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La protection sociale est essentielle pour relever le défi du travail décent, a déclaré la Présidente du Chili à la Conférence annuelle de l'OIT

Type Communiqué de presse
Date de parution 4 juin 2007
Référence BIT/07/26
Unité responsable Communication et information au public
Sujet Conférence international du Travail, travail décent
Autres langues Español • English

GENÈVE (Nouvelles du BIT) – La Présidente du Chili, Michelle Bachelet, a déclaré aujourd’hui que la protection sociale était un outil essentiel pour répondre au «défi du travail décent dans un monde chaque jour plus incertain» à l’attention des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs du monde entier réunis à la Conférence internationale du Travail.

Dans son adresse aux délégués, la Présidente a déclaré que le monde vivait une époque où «le travail décent s’impose comme une obligation centrale pour chaque pays, comme un impératif éthique pour chaque nation», et a ajouté que c’est une période dans laquelle il est nécessaire de donner «une forme à la dimension sociale de la mondialisation».

«Le monde moderne, le monde mondialisé, exige de nous un peu plus chaque jour», a-t-elle déclaré.

Mme Bachelet s’est exprimée devant une assemblée plénière de la 96e Conférence internationale du Travail qui se tient jusqu’au 15 juin à Genève et rassemble les représentants tripartites des 180 Etats Membres de l’Organisation internationale du Travail (OIT).

Le Directeur général du BIT, Juan Somavia, chilien également, a présenté la Présidente aux délégués, comme une personne dont «la vie était marquée par le combat» pour la justice sociale.

«Aujourd’hui, j’ai l’honneur de vous présenter une Présidente qui est en train de transformer une vérité essentielle en mesures politiques concrètes: il n’y a pas de croissance économique durable sans justice sociale», a déclaré Juan Somavia. «Et il n’y a pas de développement durable sans équilibre entre les politiques économiques, sociales et environnementales», a-t-il ajouté.

Le Directeur général a déclaré que Mme Bachelet «est une porte-drapeau de la protection sociale mondiale, parce que ses priorités sont celles de tous, dans toutes les régions du monde», et a affirmé que «la protection sociale était la marque de son leadership».

La Présidente chilienne a souligné l’importance de construire un système de protection sociale en s’engageant, devant les délégués, à ce que cela devienne «le sceau de son gouvernement». Ajoutant que «c’est ce dont on se souviendra dans les livres d’histoire».

«Dans mon pays, en Amérique latine, nous passons beaucoup de temps à énumérer les droits, avec, pour certains, une rhétorique irréprochable. Mais il ne suffit pas d’énumérer ou garantir des droits: il faut être sûr de leur impact», a déclaré Mme Bachelet, en faisant référence aux réformes pour améliorer la protection sociale, notamment en matière de sécurité sociale, de santé, d’éducation et de lutte contre la pauvreté.

Elle a déclaré que son gouvernement promouvait ce programme en s’appuyant sur une logique «qui passe par la compréhension de la réalité du monde d’aujourd’hui, la réalité des travailleurs du 21e siècle».

Mme Bachelet a également dit aux délégués que, depuis le retour de la démocratie au Chili en 1990, «nous avons bâti un nouveau modèle social qui combine croissance et égalité, progrès et justice sociale».

La Conférence internationale du Travail, qui se tient chaque année à Genève, a pour rôle d’adopter des normes internationales du travail et de contrôler leur application, de fixer la politique et le budget de l’Organisation, et d’élire les membres du Conseil d’administration. Depuis 1919, elle constitue un lieu de débat de premier plan sur les grandes questions sociales et du travail à l’échelle mondiale.

«Le Chili a participé à la première Conférence internationale du Travail en 1919, et notre pays fut, en outre, la première nation américaine à adopter les principales conventions de l’OIT», a rappelé la Présidente. «Quiconque se pencherait sur l’histoire de mon pays y verrait une quête constante des valeurs promues par l’OIT.»

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