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Une savoureuse réussite

Après le terrible tsunami qui a dévasté les côtes indonésiennes en décembre 2004, certains survivants ont réussi à surmonter leur chagrin et leur ruine financière pour prendre un nouveau départ dans la vie. Tel est le cas d’Asriana, une jeune femme qui a su profiter d’un cours de gestion d’entreprise organisé par l’OIT à Banda Aceh pour acquérir des compétences qui lui ont permis de réussir avec sa petite entreprise de fabrication de beignets.

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Date de parution 19 octobre 2006
Taille/durée 00:02:05 (3.6 MB)

Lorsque le tsunami a frappé la région côtière de Banda Aceh il y a presque trois ans, Asriana a vu son monde s’effondrer. Elle a perdu non seulement son mari, mais aussi son gagne-pain, une petite fabrique de beignets.

Asriana a tenté de relancer son entreprise, mais c’était difficile. C’est alors qu’elle a entendu parler d’une formation proposée par l’Organisation internationale du Travail dans le cadre de son programme «Démarrez votre entreprise».

Asriana

Le tsunami a englouti tout le matériel de mon entreprise, le mixer, le four et le robot de cuisine, mais aussi tout mon argent, plus d’un million et demi de roupies que j’avais mis de côté pour acheter une machine à fabriquer des beignets.

Pendant sa formation, Asriana a élaboré un plan d’entreprise qui lui a permis d’obtenir une petite subvention de deux cents dollars. Elle a ainsi pu racheter du matériel et des fournitures et sa petite fabrique de beignets est devenue une solide entreprise.

Asriana

Cette formation m’a été vraiment très utile. J’ai notamment bénéficié de publicité gratuite pour mes beignets, ce qui m’a permis de trouver un autre magasin comme client. J’ai aussi beaucoup appris dans le domaine de la gestion financière: je sais maintenant calculer mon bénéfice et gérer séparément mes dépenses personnelles et celles de l’entreprise.

La plupart des survivants du tsunami se sont retrouvés sans aucun moyen de subsistance. Certains ont aussi perdu leur principal soutien de famille et, du jour au lendemain, ont dû se mettre à travailler pour vivre et nourrir leurs proches. Pour ces personnes, il est vital de pouvoir acquérir des compétences.

Dewi, professeur de gestion d’entreprise

Cette formation est très importante parce qu’on ne la trouve pas facilement. Rares sont les organisations internationales qui l’ont proposée aux survivants d’Aceh. Grâce au soutien de l’OIT, de nombreuses personnes apprennent maintenant à gérer une entreprise et la plupart réussissent à monter leur propre affaire.

La fabrique de beignets d’Asriana marche très bien. Elle rêve maintenant d’avoir sa propre échoppe. En attendant, elle travaille dur pour faire face à la demande de ses délicieuses pâtisseries. Comme ses revenus ont augmenté, elle a embauché ses parents et sa sœur pour avoir de l’aide. Grâce à l’esprit d’entreprise d’Asriana, cette famille est désormais à l’abri du besoin.

ILO Page

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