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Le Travail Informel dans les Mines d’Or de la Mongolie

La Mongolie connaît une terrible sécheresse qui a occasionné des pertes importantes de bétail et a donc obligé les populations de tradition pastorale à recourir à l’extraction de l’or pour survivre. Mais, dans ces petites exploitations informelles, le travail est dangereux et illégal. C’est pourquoi une nouvelle loi est en train de voir le jour en vue d’améliorer les conditions de travail de ces mineurs, dont le nombre est estimé à cent mille.

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Date de parution 11 octobre 2006
Taille/durée 00:02:20 (4.1MB)

Transcription:

Dans les vastes plaines de la Mongolie on assiste à une véritable ruée vers l’or, mais ces mineurs sont encore loin d’être riches. S’ils travaillent dans les mines d’or, c’est simplement pour survivre. Ce travail est dangereux et illégal, mais ils n’ont pas le choix.

Ces hommes savent très bien quels risques ils encourent lorsqu’ils creusent ou dynamitent des galeries abandonnées.

E. Myagmarijav, mineur informel

C’est un travail très dangereux, qui comporte beaucoup de risques. Je peux mourir à tout moment. Je ne suis jamais sûr de ressortir vivant de la mine.

Lors de la chute du régime communiste en 1990, les mines d’Etat ont fermé, mais les mineurs au chômage ont continué d’exercer le seul métier qu’ils connaissaient, pour leur propre compte et à leur propre risque.

Ces dernières années, ils ont été rejoints par les familles vivant traditionnellement de l’élevage mais qui, suite à la terrible sécheresse et aux pertes de bétail, se sont tournées vers les mines afin de profiter de l’embellie du prix de l’or.

On estime qu’environ cent mille personnes travaillent actuellement dans les mines informelles de la Mongolie. Elles produisent 7,5 tonnes d’or par an, soit la moitié de la production annuelle du pays.

Face à cet essor de l’exploitation minière informelle, il est urgent de prendre des mesures qui réglementent cette activité.

Avec l’assistance de l’OIT, la Fédération des employeurs mongols collabore avec le gouvernement à la mise au point d’un nouveau projet de loi.

Khuyagiin Ganbaatar, Directeur exécutif de la Fédération des employeurs mongols (MONEF)

Nous menons des actions destinées à sensibiliser les sociétés minières aux difficultés et aux risques auxquels sont confrontés les mineurs informels. Nous intervenons également auprès des mineurs afin d’améliorer leurs conditions de travail et leurs perspectives économiques.

En légalisant le travail dans les mines d’or informelles, nous parviendrons à de meilleurs résultats avec notre action en faveur de la sécurité sur ces lieux de travail.

Anne Knowles, spécialiste principale en matière d’activités pour les employeurs, OIT

Les groupes familiaux qui travaillent ensemble dans ces mines signeront avec les sociétés minières formelles des accords qui leur garantiront certains droits, une certaine sécurité d’emploi. Cela nous permettra d’être plus efficaces dans notre action visant à améliorer la sécurité et la santé des mineurs, à lutter contre le travail des enfants et à éliminer les risques liés au mercure.

Si la nouvelle loi visant à protéger les mineurs informels est bien conçue, elle s’avérera aussi précieuse qu’une des pépites d’or que ces travailleurs rêvent de trouver.

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