’aucun droit. Les possibilités de travail décent sont très rares, la protection sociale inadéquate et le dialogue social inexistant.