Juan Somavia demande au gouvernement du Myanmar la «libération immédiate» de San Suu Kyi

Type Communiqué de presse
Date de parution 9 juin 2003
Référence BIT/03/28
Unité responsable Communication et information au public
Autres langues Español • English

GENÈVE (Nouvelles du BIT) - Le Directeur général du Bureau international du Travail (BIT), Juan Somavia, a demandé lundi au gouvernement du Myanmar la «libération immédiate» du chef de l'opposition Aung San Suu Kyi et l'adoption de mesures pour abolir le travail forcé.

Introduisant devant les quelque 2 700 délégués de la Conférence internationale du Travail son rapport sur l'action à entreprendre pour «s'affranchir de la pauvreté», M. Somavia a déclaré: «J'appelle le gouvernement du Myanmar à prendre des mesures immédiates pour libérer Aung San Suu Kyi et les autres dirigeants (de l'opposition) et garantir leur liberté. Nous attendons que soient créées les conditions appropriées pour une action réelle et crédible visant à abolir le travail forcé et à prendre des mesures favorisant les travailleurs du pays.»

M. Somavia a indiqué que la Commission de l'application des normes de l'Organisation internationale du Travail, qui a tenu samedi dernier une réunion spéciale consacrée à l'attitude du gouvernement du Myanmar à l'égard de la convention (n o 29) sur le travail forcé, 1930, «a déploré la situation» dans ce pays.

Le Directeur général du BIT s'est dit convaincu que son appel «reflétait l'opinion de nombre de personnes dans cette salle», s'attirant les applaudissements de l'assistance.

M. Somavia a estimé que la récente détention de Aung San Suu Kyi «avait créé un climat d'incertitude et d'intimidation».

Le BIT et l'Union du Myanmar sont récemment convenus de designer un «facilitateur» pour aider les éventuelles victimes du travail forcé à obtenir réparation, conformément aux dispositions de la législation en vigueur et de la convention de 1930. Cette décision commune s'inscrit dans un Plan d'action contre le travail forcé comportant, entre autres, un projet de construction d'une route, solution de substitution au recours au travail forcé, et le lancement d'une campagne d'information et de sensibilisation.

La Conférence internationale du Travail est le rendez-vous annuel de la composante tripartite de l'Organisation, travailleurs, employeurs et gouvernements.