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7e Réunion Régionale Européenne, Budapest, 14-18 février 2005 Au centre des débats, le renforcement d'un développement économique et social équilibré dans une région en transition

Type Communiqué de presse
Date de parution 8 février 2005
Référence BIT/05/6
Unité responsable Communication et information au public
Autres langues Español • English

GENÈVE (Nouvelles du BIT) - En présence d'une trentaine de ministres, les représentants des travailleurs, des employeurs et des gouvernements de 50 pays d'Europe et d'Asie centrale de l'Organisation internationale du Travail se retrouveront à Budapest du 14 au 18 février prochains, afin de tenter d'apporter des réponses aux défis de la transition économique et de la mondialisation.

Selon le rapport ( Note 1) préparé pour l'occasion, la 7e Réunion régionale européenne de l'OIT se déroule alors que les gouvernements de la région sont confrontés à un grand nombre de problèmes sociaux: ils cherchent notamment à inverser la tendance d'un taux de chômage élevé et à réduire la pauvreté, alors même que la région joue un rôle de leader dans l'intégration économique mondiale.

"L'intégration économique internationale n'a pas débouché sur les modes durables de croissance et d'investissement qui sont nécessaires pour que chacun, homme ou femme, ait une véritable chance d'accéder à un emploi décent", dit le Directeur général du BIT, Juan Somavia. Et celui-ci d'ajouter "L'Europe et l'Asie centrale peuvent montrer la voie en mettant au point de nouvelles approches pour répondre à cette aspiration fondamentale de toutes les familles et communautés. Si cette région arrive à développer son modèle social, cela sera un signe d'espoir pour le reste du monde".

Quatre personnalités éminentes honoreront de leur présence les débats aux côtés de représentants de travailleurs et d'employeurs: S.E M. Ferenc Gyurcsány, Premier ministre de Hongrie; S.E M. Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Luxembourg qui assure actuellement la présidence de l'Union européenne; S.E M. Danial Akhmetov, Premier ministre du Kazakhstan ; et S.E le Dr. Lawrence Gonzi, Premier ministre de Malte. Ils partciperont au débat "Le dialogue social survivra-t-il à la mondialisation?".

Thèmes abordés

Selon ce document, l'Europe est la région la plus attractive pour l'investissement direct; mais en Asie centrale, seuls 5 pays ont en 2002 un PIB par habitant supérieur à celui de 1989. Malgré une rapide croissance ces dernières années, le revenu moyen dans les pays de la CEI, y compris la Fédération de Russie, et dans de nombreux pays de l'Europe du Sud-Est se situe au-dessous du niveau de 1989. En Europe centrale et de l'Est, la relative pauvreté touche 12,3 pour cent de la population, avec un taux de 19,9 pour cent dans l'ex-République yougoslave de Macédoine et de 16,9 pour cent en Pologne, contre seulement 7,9 pour cent en Hongrie et 5 pour cent en République tchèque. Dans les pays de la CEI, l'extrême pauvreté reste significative en Arménie, Azerbaïdjan, Kyrgyztan, Tadjikistan et République de Moldavie où elle touche près de 48 pour cent de la population, d'après le rapport. Dans l'Union européenne des 15, la part des personnes qui gagnent moins de 60 pour cent du revenu moyen était de 15 pour cent en 1999.

Le rapport "Gérer les transitions: gouvernance et travail décent", demande une gouvernance solide, venant en appui aux femmes et aux hommes qui font face à de bonnes occasions ou à des risques tout au long de leur vie: le passage de l'école à la vie active (l'emploi des jeunes), le temps entre deux emplois (l'équilibre entre flexibilité et sécurité sur le marché du travail), le travail d'un pays à l'autre (la gestion de la migration), et le passage de la vie active à la retraite (la gestion du vieillissement et la réforme des retraites).

  • Emploi des jeunes: Tandis que le chômage des jeunes dans le monde a atteint des sommets les dix dernières années avec un chiffre de 88 millions, les pays de l'Union européenne se sont bien comportés avec un taux de chômage des jeunes très bas: 14,5 pour cent en moyenne. Dans ce tableau, les économies d'Europe centrale et de l'Est et de la CEI montrent des tendances moins favorables, avec une très faible participation des jeunes sur le marché du travail et un relativement fort taux de chômage des jeunes. Dans les pays de l'UE, les jeunes sont deux fois plus au chômage que leurs aînés, à l'exception de l'Autriche, de l'Allemagne et de la Suisse qui ont un "système dual" ou formation en alternance qui combine l'enseignement à l' école et la formation en entreprise.
  • "Flexisécurité": Le rapport aborde également le problème de la régulation des marchés du travail en évolution constante dans le contexte d'une économie mondialisée, et la façon dont un équilibre entre nouvelles formes du marché du travail, stabilité de l'emploi et sécurité des travailleurs peut être trouvé. Selon ce rapport, malgré des mesures pour introduire plus de flexibilité sur le marché du travail, la durée des contrats de travail reste sensiblement identique. Certains pays ont connu une croissance rapide du travail à temps partiel alors que d'autres ont vu le nombre d'emplois permanents augmenter très rapidement. Le rapport attribue cela à deux tendances de fond de l'accroissement de la productivité: connaître mieux son travail est une première cause de l'accroissement de la productivité, d'où les efforts déployés par les employeurs pour retenir leurs travailleurs; la deuxième est la mobilité, par exemple bouger d'un emploi à faible productivité vers un emploi à forte productivité, d'où le besoin d'encourager la mobilité. Ainsi sur une période de trois ans, environ 65 pour cent des emplois temporaires au Danemark et 55 pour cent des emplois aux Pays-Bas ont été transformés en emplois permanents. Entre 1992 et 2002, la stabilité moyenne de l'emploi en Europe s'est accrue légèrement de 10,5 à 10,6 années, dépassant 8 ans au Royaume-Uni et 12 ans en Grèce. La même année, la stabilité moyenne de l'emploi aux Etats-Unis était de 6 ans.
  • Migration: Le nombre de migrants faisant partie de la population active dans la région est estimé à 26,5 millions, soit 4 pour cent de la force de travail totale. Mais leur poids pour l'avenir des économies et des sociétés de la région est bien supérieur à leur nombre statistique. Dans les pays d'Europe de l'Est, les migrants proviennent en grande partie des Républiques de l'ex-Union Soviétique (CEI). En Europe de l'Ouest, les modèles sont divers. Par exemple, parmi les 7,3 millions d'Allemands d'origine étrangère, la plupart provient de Turquie (2 millions) suivie par les anciens 15 pays de l'Union européenne (1,85 million). En Italie, les migrants des autres pays de l'Union européenne ne représentent que 11 pour cent des nationaux d'origine étrangère, comparés aux 30 pour cent venant d'Afrique du Nord et de l'Albanie, et de plus de 27 pour cent venant d'Asie. Sur les 1,3 million d'étrangers du Royaume-Uni, environ un tiers provient de l'Union européenne, 11 pour cent d'Asie et 6 pour cent des Etats-Unis. Selon diverses statistiques, sur les 22 millions de nationaux d'origine étrangère en 2000, environ 3,3 seraient en situation irrégulière. On parle de 5 millions pour la Fédération de Russie.
  • Vieillissement et réforme des pensions: Depuis les 50 dernières années, l'espérance de vie dans la région a crû de 63 à 73 ans et est censée atteindre 80 ans en l'an 2050. Bien que la population dans les pays d'Europe de l'Ouest soit la plus âgée, celle d'Europe centrale et de l'Est est en train de vieillir rapidement, sauf dans la CEI où l'espérance de vie, qui est déjà la plus basse de la région, est en train de diminuer. Selon le rapport, il n'est possible de réformer efficacement le système des retraites pour parer à la pression démographique que si le niveau de l'emploi augmente, notamment pour les femmes et les jeunes, et si les personnes âgées ont des options viables pour se maintenir dans la vie active. A cet égard, les réformes requises sont les mêmes dans toute l'Europe: accroître, dans les systèmes de retraite, les incitations à retarder le départ à la retraite; instituer des règles pour faciliter un départ progressif à la retraite; encourager les travailleurs à épargner pour leur retraite; mieux informer le public des options disponibles.
La dernière édition des Tendances mondiales et européennes de l'emploi sera rendue publique le 14 février pour une publication le mardi 15 février. Les médias sont cordialement invités à couvrir la 7e Réunion régionale européenne, et toutes les sessions tripartites qui seront accessibles à la presse accréditée. Pour plus d'information sur la réunion ou pour obtenir une accréditation, merci de contacter le Département de la communication à Genève: communication@ilo.org, ou auprès du bureau sous-régional de Budapest:borsos@ilo.org.

L'information se trouve également sur le site internet de la réunion /public/french/region/eurpro/geneva/regconf2005/index.htm. Les médias peuvent aussi appeler le +4122/799-7062(7916) à Genève ou le +361/473-2656 à Budapest, ou pendant la conférence le numéro de téléphone mobile :+3630/963-3823.


Note 1 - Septième Réunion régionale européenne, rapport du Directeur général, vol. I: Activités de l'OIT 2001-2004: La coopération dans un environnement en mutation; vol. II: Gérer les transitions: Gouvernance et travail décent, Bureau international du Travail, Genève 2005.

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