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Droits des femmes au travail : des actions qui portent leurs fruits

L’industrie des fleurs coupées est en plein essor en Afrique de l’Est, notamment en Tanzanie. La syndicaliste Phillipina Mosha organise à l’intention des travailleurs de cette industrie des séances de formation visant à les informer sur leurs droits au travail, à promouvoir l’égalité des genres et à améliorer la sécurité et la santé au travail.

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Date de parution 9 février 2007
Taille/durée 00:02:17 (4.1 MB)

Les bouquets de roses en provenance de Tanzanie font non seulement le bonheur des amoureux, mais aussi celui des entreprises de l’industrie nationale des fleurs coupées, qui engrangent des millions de dollars annuels en exportant leur production vers l’Europe.

Dr. Ladislaus Komba, Secrétaire permanent, Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Jeunesse de Tanzanie

Jusqu’à présent, nous ne produisions que des matières premières comme le café, le coton et le tabac, mais maintenant nous explorons de nouvelles filières agricoles comme les fleurs coupées, un produit qui se négocie à très bon prix sur les marchés internationaux.

Or cette nouvelle activité commerciale n’est pas dénuée de risques en matière de sécurité et de santé au travail. En effet, près de 70 pour cent du personnel employé à la cueillette des fleurs est constitué de femmes qui ignorent tout des techniques d’exploitation agricole à grande échelle, notamment des pesticides utilisés pour obtenir un fleurissement optimal. Le harcèlement sexuel est l’un des autres problèmes auxquels sont confrontées ces femmes, mal informées sur leurs droits au travail.

C’est pourquoi Phillipina Mosha, du syndicat des travailleurs agricoles de Tanzanie, accompagne les cueilleuses dans les plantations. Elle leur explique les règles de sécurité pour l’utilisation des produits chimiques et elle les informe sur leurs droits au travail. Grâce aux cours qu’elle a suivis au Centre de formation de l’Organisation internationale du Travail à Turin, en Italie, Phillipina a pu organiser dans son pays des ateliers auxquels participent des centaines de travailleuses agricoles.

Phillipina Mosha, Secrétaire à la formation et aux questions de genre, Syndicat des travailleurs agricoles et des plantations de Tanzanie (TPAWU)

Pendant ces séances de formation, nous encourageons les femmes à aller de l’avant et à défendre leurs droits, tout en continuant à être responsables dans leur travail afin de préserver leur emploi.

Phillipina et son syndicat œuvrent également en faveur d’un meilleur dialogue avec les entreprises horticoles. Dans l’une d’entre elles, Kiliflora, les conditions de travail se sont améliorées depuis la signature d’un accord collectif. Les ateliers de formation organisés par Phillipina ont aussi un impact dans d’autres domaines.

Martha Mwashitte, Présidente du Comité des travailleuses de Kiliflora

Nous avions un problème de violence fondée sur le genre, mais, grâce aux séances de sensibilisation organisées par le syndicat, la violence à l’égard des travailleuses a diminué, notamment dans le cas des femmes enceintes.

L’entreprise Kiliflora, récemment désignée comme l’un des meilleurs employeurs du pays, applique également un code international de conduite pour la production des fleurs coupées.

Shao D. Colman, Directeur du Service import-export de Kiliflora

Pour nous, ce code de conduite est important parce que 98 de notre production est destinée à l’exportation; nous nous estimons tenus de respecter ce code dans la mesure où nous travaillons à l’international.

Pour Kiliflora, comme pour les autres entreprises de la florissante industrie horticole tanzanienne, offrir au personnel des conditions de travail décentes représente un intérêt commercial.

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