Seminaire Afrique sur la Promotion du travail décent dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs Post 2015 dans des contextes Sud – Sud et triangulaire

Abidjan (Côte d’Ivoire) – 6 au 8 septembre 2015, le Bureau international du Travail, en collaboration avec, le Conseil Pontifical Justice et Paix, le Conseil Œcuménique des Eglises, et l’ISESCO et le CERAP, organise un séminaire international sur la promotion du travail décent dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs Post 2015, en vue de promouvoir la coopération sud sud et triangulaire.

Communiqué de presse | CERAP, Abidjan, Cote d'Ivoire | 7 septembre 2015
Le séminaire qui a démarré le dimanche 6 septembre 2015, au Centre de recherche et d’action pour la paix (CERAP), à Abidjan (Côte d’Ivoire), a réuni des personnalités appartenant à diverses organisations religieuses de Cote d'Ivoire, Angola, Benin, Cameroun, Congo, RDC, Egypte, Ethiopie, Ghana, Kenya, Liban, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Suisse, Togo et Uganda.
La rencontre qui vise à un établir davantage de partenariats entre les pays du sud, permet aux participants d’identifier de bonnes pratiques en matière d’implication des religieux du Sud dans la mise en œuvre de l’Agenda du travail décent et d’établir une coopération inter religieuse pour apporter une contribution aux Objectifs de développement durable.
Cette rencontre, à l’instar de celles qui l’ont précédée, trouve sa pertinence dans les valeurs communes entre l’OIT et les religions qui s’accordent sur la nécessité de construire un développement équitable et partagé, de reconnaître qu’un travail décent est essentiel à la dignité de tout homme et de toute femme, de toujours élargir les bases de nos solidarités, notamment par le biais d’un accès universel à la protection sociale. Pour preuve, beaucoup d’organisations religieuses présentes à la rencontre sont actives dans la prise en charge des problématiques du monde du travail que sont : le travail forcé, les travailleurs domestiques, l’emploi des jeunes, les conditions de travail dans les industries extractives, celles des travailleurs migrants, mais aussi la création d’emploi et d’entreprises durables.

Les travaux, organisés sous forme de présentations/discussions en plénières et de travaux de groupe, ont permis de partager des solutions effectives, innovantes, et qui peuvent être reproduites à moindre coût dans les domaines de :
  • la promotion et la création d’emploi, notamment pour les jeunes et pour les femmes, à travers, entre autres, la formation professionnel et l’accompagnement de la création d’entreprise ;
  • l’inclusion sociale, la non-discrimination et la solidarité.
La teneur des discussions fait ressortir une nette prise de conscience des participants sur le rôle essentiel que l’accès à un travail décent peut avoir sur le bien être des travailleurs, des familles, des enfants et des communautés. Fort de cette prise de conscience, les organisations religieuses manifestent leur engagement à s’investir à la formulation de projets communs de promotion du travail décent au service des communautés. Une motivation supplémentaire à aller dans cette voie est venue de la présentation de l’expérience en cours en Egypte où chrétiens et musulmans travaillent ensemble pour développer, avec l’accompagnement du BIT, la création d’emploi en faveur des jeunes, notamment.
Pour rendre concrètes les résolutions prises par les uns et les autres durant les travaux, les participants se sont accordés sur des axes d’une feuille de route qui sera adopté à la fin de la rencontre. Ces axes s’articulent autour :
  • du partage d’information et de bonnes pratiques entre les organisations,
  • de la mise en place de groupes de travail dans les pays représentés,
  • de formation d’un groupe d’experts chargés d’accompagner leurs paires dans la formulation de projets relatifs au travail décent.
  • de la poursuite du plaidoyer, à l’échelon régional et global pour la mise en œuvre des objectifs de développement durable, et notamment celui concernant le travail décent.