GENÈVE (Nouvelles du BIT) - Le Directeur général du BIT, Michel Hansenne, a accueilli avec satisfaction la décision du nouveau Gouvernement indonésien de libérer M. Muchtar Pakpahan, Président du Serikat Buruh Sejahtera Indonesia (SBSI), et plusieurs de ses collègues membres de la confédération indonésienne des syndicats indépendants.
M. Pakpahan a été relaxé de la prison Cipinang de Jakarta, ce matin à 5 heures (heure de Jakarta). Incarcéré depuis 1996, il était accusé d'avoir participé à des troubles civils et à des actes subversifs. Le Comité de la liberté syndicale du BIT avait jugé ces accusations injustifiées, considérant que les activités en cause faisaient partie de l'action syndicale légitime. Le Comité de l'OIT avait demandé à maintes reprises que M. Pakpahan soit disculpé et relâché.
Dans une lettre à M. Fahmi Idris, Ministre indonésien de la Main-d'œuvre, Michel Hansenne se déclare «très heureux d'apprendre cette nouvelle qui constitue un geste encourageant en ce qui concerne le respect de la liberté syndicale».
M. Hansenne déclare en outre qu'il espère que cette libération de syndicalistes «sera la première d'une série de mesures qui contribueront à l'amélioration de la situation syndicale en Indonésie et au plein respect des principes énoncés dans les conventions de l'OIT relatives à la liberté syndicale».
M. Hansenne a également écrit à M. Pakpahan pour l'assurer que «l'OIT continuera à suivre de près l'évolution de la situation syndicale en Indonésie, notamment en ce qui concerne la SBSI.»
Le ministre de la Main-d'œuvre de l'Indonésie a annoncé par ailleurs que les syndicats indépendants seraient officiellement reconnus dès que le gouvernement aura concrétisé son intention de ratifier la convention n o 87, sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, 1948. En outre, le gouvernement a réaffirmé son intention de ratifier les conventions n o 105 (abolition du travail forcé, 1957), n o 111 (discrimination - emploi et profession, 1958) et n o 138 (âge minimum, 1976).