GENÈVE (Nouvelles du BIT) – Deux candidatures ont été présentées en vue de l'élection au poste de Directeur général du Bureau international du Travail à l'heure où conclut officiellement aujourd'hui la période prévue pour la présentation des candidats.
Les deux candidats sont M me María Nieves Roldan-Confesor des Philippines et M. Juan Somavia du Chili. La candidature de M me Confesor a été présentée par le gouvernement philippin, tandis que celle de M. Somavia a été présentée par le gouvernement du Chili. Les deux candidatures ont été reçues par le Secrétariat du Bureau international du Travail et les membres du Conseil d'administration du BIT en ont été dûment informés.
Selon les règles applicables à l'élection du Directeur général, c'est aujourd'hui la date limite pour le dépôt des candidatures avant l'élection qui aura lieu le lundi 23 mars au cours de la 271 e session du Conseil d'administration. Chacun des 56 membres titulaires du Conseil d'administration est appelé à participer à ce vote.
M me Confesor est actuellement conseillère présidentielle pour le développement des ressources humaines et les questions internationales du travail auprès du cabinet du président du gouvernement philippin. Elle a le statut de ministre siégeant au Cabinet et d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire. Elle a suivi une longue carrière dans les domaines de l'administration du travail et de la politique sociale et a exercé, entre autres fonctions, celles de secrétaire d'Etat chargée du Travail et de l'Emploi aux Philippines (de 1993 à 1995) et de présidente du Conseil d'administration du BIT (1994-95).
Diplômée de l'université américaine de Maryknoll, M me Confesor est également titulaire d'une maîtrise ès administration d'entreprises de l'Université de Manille et d'une maîtrise ès administration publique de l'Institut de Sciences politiques John F. Kennedy de l'Université d'Harvard.
M. Somavia est actuellement délégué permanent du Chili auprès des Nations Unies à New York, poste qu'il occupe depuis 1990, et, entre 1996 et 1997, il a été représentant du Chili au sein du Conseil de sécurité. M. Somavia a été ambassadeur du Chili, ainsi que conseiller en questions économiques et sociales du Ministère chilien des Affaires étrangères. Il a suivi une longue carrière dans la fonction publique et les relations internationales en occupant, entre autres, les postes de président du Conseil préparatoire du Sommet mondial pour le développement social (Copenhague, 1995) et président du Conseil économique et social des Nations Unies (de 1993 à 1994).
De profession avoué, M. Somavia est diplômé de l'Université catholique du Chili. Il a été membre du corps enseignant de l'Ecole de Droit et de Sciences économiques de l'Université de Paris, où il entreprit de hautes études sur le développement économique.
Le Directeur général est élu pour un mandat quinquennal. Le mandat du titulaire actuel, M. Michel Hansenne, expire en mars 1999.
Le Conseil d'administration, qui se compose de 28 membres gouvernementaux (Note) , de 14 membres employeurs et de 14 membres travailleurs, se réunit trois fois par an. Il fait office de conseil exécutif et supervise les activités du BIT. Dix des sièges gouvernementaux sont attribués aux pays les plus industrialisés. Les autres sont électifs et pourvus tous les trois ans en respectant un système de répartition géographique. Les employeurs et les travailleurs élisent leurs propres représentants. L'OIT compte 174 Etats membres.
Pour la session de 1997-98, le président du Conseil d'administration est M. Ahmed Ahmed El Amawy, ministre de la Main-d'oeuvre et de l'Immigration de l'Egypte. Le vice-président employeur est M. Jean-Jacques Oechslin (France) et le vice-président travailleur est M. William Brett (Royaume-Uni).
Allemagne*, Arabie saoudite, Bangladesh, Brésil*, Canada,
Chili, Chine*, Colombie, Congo, République de Corée,
Egypte, Etats-Unis*, France*, Guinée, Hongrie, Inde*,
Italie*, Japon*, Maurice, Nigéria, Panama, Pologne,
Royaume-Uni*, Fédération de Russie*, Suriname,
Swaziland, Thaïlande, Turquie.
(*= membres détenant des sièges non électifs
en leur qualité d'Etats ayant l'importance
industrielle la plus considérable).