La crise économique va affecter la lutte contre le VIH/sida déclare l'OIT à l'ouverture de la Conférence internationale sur le sida et les IST en Afrique

Type Communiqué de presse
Date de parution 2 décembre 2008
Référence ILO/08/56
Unité responsable Communication et information au public
Sujet VIH/SIDA
Autres langues English • Español

GENÈVE (Nouvelles du BIT) – Des experts de l’Organisation internationale du travail (OIT) vont aborder l’impact potentiel de la crise économique mondiale sur le VIH/sida au travail au cours d’une série d’événements qui se dérouleront lors de la 15e édition de la Conférence internationale sur le sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique (ICASA), qui s’ouvre demain 3 décembre à Dakar, au Sénégal.

Des fonctionnaires de l’OIT ont déclaré que les événements récents conféraient une nouvelle dimension d’urgence aux efforts globaux pour s’attaquer à l’épidémie.

«La crise économique a un certain nombre de répercussions pour ceux qui ont déjà contracté le virus et pour ceux qui sont dans une situation vulnérable», explique le Dr Sophia Kisting, Directrice du Programme du BIT sur le VIH/sida et le monde du travail.

«La perte d’un emploi dans un ménage touché par le sida peut conduire à ce que les enfants soient retirés de l’école et mis au travail. Souvent, cela signifie aussi la fin du traitement du HIV pour les travailleurs qui le recevaient sur leur lieu de travail ou qui ont besoin d’un salaire pour en financer le coût», ajoute-t-elle.

La précarité croissante de l’emploi peut aussi se traduire par des stratégies de réponse qui augmentent l’exposition au risque de transmission du VIH.

Le Programme du BIT sur le VIH/sida et le monde du travail (OIT/sida) va utiliser la Conférence comme une plateforme mondiale pour débattre de ces questions et présenter son travail dans l’économie formelle et informelle en Afrique. La Délégation de l’OIT à l’ICASA sera conduite par M. Assane Diop, Directeur exécutif du secteur de la Protection sociale au BIT, ancien ministre du Travail et de la Santé du Sénégal.

Lors de la journée d’ouverture, l’OIT va animer – avec l’ONUSIDA – un symposium satellite sur le rôle du secteur privé dans la mise au point d’une riposte complète au niveau national. Alors que la réponse du secteur privé à l’épidémie de VIH continue d’augmenter en volume et en portée, atteindre les petites entreprises et l’économie informelle, où la plupart des hommes et des femmes travaillent, demeure un défi. Le symposium se tiendra mercredi 3 décembre à 13 heures.

Les délégués seront invités à découvrir le processus de préparation d’une nouvelle norme internationale du travail sur le VIH/sida lors d’un symposium satellite le jeudi 4 décembre à 12 h 30. La nouvelle norme complétera et renforcera le Recueil de directives pratiques de l’OIT sur le VIH/sida et le monde du travail qui existe depuis 2001. Il appuiera davantage l’action commune sur le VIH/sida de la part des gouvernements, des organisations d’employeurs et de travailleurs, et d’autres partenaires pour renforcer la contribution du lieu de travail à la réalisation de l’accès universel à la prévention du VIH, au traitement, aux soins et au soutien.

Compte tenu du rôle vital joué par les institutions publiques – en tant que principal pourvoyeur de services de la société – pour enrayer l’épidémie de VIH/sida et atténuer son impact, l’OIT a rejoint GTZ pour tenir un symposium satellite sur l’impact du VIH/sida et la réponse du secteur public. Les conférenciers analyseront les principaux facteurs qui peuvent contribuer à la réussite de la mise en place dans les institutions publiques d’un programme sur le lieu de travail.

L’OIT va organiser une série de symposiums satellites et de sessions de développement des compétences sur une variété d’autres sujets, notamment la migration des personnels soignants, la communication sur les changements de comportements au travail, et l’impact des programmes liés au lieu de travail sur les connaissances, les attitudes et les pratiques au Sénégal et en Guinée. Des activités seront également organisées avec d’autres co-parrains de l’ONUSIDA, notamment un symposium avec l’UNESCO sur le développement des stratégies relatives au lieu de travail dans le secteur de l’éducation et un autre avec l’OMS sur une prophylaxie post-exposition.

L’un des temps forts sera le «Centre de promesses des dirigeants des lieux de travail» où l’on demandera aux délégués de joindre leur voix à celles des dirigeants africains et de s’engager à mettre en œuvre des initiatives spécifiques pour lutter contre le VIH/sida sur leur propre lieu de travail. Chaque participant faisant une promesse recevra un cadeau pour lui rappeler son engagement. Cela se passera sur le stand de l’OIT situé dans la zone d’exposition avec les autres agences des Nations Unies. Tous les délégués à la Conférence qui font une promesse seront invités à rejoindre Son Excellence Innocence Ndiaye Tap, le ministre des Services civils, du Travail, de l’Emploi et des Organisations professionnelles du Sénégal pour recevoir le T-shirt des dirigeants de lieu de travail et participer à une photo de groupe le 4 décembre à 14h15 devant le «Village communautaire».

«L’OIT agit pour contribuer à réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement pour combattre le VIH/sida, réduire de moitié sa diffusion et parvenir à un accès universel en Afrique», déclare M. François Murangira, Directeur du Bureau sous-régional de l’OIT pour l’Afrique de l’Ouest et la région du Sahel. Nous espérons que de nombreux délégués de l’ICASA participeront aux événements de l’OIT afin de stimuler la discussion, de partager leurs expériences et de s’engager en faveur de solutions de progrès», conclut-il.

Pour plus d’informations:

Pour les demandes des journalistes durant l’ICASA 2008, merci de contacter Josée Laporte au +221/77-182-42-39 ou Djibril Ndiaye au +221/77-182-42-40.

Vous pouvez également contacter Adam Bowers à Genève au +4122/799-6126.

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