Historique
L'OIT est une institution specialisée des Nations-Unies

Historique

1919

La Constitution de l'OIT est rédigée par une Commission du travail instituée par la Conférence de la paix de Paris à la fin de la première guerre mondiale. La Constitution, intégrée au Traité de Versailles, établit pour la première fois un lien entre la paix et la justice sociale, en déclarant qu'une "paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la justice sociale".

1944

La Déclaration de Philadelphie élargit la portée de la Constitution initiale, ainsi que le mandat de l'Organisation de façon à ce qu'il englobe non seulement l'amélioration des conditions de travail, mais aussi la promotion d'une croissance équitable dans l'économie d'après-guerre. Elle reconnaît à tous les peuples le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel "dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales".

1946

L'OIT devient une agence spécialisée de l'Organisation des Nations Unies, nouvellement créée. La Charte des Nations Unies, rédigée par les représentants de 50 pays, avait été signée l'année précédente, en réponse aux demandes de constitution d'une organisation internationale chargée du maintien de la paix et de la sécurité. Le précurseur des Nations Unies était la Ligue des Nations qui, n'ayant pas réussi à éviter la deuxième guerre mondiale, cessa ses activités.

1995

A Copenhague, le Sommet mondial des Nations Unies pour le développement social déclare que quatre catégories de principes et de droits au travail sont fondamentaux, et invite tous les gouvernements à protéger et à promouvoir le respect de ces principes. Le sommet permet de réunir pour la première fois de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement, visant à apporter une réponse au problème de plus en plus inquiétant de la sécurité humaine, et de se concentrer sur les questions de l'accroissement de l'emploi, la réduction de la pauvreté et la promotion de l'intégration sociale. Au cours de la même année, le Directeur général du BIT lance une campagne en vue d'augmenter le nombre de ratifications des conventions fondamentales.

1996

Trade Ministers at the World Trade Organization's Ministerial Conference in Singapore in 1996 renew their States' commitment to observe internationally recognized core labour standards - and state that the ILO is the competent body to set and deal with these standards. The Ministers note that economic growth and development can contribute to the promotion of those standards, and reject their use for protectionist purposes. The statements came at a time when there was much debate over a proposal for a "social clause".

Also in 1996, a Trade and Labour Standards Study by the Organization for Economic Cooperation and Development endorsed standards from an economic point of view, noting that "..labour standards that embody basic human rights can stimulate economic development and are therefore in the interest of all workers (and countries) in the world.." Although it was not definitive, the OECD study suggested that higher labour standards were not a barrier to foreign investment.

1997

Addressing the International Labour Conference, the Director-General calls on delegates to strengthen the ILO's standard-setting functions. He says the time has come to sum up debates, and to adopt a solemn declaration reaffirming universal respect for fundamental rights.

1998

La Conférence internationale du Travail adopte à une majorité écrasante, la Déclaration de l'OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail et son suivi. La Déclaration prévoit que tous les Etats Membres, qu'ils aient ratifié ou non les conventions correspondantes, devront respecter les principes regroupés en quatre catégories distinctes, à savoir : la liberté d'association et la reconnaissance effective du droit de négociation collective, l'élimination de toute forme de travail forcé ou obligatoire, l'abolition effective du travail des enfants, l'élimination de la discrimination en matière d'emploi et de profession.

1999

En juin, la Conférence internationale du Travail adopte à l'unanimité un autre texte traitant de ces droits fondamentaux - la Convention (no 182) sur les pires formes de travail des enfants, 1999 - portant à huit le nombre des conventions prises en compte par la Déclaration. La nouvelle convention décrit pour la première fois les pires formes de travail des enfants et exige leur abolition immédiate. "C'est pour nos enfants un cadeau digne du millénaire" déclare le Président William Clinton, s'adressant à la Conférence. En octobre, le Programme focal pour la promotion de la Déclaration est créé. Il est responsable des activités promotionnelles, de la coopération technique, de la recherche, des rapports relatifs à la promotion des principes et des droits fondamentaux au travail. Des activités de coopération technique débutent peu après dans plusieurs pays

2000

Les procédures extrêmement importantes du suivi de la Déclaration prennent leur plein effet avec la présentation au Conseil d'administration du BIT du premier examen annuel. Le Suivi oblige les Etats Membres qui n'ont pas ratifié une ou plusieurs des conventions fondamentales à rendre compte à l'OIT des progrès réalisés dans la mise en ¿uvre des principes et des droits correspondants. Les Etats doivent également décrire les efforts qui sont déployés pour s'assurer que ces droits sont respectés en collaboration avec les commentaires exprimés par les associations d'employeurs et de travailleurs. Le premier des Rapports globaux prévus par le suivi est publié ; il a pour sujet la liberté d'association et de la négociation collective. Les rapports globaux examinent tour à tour les quatre catégories de principes et de droits.

2001

Le Conseil d'administration du BIT recommande la création d'un nouveau Plan d'action contre le travail forcé, dans le cadre du Programme focal pour la promotion de la Déclaration. Aujourd'hui, le programme entreprend des activités de recherche, de sensibilisation et de coopération technique, travaillant avec les gouvernements, les employeurs, les travailleurs et d'autres partenaires, afin d'abolir le travail forcé.

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